Publié le 12 mai 2026 | Modifié le 12 mai 2026

Tournesol : un début de campagne prometteur

Une météo favorable aux semis sur la première quinzaine d’avril

A l’image de l’an passé, les conditions météorologiques de début avril ont permis de semer les tournesols dans la période optimale de semis, et ce sur l’ensemble du territoire Nord & Est. Les premiers chantiers ont démarré en Bourgogne-Franche-Comté dès le week-end de Pâques (4, 5 et 6 avril), avant de s’étendre dès la semaine suivante à la Lorraine, Champagne-Ardenne et Hauts-de-France. 

L’absence de pluie a facilité l’accès aux parcelles, mais a aussi compliqué la préparation des sols. Faute d’humidité, les reprises ont parfois été difficiles, avec la formation de mottes qui ont rendu les semis plus délicats. Dans certains cas, cela a parfois conduit à un mauvais contact sol-graine et à des levées hétérogènes, conditions plus propices aux attaques de ravageurs (limaces, oiseaux).

Les températures douces qui ont suivi les semis ont permis des levées rapides dans la majorité des situations. A noter toutefois que certaines implantations réalisées dans des sols secs ont donné lieu à des levées plus tardives. Les pluies du premier week-end de mai étaient donc particulièrement attendues dans plusieurs secteurs, où le déficit hydrique commençait à se faire sentir.
 

Des dégâts d’oiseaux globalement limités

Dégâts oiseau sur cotylédon tournesol

Cette année, les dégâts d’oiseaux observés sur tournesol restent dans l’ensemble contenus. Quelques attaques localisées ont bien été signalées dans certains secteurs, avec, plus rarement, des situations plus marquées pouvant aller jusqu’au retournement de parcelles. Mais dans l’ensemble, la fréquence et l’intensité des dégâts apparaissent nettement inférieures à celles des deux campagnes précédentes. 

Les conditions favorables à l’implantation, combinées à une levée rapide, ont permis aux tournesols de sortir rapidement de leur période de sensibilité vis-à-vis des oiseaux. Ainsi, la majorité des parcelles est aujourd’hui peu touchée.
 

Une arrivée de pucerons, rapidement freinée par le retour des pluies

Depuis la semaine dernière, les premiers pucerons verts du prunier (Brachycaudus helichrysi) sont signalés dans certaines parcelles de tournesol. Cette arrivée est particulièrement précoce puisque les stades des tournesols se situent entre 2 et 6 feuilles opposées pour les semis et secteurs les plus précoces. Des individus ailés, au potentiel de dispersion élevé, sont également observés.

A ce stade, aucune crispation des feuilles n’est constatée. Le risque reste donc limité, d’autant que les précipitations du week-end et de ce début de semaine contribuent à endiguer ces premières infestations et à freiner leur dynamique d’installation.  

Cette présence précoce souligne malgré tout l’importance d’un suivi régulier des parcelles. Le seuil d’intervention est fixé à 10% de plantes crispées, quel que soit le stade du tournesol avant la formation du bouton floral. 

En parallèle du suivi des pucerons, il est essentiel de prendre en compte la présence des auxiliaires : coccinelles, chrysopes, syrphes et parasitoïdes constituent de précieux alliés pour réguler les populations de pucerons. Puisque ces auxiliaires arrivent généralement en décalé par rapport au développement des pucerons, il est important de ne pas intervenir trop tôt, afin de leur laisser le temps de s’implanter et de jouer leur fonction de régulation. 

Si une intervention insecticide s’avérait toutefois nécessaire, trois produits sont actuellement homologués sur le marché. Attention, la disponibilité de Karaté K et Mavrik Jet est réduite à la suite de l’arrêt de la production et de la fin de leur commercialisation. Mavrik Smart restera donc la seule solution disponible.