Publié le 10 avril 2026 | Modifié le 10 avril 2026

Bilan de campagne tournesol 2025 : Poitou-Charentes / Vendée / Limousin

Fait marquant de la campagne : 2025 a été une année chaude et sèche. Dans ce contexte, la productivité moyenne est impactée et inférieure à 20 q/ha en régions. Le cycle cultural se décompose selon les évènements suivants :

  • période de semis anticipée (20 mars à mi-mai) en conditions climatiques variables donnant des levées relativement homogènes, l’attente du ressuyage à retarder la préparation des sols profonds,
  • phase végétative chaude donnant des tournesols en moyenne corrects, même si les derniers semés restent au format « marguerites »,
  • phase de floraison précoce en stress hydrique pour tous les types de sols, 
  • déficit hydrique confirmé pendant la phase de maturation et maintenu jusqu’à la récolte.

Malgré une somme de températures largement suffisante, le cumul des précipitations sur la totalité du cycle cultural est nettement inférieur aux besoins du tournesol : le développement est accéléré par la chaleur tandis que la croissance est limitée par la sécheresse. Les peuplements sont satisfaisants au regard des attaques de limaces et d’oiseaux, localement de lièvres et de ravageurs du sol (noctuelles terricoles, taupins). La pression pucerons verts est ponctuellement forte (Vendée) avec des tournesols crispés nécessitant une protection.
Le stress hydrique à floraison est préjudiciable à la nouaison des graines et pénalise la composante de rendement nombre de graines/capitule. Les périodes de fortes évapotranspirations sont impactantes fin juin à mi-juillet puis mi-août. Non compensées par les pluies, elles limitent le remplissage des graines. Le retour des précipitations fin juillet et fin août est globalement trop tardif, le mal est fait. Face à cette demande climatique soutenue, 3 tours d’eau étaient nécessaires pour maintenir le potentiel de production du tournesol.