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Choix et bénéfices d'un couvert végétal avant la culture du tournesol

Des bénéfices pour le tournesol et le système de culture

Lorsqu’ils sont bien implantés, les mélanges d’espèces incluant une légumineuse et en particulier le mélange féverole et phacélie (photo) peuvent présenter un intérêt agronomique et environnemental en interculture avant tournesol.

Les couverts d’interculture peuvent apporter des bénéfices agronomiques à court, moyen et long terme et répondre également à des contraintes réglementaires. Il s’agit notamment de la réduction des pertes d’azote par lixiviation en période hivernale et  du risque d’érosion, la minéralisation d’azote à court, et moyen et long terme, le stockage de carbone, le maintien ou l’amélioration de la structure des sols... Les couverts avec des mélanges d’espèces légumineuses et non légumineuses permettent a minima de maintenir, et parfois, d’augmenter le rendement du tournesol qui suit (comme l’a montré la synthèse des essais Terres Inovia de 2000 à 2012). En zone vulnérable, la couverture des sols à l’automne est obligatoire et réglementée par la Directive Nitrates. Des déclinaisons spécifiques de ce programme existent dans chaque région, intégrant notamment les spécificités liées aux sols à comportement argileux où la mise en oeuvre des couverts végétaux est plus difficile qu’ailleurs. Les conseils ci-dessous doivent vous aider à adapter le choix des espèces et la conduite du couvert pour répondre à vos objectifs et favoriser les bénéfices pour le tournesol. Il convient de les adapter au cadre réglementaire local.

Des mélanges avec légumineuses à préférer

  • Privilégier les mélanges d’espèces, ils sécurisent la réussite du couvert. Les mélanges avec des légumineuses et des non légumineuses permettent de maximiser les bénéfices du couvert, surtout dans les sols à faibles fournitures azotées. Par exemple, le mélange phacélie-féverole est particulièrement bien adapté avant tournesol pour fournir une diversité de services agronomiques.
     
  • Tenir compte des périodes de semis et du mode de destruction envisagé (se reporter au tableau p 8). Intégrer des espèces à installation rapide et à fort pouvoir d’absorption d’azote minéral fin août-début septembre (ex. moutarde blanche, phacélie) pour limiter les risques de lixiviation de nitrate, surtout dans les situations à risque (sols à forte minéralisation, sols profonds et riches en matières organiques, reliquats d’azote élevés à la récolte du précédent, etc.).
     
  • Tenir compte du risque sanitaire pour le tournesol et les autres cultures de la rotation :
    - Proscrire le niger et le tournesol à cause du risque de mildiou, le sarrasin en raison du risque de repousses dans le tournesol et éviter le lin pour le risque verticilium;

    - Dans les rotations avec colza, les moutardes et les autres crucifères sont à éviter, et même à proscrire dans les parcelles touchées par la hernie;

    - Dans les rotations avec légumineuses sensibles à aphanomycès (pois, lentille, luzerne, gesse et certaines variétés de vesces et de trèfles) ou si le pouvoir infectieux du sol est supérieur à 1, choisir des espèces et variétés non hôtes ou très résistantes (féverole, fenugrec, certaines variétés de vesces, comme la vesce commune Nacre, et de trèfles, comme le trèfle d’Alexandrie Tabor)