Publié le 5 mai 2026 | Modifié le 5 mai 2026

Légumineuses : un début de campagne prometteur sous surveillance sanitaire

Une implantation réussie et un bon démarrage des cultures

Feu vert pour les légumineuses à graines en Auvergne-Rhône-Alpes. Les cultures présentent une implantation réussie, avec des peuplements homogènes et un enracinement satisfaisant. À ce stade, les ravageurs restent globalement bien régulés par les auxiliaires, et les maladies demeurent peu présentes. Toutefois, la dynamique des pucerons et l’évolution sanitaire devront être suivies de près dans les semaines à venir, d’autant que des conditions météorologiques humides, favorables aux maladies aériennes, sont annoncées.

Dans les parcelles, les protéagineux semés à l’automne sont actuellement en pleine floraison. Les pois de printemps atteignent environ 8 à 9 feuilles, tandis que les légumes secs poursuivent leur phase végétative. Lentilles et pois chiches affichent une levée régulière et le couvert commence progressivement à fermer les rangs.

Des ravageurs présents mais globalement bien régulés

Côté ravageurs, les premiers pucerons verts sont bien installés, notamment sur pois et lentilles. Néanmoins, la présence importante d’auxiliaires — coccinelles et syrphes en tête — permet, dans la majorité des situations observées cette année, de contenir efficacement les populations. Des pucerons parasités, reconnaissables à leur aspect doré et gonflé, ont également été relevés en nombre, signe d’une régulation biologique active.

Les sitones adultes sont aussi signalés en féverole et en lentille. Si ces derniers causent peu de dommages directs, leurs larves, en consommant les nodosités puis les racines, peuvent perturber l’alimentation azotée des plantes. La protection vise donc prioritairement les adultes, car une fois les larves installées, les interventions deviennent inefficaces.

Cultures saines et parcelles propres : un équilibre à préserver

Sur le plan sanitaire, les cultures restent pour l’instant relativement préservées, en particulier les lentilles et pois chiches. En revanche, des symptômes de rouille ont été observés dès la fin avril sur féverole, notamment dans la Drôme, d’abord sur les feuilles basses. Une vigilance s’impose, avec une stratégie fongicide à ajuster selon les conditions climatiques, en particulier en cas de maintien d’une humidité favorable au développement de la maladie.

Concernant l’enherbement, la situation apparaît globalement maîtrisée, aussi bien en système conventionnel qu’en agriculture biologique lorsque des interventions, chimiques ou mécaniques, ont été réalisées. Les parcelles sont majoritairement propres. Toutefois, des levées de chénopodes sont fréquemment observées dans les cultures de printemps. Elles peuvent justifier un passage mécanique complémentaire, à adapter jusqu’à la fermeture du rang afin de préserver le potentiel des cultures. 

Dans l’ensemble, les cultures présentent un bon potentiel : densité satisfaisante, enracinement de qualité et nodosités bien présentes. Quelques racines coudées sont toutefois observées, rappelant l’importance d’une préparation du sol soignée et de la limitation des tassements.

Votre contact régional

  • Laura Cipolla (l.cipolla@terresinovia.fr) - Auvergne Rhône-Alpes & Provence Alpes Côte d'Azur