Les pluies, annoncées, sont sans cesse repoussées. Depuis une dizaine de jours, les céréales à paille sont irriguées en Poitou-Charentes / Vendée. Culture d’hiver, sans signe visuel de stress hydrique, le colza saura aussi valoriser un apport d’eau.
Les prévisions climatiques ne mentionnent pas de pluies jusqu’à la fin du mois d’avril. Une irrigation des colzas serait judicieuse pour conserver le potentiel. Les phases de floraison et du début de la maturation sont les plus sensibles. Un apport d’eau maintient le nombre de siliques et le nombre de graines en limitant les avortements, mais assure aussi le remplissage (PMG). Les colzas sont actuellement aux stades G2-G3 donc au milieu du gué de la période de sensibilité au stress hydrique : il est encore temps de les accompagner !
L’absence de précipitations depuis la mi-mars a fait chuter l’eau disponible de la réserve utile. Les colzas en sols superficiels sont en stress hydrique depuis début avril, déficit décalé à la mi-avril pour les sols intermédiaires :
État de la réserve utile de la campagne 2025-2026
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Station Niort (79) | Station Poitiers (86) |
Des sondes capacitives SENTEK sont installées dans plusieurs parcelles (85, 79 et 17) dans le cadre du projet OROFIT (financements ANR PRC OroFit). Leurs relevés montrent l’utilisation complète de la Réserve Facilement Utilisable autour du 20 - 25 mars pour l’ensemble des types de sol (groies superficielles, moyennes et profondes, limon et terres rouges). Ces mesures de l’état hydrique du sol illustrent le déficit hydrique subi par le colza.
Courbes Sentek – Agralis services – site Aqualis
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Groies superficielles à Sainte-Ouenne (79) | Limon à L’Hermenault (85) |
| En pratique : - Irriguer dès que possible afin de limiter les avortements et d’assurer le PMG ; - Apporter 35 mm d’eau au regard de l’état actuel de la réserve utile. |
En savoir plus sur cette thématique : L’irrigation du colza en période de floraison