Publié le 27 février 2026 | Modifié le 27 février 2026

Berl’eyes : l’IA au secours du comptage de larves d’altises

Terres Inovia a présenté en avant-première au Salon International de l'Agriculture, le 26 février, Berl’eyes, une application innovante qui utilise l’intelligence artificielle pour reconnaître et dénombrer les larves d’altises dans les cultures de colza. L’outil sera détaillé lors d’un webinaire le 21 mai. Une innovation stratégique pour la filière oléoprotéagineuse. 

Développé depuis trois ans dans le cadre des projets RESALT (plan de sortie Phosmet) et AgroEcophen, avec plusieurs partenaires de la recherche, cet outil répond à un enjeu majeur : mieux gérer l’altise, principal ravageur du colza, dans un contexte de résistances croissantes aux insecticides.
 

Basé sur la méthode Berlèse – qui consiste à collecter les larves tombées dans une bassine après séchage des plantes – Berl’eyes automatise l’étape fastidieuse du comptage, jusque-là réalisé manuellement, ce qui représentait une opération fastidieuse et chronophage. L’utilisateur prend une photo, l’envoie via l’application et obtient un résultat en 15 à 30 secondes, avec un niveau de précision élevé (jusqu’à 98 % selon les tests). L’outil permet ainsi de fiabiliser et d’harmoniser les comptages sur tout le territoire.
 

Cet outil est une première pour la filière oléoprotéagineuse : « cette application innovante est stratégique car elle pourrait permettre, à terme, de meilleurs rendements avec des parcelles moins affectées par les altises, mais aussi moins de traitements sur les cultures », a indiqué Laurent Rosso, directeur général de Terres Inovia. 
 

Berl’eyes correspond, en effet, à l’un des axes stratégiques de l’institut technique en favorisant la transition agroécologique. En facilitant l’évaluation des niveaux d’infestation, cet outil aide en effet agriculteurs, techniciens et conseillers à raisonner les interventions, évitant les traitements inutiles. 
 

Gratuit et accessible en ligne, il s’adresse autant aux agriculteurs qu’aux professionnels des chambres, coopératives et autres acteurs du conseil agricole. Pour le moment en phase de test, il sera lancé officiellement en mai prochain et un webinaire en détaillera les modalités. Il aura, par la suite, vocation à évoluer (reconnaissance des stades larvaires, cartographie, extension à d’autres ravageurs).