Projet Soja Made in Normandie (SMN)

 

Malgré une forte augmentation des surfaces de soja en France depuis 2013 (de 42 000 ha à 185 000 ha en 2021), la France reste très largement importatrice de soja. Même si les bassins historiques de production (le Sud-Ouest et le Centre Est) restent prépondérants, l’aire de culture du soja s’étend grâce à l’inscription de nouvelles variétés très précoces (variétés 000 et 0000) qui permettent d’introduire cette culture dans les régions agricoles du Nord-Ouest. Pour répondre à la recherche d’autonomie protéique des territoires et des élevages, à une production végétale à faibles niveaux d’intrants et à l’intérêt grandissant des consommateurs pour les protéines végétales, la culture du soja bénéficie de perspectives favorables.

 

Afin d’étudier la faisabilité de la culture de soja en Normandie, le projet SMN a été monté afin de répondre à plusieurs objectifs qui sont :

  • d’évaluer l’adaptabilité des variétés aux territoires agricoles normands présentant un fort potentiel pour cette filière
  • d’améliorer (i) le développement du soja en début de culture (optimiser la phase précoce d’implantation et l’efficience de fixation de l’azote de l’air), (ii) la croissance tout au long du cycle, et (iii) la tolérance du soja à des stress abiotiques (thermiques et/ou hydriques) susceptibles de se manifester à différents stades du développement en s’appuyant sur des biostimulants des plantes et sur des stratégies de « priming »
  • de proposer des schémas de production originaux permettant la gestion raisonnée des intrants et de l’irrigation
  • de définir de nouveaux indices de qualité grainière et des pistes innovantes de pilotage de la qualité nutritionnelle, technologique et sanitaire des protéines pour l’alimentation animale et humaine.

Le projet SMN, a débuté en 2020 et est prévu pour une durée de 2 ans. Il est co-porté par l’université de Caen (UMR 950 INRA/UCN EVA (Ecophysiologie Végétale et Agronomie) et l’institut technique Terres Inovia. Il réunit des équipes scientifiques d’UniLaSalle (AGHYLE, INTERACT), l’université de Rouen Normandie (Glyco-Mev), la Chambre d’Agriculture de Normandie, les coopératives de Creully et Agrial et deux entreprises spécialisées dans les biostimulants à savoir Agrauxine by Lesaffre et Via Végétale. L'aide financière de l'Union Européenne est de 7 671.86 €.

Contact : Jean LIEVEN 

j.lieven@terresinovia.fr