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Synthèses variétales 2022

Lupin de printemps

Les lupins de printemps sont semés fin février début mars par un temps déjà sec. Les faibles cumuls de pluies du printemps et de l’été 2022 limitent le développement des plantes.
Un à deux étages de gousses sont mis en place. Au final, les rendements sont faibles à moyen, intimement liés à la profondeur des parcelles.

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Féverole de printemps

Les conditions sèches de l’hiver permettent des semis de féveroles de printemps dans les dates conseillées. Les levées sont rapides et homogènes. Hormis dans le Nord-pas-de-Calais, partout ailleurs, après des conditions sèches en avril ont perdurées tout le mois de mai avec une quasi-absence de pluviométrie. Les féveroles de printemps entrent en floraison vers mi-mai. La floraison est écourtée, en lien avec un stress hydrique intense souvent accompagné de températures élevées, qui durera en moyenne 3 semaines. Les féveroles ne mettent en place souvent que de 2 à 4 étages de gousses. Quelques phénomènes de refloraison sont parfois observés à la suite des retours des pluies en juin mais sans permettre de compenser suffisamment le potentiel déjà entamé par les stress climatiques. Si les maladies sont absentes des parcelles, les bruches colonisent ces dernières au cours de la floraison, impactant la qualité des graines. Les pucerons ont également été bien présents dans certaines parcelles. Les récoltes s’étalement de la fin juillet à la fin août. Les rendements sont faibles à moyens, principalement déterminés par la profondeur de sol et les pluies d’orage reçues.

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Pois de printemps (graines jaunes)

Les conditions sèches de l’hiver permettent des semis de pois de printemps dans les dates conseillées (Hors Sud-Ouest). Les levées sont rapides et homogènes. Hormis dans le Nord-pas-de-Calais, partout ailleurs, après des conditions sèches en avril qui ont perdurées tout le mois de mai, et une quasi-absence de pluviométrie pendant cette période, les pois de printemps entrent en floraison de fin avril à mi-mai selon les régions, floraison très écourtée, en lien avec un stress hydrique intense souvent accompagné de températures élevées, qui durera 15 à 20 jours selon les secteurs, permettant aux pois de mettre en place 2 à 6 étages de gousses. Si les maladies sont absentes des parcelles, tordeuses et bruches colonisent ces dernières au cours de la floraison, impactant la qualité des graines. Les pucerons quant à eux restent discrets. Les récoltes ont lieu précocement, courant juin-juillet, la fin de cycle ayant été accélérée par les fortes chaleurs de juin. Les rendements sont faibles à moyens, principalement déterminés par la profondeur de sol et les pluies d’orage reçues.

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Pois de printemps (graines vertes)

Les conditions sèches de l’hiver permettent des semis de pois de printemps dans les dates conseillées. Les levées sont rapides et homogènes. Hormis dans le Nord-pas-de-Calais, partout ailleurs, des conditions sèches en avril perdurent tout le mois de mai, avec une quasi-absence de pluviométrie. Les pois de printemps entrent en floraison de fin avril à mi-mai selon les régions. Cette floraison est très écourtée, en lien avec un stress hydrique intense souvent accompagné de températures élevées. Cet épisode de stress dure 15 à 20 jours selon les secteurs, permettant aux pois de mettre en place seulement 2 à 6 étages de gousses. Si les maladies sont absentes des parcelles, tordeuses et bruches colonisent ces dernières au cours de la floraison, impactant la qualité des graines. Les pucerons quant à eux restent discrets. Les récoltes ont lieu précocement, courant juin-juillet, la fin de cycle ayant été accélérée par les fortes chaleurs de juin. Les rendements sont faibles à moyens, principalement déterminés par la profondeur de sol et les pluies d’orage reçues. Présentation du réseau pois de printemps 2022

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Lin oléagineux de printemps

Le début de développement du lin de printemps est caractérisé par des conditions de déficit hydrique très marquées. Des parcelles de la culture ont pu être impactés dès le début du cycle par des infestations d’altises, la pression est cependant moins marquée que celle de l’année précédente. La floraison a démarré début juin dans un contexte chaud et sec, avec un nombre de jours échaudants très important. Sa durée est écourtée, conséquence des stress thermique et hydrique et limitant le potentiel de rendement. La phase de remplissage des capsules est largement impactée par la poursuite des conditions chaudes et sèches. Les rendements sont très hétérogènes selon les secteurs, dans le Nord-Est en moyenne 15-16 q/ha, en Centre-Val de Loire (notamment Eure-et-Loir) en moyenne autour de 20 q/ha cachant des hétérogénéités en local. Les teneurs en huile et en Oméga 3 sont faibles à moyennes sur les zones ayant subi les baisses de rendement les plus marqués, et sont plutôt bonnes sur le Centre-Val de Loire.

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Tournesol

En 2022, le réseau d’évaluation variétale tournesol Terres Inovia, constitué de 87 essais répartis sur le territoire était organisé autour de trois séries de précocité : très précoce, précoce et mi-précoce-mi-tardive. Au bilan, 60 essais sont validés et leurs données intégrées dans cette synthèse, 27 essais ont été abandonnés avant récolte, ou déclarés invalides. Les principales raisons d’invalidation sont des dégâts d’oiseaux à la levée, des levées hétérogènes, des peuplements trop irréguliers, des orages de grêle.
Les rendements obtenus dans les essais s’échelonnent de 18 q/ha, pour les plus petits potentiels, à plus de 52 q/ha.

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Lentille

La campagne 2022 s’est caractérisée par un début de campagne sec et frais, avec des retards de développement dans certaines régions liés à ces conditions météorologiques. Le printemps sec généralisé à l’échelle nationale a entrainé des stress hydriques sur de nombreuses parcelles et des déficits de croissance. Les lentilles des parcelles de sols profonds ou de zones plus arrosées ont pu réaliser un début de cycle dans de bonnes conditions. Ce stress hydrique s’est poursuivi pendant la floraison et le remplissage des gousses. Conséquence des températures douces, les dates de floraison sont plutôt précoces sur la campagne. Sur la façade atlantique, des pics de chaleur pendant la floraison ont provoqué des avortements de fleurs et de gousses, limitant le potentiel de rendement. Sur le reste du territoire, la floraison a été moins impactée par ces fortes températures et le retour de quelques pluies en juin ont permis d’assurer un remplissage correct. Les conditions sèches ont permis une année très saine, que ce soit pour les maladies telluriques ou foliaires. La pression des ravageurs est hétérogène, quelques foyers ponctuels de pucerons sont identifiés sur le Nord-Est français sans fort impact sur la culture, en revanche les bruches sont très présentes entrainant un taux de graines bruchées à la récolte élevé. L’impact des adventices est faible à l’exception des secteurs les plus tardifs pour lesquels des salissements tardifs ont pu pénaliser les chantiers de récolte. Les rendements de cette campagne sont variables : du rendement catastrophique au rendement moyen selon les parcelles et les bassins. Les bassins de la façade atlantique (Poitou-Charentes, Gers) présentent plutôt des rendements faibles avec des moyennes autour de 5 q/ha. Le Centre-Val de Loire etla Normandie, Bretagne présentent des rendements autour de 14 q/ha en moyenne. Enfin, le Nord-Est français se détache avec une moyenne autour de 16-17 q/ha.

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