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Surveillance et lutte contre le puceron cendré

 

Secteur Fréquence Nuisibilité potentielle

Sud et Ouest

Autre

Forte

Moyenne si hiver doux

Moyenne à forte

Faible à moyenne

 

Description et biologie

Les pucerons cendrés forment des colonies constituées d’individus aptères (sans ailes) et ailés. Les individus aptères qui sont les plus fréquents, sont jaunâtres mais produisent une sécrétion cireuse qui leur donne un aspect gris cendré. Ils sont pourvus d’antennes, de pattes et de cornicules plutôt courts et restent toujours regroupés en colonies serrées.
En hiver, les pucerons subsistent dans les cultures sous forme d’œufs ou d’adultes aptères.

Si l’hiver est doux, les aptères qui ont hiverné peuvent se multiplier de bonne heure et former rapidement des colonies. Lorsque les pucerons d’une colonie sont trop nombreux et que les conditions d’alimentation sont défavorables, il apparait des individus ailés qui vont infester d’autres plantes.

Leur croissance est ensuite d’autant plus rapide que les températures sont élevées et la pluviométrie limitée.

 

Dégâts

Les prélèvements de nourriture et la salive toxique des pucerons cendrés sont d’autant plus pénalisants que les attaques sont précoces (hiver doux) et que les colonies de pucerons cendrés se densifient précocement. En fin de cycle les colonies peuvent provoquer des avortements et de l’échaudage ce qui est plus fréquent dans le Sud et l’Ouest de la France où les températures sont élevées et la pluviométrie limitée.


Lorsque les attaques sont tardives, les avortements de siliques sont plus limités et les capacités de compensation entre plantes sont plus importantes.

Une colonie de pucerons cendrés du chou                Colonie qui s'est développée en manchon

 

Intervention

Période de surveillance et de sensibilité Méthodes d’observation Vol Seuil

De la reprise au printemps à 1 mois avant la récolte 

Être particulièrement vigilant dans le Sud-Ouest et l’Ouest dès la reprise 

Observation sur plante. Temps chaud et sec

De la reprise à la floraison : pas de seuil (voir ci-dessous)

Floraison à 1 mois avant récolte : 
2 colonies* par m2

*Attention ne pas confondre colonie et manchon. Une colonie peut être seulement constituée de quelques individus et passer inaperçue. Lorsque la colonie devient importante elle se transforme en manchon.
** Aucune résistance du puceron cendré aux insecticides n’est connue à ce jour.

Surveiller la présence des pucerons dès la reprise et jusqu’à environ 1 mois avant la récolte (la dessication des colzas n’est pas favorable à l’alimentation des pucerons).  Être particulièrement vigilant dès la reprise, dans le Sud-Ouest et l’Ouest de la France, les années ou les conditions hivernales sont peu rigoureuses ou les conditions printanières chaudes et lorsqu’aucun traitement de printemps n’a été effectué – en effet, certains traitements qui visent le charançon de la tige ou les méligèthes pourront également avoir une action sur les pucerons cendrés (pyréthrinoïdes).

Les infestations précoces étant les plus nuisibles, il est recommandé, de la reprise de végétation au stade pré-floraison, de visiter régulièrement la parcelle (autant les bords que le cœur du champ). Plus que le nombre de colonies présentes à un instant donné, c’est la vitesse d’évolution au fil des jours du pourcentage de plantes touchées qu’il faut prendre en considération.

  • Entre début mars et la floraison, il n’existe pas vraiment de seuil de traitement mais à titre d’indicatif, il est possible de se baser sur le critère de 1 colonie tous les 10 mètres linéaires pour envisager une intervention.  Si les colonies sont sous forme de foyers, il est possible de traiter spécifiquement les foyers. A noter : certains traitements qui visent le charançon de la tige ou les méligèthes pourront également avoir une action sur les pucerons cendrés (pyréthrinoïdes). 
  • De la floraison jusqu’à un mois avant la récolte (lorsque la dessication des colzas est avancée), le seuil d’intervention est de 2 colonies par mètre carré. Selon le pyréthrinoïde choisi, le traitement charançon des siliques pourra aussi être efficace sur pucerons.

En cas de forte infestation et de présence de manchons, il est possible que les pyréthrinoïdes autorisés ne soient pas toujours efficaces. Il faut alors choisir une association comme Mavrik Jet utilisable en floraison et production d'exsudats (Délai avant récolte = 35 jours). Avant floraison et en l'absence d'exsudats, Karaté K est aussi utilisable. Il faut vérifier l’absence de pollinisateurs avant toute application.

Une application ciblant le charançon de la tige, les méligèthes ou le charançon des siliques peut avoir un effet et contrarier efficacement le développement des colonies. Ces interventions perturbent aussi la mise en place des auxiliaires qui sont alors moins efficaces dans leur rôle de régulateur naturel des populations de pucerons cendrés mais également des autres ravageurs du colza. C’est pourquoi, chaque protection insecticide doit être raisonnée et appliquée une fois que le seuil de nuisibilité est atteint.

Avant toute intervention spécifique, vérifier la présence des auxiliaires. En effet les pucerons sont régulés par de nombreux auxiliaires (syrphes, coccinelles, névroptères, parasitoïdes…). Leur présence peut limiter le développement des colonies.

 

 
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