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L’institut répond présent au colloque VOCALIM

22 janv. 2020

Terres Inovia n’a pas manqué le colloque VOCALIM, le 19 décembre dernier, à Angers. Il marque la fin de ce projet CASDAR, qui vise à étudier des systèmes de production de volaille multi-performants valorisant des matières premières locales.

« Quelles protéines pour alimenter les volailles ? » : telle était la question posée aux chercheurs et aux professionnels de la filière avicole pendant le colloque VOCALIM, le 19 décembre 2019, à l’Ecole Supérieure d’Agricultures (ESA), à Angers. Agriculteurs, organismes de collecte et de stockage de céréales et d’oléo-protéagineux, industriels de la première transformation, fabricants d’aliments du bétail, éleveurs ainsi que des représentants de la grande distribution ont pu assister aux échanges et à la présentation des travaux de restitution du projet VOCALIM. Alain Quinsac, responsable du département Transformation et valorisation des graines de Terres Inovia, et Sylvie Dauguet, chargée d'études, étaient présents. Alain Quinsac a présenté une étude de faisabilité sur le procédé de blutage des tourteaux de colza et de tournesol HP pour augmenter la teneur en protéines.

Le colloque traitait de la problématique : "quelles protéines pour alimenter les volailles?"- Crédit : S.Dauguet

Ce projet CASDAR, piloté par l’ITAVI (Institut Technique de l’Aviculture) et auquel Terres Inovia a collaboré, s’est déroulé entre 2016 et 2019.

Les réponses et les propositions faites par les chercheurs impliqués dans le projet -parmi lesquels figure Terres Inovia- ont permis de mettre à jour de nouvelles stratégies de production et d’utilisation de matières premières locales pour l’alimentation des volailles.

Ainsi, il a établi que, dans le contexte de la forte utilisation actuelle de matières premières importées, les cultures oléo-protéagineuses produites en France tirent leur épingle du jeu avec le tourteau de colza dépelliculé, le tourteau de tournesol bluté et le tourteau de soja français. En effet, certains procédés de transformation mécaniques (blutage, décorticage) permettent de concentrer les protéines des tourteaux, améliorant significativement leur valeur nutritionnelle.

Ces matières premières qui sont déjà produites en France et qui pourraient l’être davantage apportent des bénéfices sur le plan de l’efficacité nutritionnelle et de l’autonomie protéique pour la filière volailles.

Les professionnels ont confirmé ces perspectives en montrant, par des exemples précis (Terres du Sud et Carrefour, Sojalim), que l’on pouvait rencontrer l’assentiment des consommateurs en conciliant production locale et compétitivité.

A retenir

- Le poulet valorise bien des matières premières végétales, autres que le soja d’importation, sous réserve de bien formuler les acides aminés digestibles ;

- Des process technologiques permettent de concentrer en protéines des tourteaux de colza et de tournesol ;

- Des marges de progrès sont possibles en sélection génétique avicole ;

- Une amélioration de la durabilité de la filière du poulet de chair est envisageable grâce au soja, colza et tournesol en France : des avantages économiques et sociaux (bien-être animal, production locale) sont ainsi mis en évidence, en plus des bénéfices environnementaux (réduction de l’impact du changement climatique).

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