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Gilles Robillard élu président de Terres Inovia

15 sept. 2020

Paris, le 15 septembre 2020 – Le 15 septembre, le Conseil d’administration de Terres Inovia a élu Gilles Robillard à la tête de l’institut technique des huiles, des protéines végétales et du chanvre. A 43 ans, celui qui succède à Sébastien Windsor a déjà une vision claire des nouveaux défis à relever.

« Il faut resserrer les liens et interagir avec les producteurs »

Gilles Robillard, nouveau président de Terres Inovia

Gilles Robillard, nouveau président de Terres Inovia

Homme de terrain, Gilles Robillard, exploitant en Bourgogne, connaît les difficultés des agriculteurs d’aujourd’hui et la nécessité d’accompagner les évolutions de pratiques nécessaires.

« Comment réinventer l’agriculture ? C’est justement l’un des enjeux de l’institut, qui doit être là pour interagir avec tous les producteurs, quelle que soit leur situation, afin de construire des solutions adaptées à leurs exploitations » assure le nouveau président de l’institut technique.

Des réponses aux nouveaux enjeux d’aujourd’hui et de demain

Le nouveau président de Terres Inovia poursuit la même ligne directrice que son prédécesseur et souhaite accompagner les agriculteurs selon trois axes :

  • l’accroissement de l’autonomie protéinique de la France : « c’est l’un des pivots de notre action ». L’institut a été force de propositions, avec l’interprofession Terres Univia, pour l’élaboration du Plan national pour les protéines et va continuer à travailler dans ce sens ;
  • l ’accompagnement des producteurs à « penser en système de cultures, et non plus en cultures distinctes afin de trouver de nouveaux leviers de productivité » ;
  • l’amélioration de la sélection variétale, « l’une des solutions les plus prometteuses, à l’heure de la diminution des produits phytosanitaires ».

Une analyse fine des prochains défis à relever

Parce que « notre défi, c’est d’aider les producteurs à être plus productifs, tout en disposant de moins de solutions phytosanitaires, en trouvant de nouveaux leviers », deux enjeux majeurs sont à relever :

  • savoir s’adapter au changement climatique, dont les dérèglements perturbent les pratiques agronomiques classiques, mais aussi en atténuer les effets ;
  • accompagner les agriculteurs dans la transition agricole et chercher des solutions économiquement viables, impliquant moins de produits de protection des plantes.

Un parcours de producteur

Petit-fils d’agriculteur, Gilles Robillard, originaire du Loir-et-Cher, sait, depuis toujours, qu’il souhaite travailler au contact de la nature et de la terre. Après un baccalauréat scientifique dans un lycée agricole, il réussit son BTS en techniques agricoles et commence à travailler comme technico-commercial dans une coopérative.

En 2007, à 30 ans, il s’installe aux côtés d’un agriculteur hors cadre familial en Bourgogne, dans le Chablis, dans une exploitation de 370 hectares de grandes cultures et quelques hectares d’appellation Chablis. « C’est une zone intermédiaire au tissu rural peu développé où les rendements sont faibles et la gestion du sol complexe, avec des excès climatiques et des ravageurs difficiles à maîtriser ». Pour améliorer la fertilité des sols, il opte pour l’agriculture de conservation, lui permettant également de « diminuer les charges en main d’œuvre et utilisation des machines », explique-t-il. En loisir, ce père de famille de trois grands enfants s’occupe de dix ruches, installées sur son exploitation.

Le sens du bien commun

En 2014, Gilles Robillard commence à s’investir pour l’action collective, d’abord dans le tissu local, en adhérant à la FDSEA. Il en est toujours le secrétaire général. « J’avais besoin de travailler au contact des autres, d’être actif », confie-t-il. En 2017, il devient administrateur de la FOP, puis, en 2019, vice-président de Terres Inovia.

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