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Bilans de récoltes tournesol 2021, une année historique !

22 nov. 2021

Paris, le 22 novembre 2021 –Terres Inovia, l’institut technique de la filière des huiles et protéines végétales, dévoile les bilans de récoltes tournesol 2021. Année record pour la culture, les performances sont au rendez-vous dans la plupart des régions. Ainsi, la campagne 2021 se termine avec des rendements moyens compris entre 28 et plus de 30 q/ha selon les bassins de production. Ces bons résultats sont liés à la conjonction de conditions de semis satisfaisantes qui ont permis des implantations de qualité (densité levée et qualité d’enracinement) et d’une alimentation hydrique régulière, en particulier sur la période clé de la floraison. Les semis qui ont pu être réalisés de façon précoce et jusqu’à fin avril ont, cette année, mieux profité des pluies de juillet que les semis réalisés plus tardivement.

 

Focus par régions

Dans les secteurs historiques du Sud-Ouest, les moyennes départementales s’échelonnent entre 26 et 30 q/ha, atteignant les 33 q/ha dans le sud-Aquitaine. En Poitou-Charentes, tout comme en Auvergne Rhône-Alpes ou dans le Centre, la moyenne régionale pourrait s’établir autour de 30 q/ha. En région Bourgogne Franche-Comté, les performances sont également au rendez-vous avec une moyenne pouvant dépasser les 30 q/ha. A noter certaines parcelles avec des rendements records, bien au-delà de ces moyennes, pouvant atteindre plus de 45 q/ha. La moyenne nationale consolidée devrait être proche de 30 q/ha selon Terres Inovia, dépassant ainsi le précédent record historique datant de 2017 (27,6 q/ha selon Agreste) et largement au-dessus de la moyenne à 22, 8 q/ha des dix dernières années. Ces résultats très positifs illustrent la capacité du tournesol à exprimer son potentiel lorsque les conditions sont pleinement favorables.

 

Des tournesols globalement très sains

Ces belles performances s’expliquent par un bon bilan sanitaire général. Les maladies ont été globalement peu présentes. Les conditions étaient favorables aux contaminations de sclérotinia du capitule mais les attaques sont restées très localisées dans certaines parcelles de fond de vallée dans le Sud-Ouest. L’amélioration de la tolérance des variétés aux maladies mais aussi la bonne adaptation variétale à la parcelle sont autant d’éléments contribuant également à ce bon état sanitaire.
La pluviométrie et la fraîcheur de juillet 2021 ont retardé les cycles par rapport aux étés chauds de 2019 et 2020. Ces conditions ont favorisé la croissance des plantes, avec des tournesols particulièrement hauts cette année, pouvant faire craindre des accidents de fin de cycle. Fort heureusement, les conditions globalement ensoleillées de fin d’été et de début d’automne ont facilité les récoltes, y compris des parcelles tardives.

 

Belles marges en 2021 et jolies perspectives pour 2022

S’agissant des marges brutes du tournesol, les résultats obtenus en 2021 ont été significativement supérieurs à ceux de 2020 et des campagnes précédentes grâce à la fois aux évolutions des rendements, des prix et des charges opérationnelles entre ces deux campagnes. En prenant l’hypothèse d’un rendement de 30q/ha, pour un prix de vente entre 450 €/t et 500€/t, la marge brute du tournesol se situe respectivement entre 1045 €/ha et 1195 €/ha (charges opérationnelles de 305 €/ha) contre 500 €/ha en moyenne indicative décennale.
La campagne 2021 a montré l’importance de choisir une variété avec une précocité variétale adaptée au territoire et à la date de semis afin d’éviter ou de limiter les frais de séchage et de permettre une implantation de la culture d’hiver suivante dans de bonnes conditions. Ce volet est crucial dans les bassins de la moitié nord de la France et sur la bordure océanique, d’autant que les frais de séchage ont fortement augmenté dans le contexte de flambée du prix des énergies fossiles (gaz naturel, fioul).
Pour la prochaine campagne 2022, dans le cadre de la très forte augmentation du coût des engrais, le tournesol pourra valoriser ses besoins limités en engrais azotés, avec une dose optimale comprise le plus souvent entre 0 et 80 unités, induisant une augmentation limitée des charges de fertilisation et des charges globales qui restent sensiblement plus faibles par rapport à d’autres cultures plus exigeantes.

 

Téo, de l’or dans vos rotations, un vrai plus pour vos cultures

Le tournesol a de nombreux atouts à valoriser dans la rotation et l’assolement. La dernière année de l’action de communication et développement Téo sera l’occasion, une nouvelle fois, de le démontrer.
Grâce à sa grande capacité d’adaptation, le tournesol est une espèce robuste quel que soit le scénario climatique : en année sèche, il saura tolérer des contraintes hydriques estivales ; en année pluvieuse, comme 2021, il répondra avec des performances de rendement. C’est aussi une culture « sobre » en intrants qui engage des charges opérationnelles, et donc une trésorerie, limitées.

 

Plus que jamais l’innovation en pointe

Les travaux engagés par l’institut et ses partenaires depuis plusieurs années, et plus récemment dans le cadre de Cap Protéines, traduisent l’investissement de la R&D pour apporter des innovations techniques et génétiques à cette espèce. En 2022, Téo se concentrera à développer ces innovations qui profitent au tournesol à travers des domaines comme le progrès génétique, la diversité de ses débouchés et l’accroissement de sa contribution à l’autonomie protéique de la ferme France par l’adaptation de son itinéraire technique. Ce sera également l’occasion d’aborder des nouveautés en termes de conduite telles que l’évaluation de nouvelles matières actives (notamment d’herbicides de post-levée), de biostimulants, d’une coupe innovante pour la récolte.

 

Pour en savoir plus sur le programme Téo, vous pouvez voir ou revoir le Jeudi de TI qui lui est consacré : https://youtu.be/5X-2m33uMZQ

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