A lire dans Perspectives Agricoles de septembre

04 sept. 2019

Dossier Protéagineux : réduire les risques de maladies

Les intérêts agronomiques, environnementaux et économiques des protéagineux à l’échelle de la rotation (diversification, fourniture d’azote, rupture du cycle des bioagresseurs…) mettent ces cultures sur le devant de la scène. De nouvelles connaissances émergent des travaux de recherche menés depuis plusieurs années. La gestion des maladies en est un des aspects, abordé ce mois-ci par la présentation des derniers résultats des luttes culturale et génétique, obtenus par Terres Inovia et l’Inra de Rennes dans le cadre de l’UMT Pisom.

Perspectives Agricoles septembre maladies protéagineux

Aphanomyces du pois : des avancées en génétique de la résistance

La résistance variétale constitue une piste privilégiée pour améliorer la gestion du risque aphanomyces sur pois protéagineux, actuellement principalement basée sur des méthodes culturales préventives.

Ascochytose du pois : l'architecture du couvert est déterminante

L’ascochytose est la maladie aérienne la plus dommageable sur pois. il n’existe pas de variétés résistantes, mais des essais ont montré que les nouvelles variétés, plus hautes et plus résistantes à la verse, engendraient un couvert moins favorable au développement des épidémies.

Projet PROGRAILIVE : un observatoire des maladies du lupin

Deux années d’observation de parcelles cultivées en bio ou conventionnellement ont permis de dresser un nouvel état des lieux des principales maladies affectant le lupin blanc.

Botrytis sur féverole d'hiver : des risques précisés région par région

Selon l’observatoire des maladies, le botrytis apparaît aujourd’hui comme la maladie de la féverole la plus préoccupante. Cependant sa sévérité, variable, peut être limitée par les conditions de semis dans la plupart des zones de production.

Ascochytose de la féverole d'hiver : la résistance variétale joue pleinement son rôle

Des essais récents, menés au champ et en conditions contrôlées, ont mis en évidence des niveaux élevés de résistance pour la majorité des variétés de féverole d’hiver évaluées. Cela pourrait en partie expliquer pourquoi l’ascochytose semble désormais peu fréquente et peu dommageable.

 

Et l'article Légumineuses : moins d'engrais, moins de gaz à effet de serre

L’insertion dans les rotations de légumineuses annuelles ou en couverts contribue, directement et indirectement, à réduire les émissions de protoxyde d’azote du sol grâce aux économies sur les apports d’azote minéral. Des études ont cherché à chiffrer les gains d’azote possibles et la diminution d’émissions de gaz à effet de serre qui en résultent.