Floraison

Les ravageurs de la lentille en période de floraison

Cécidomyie

La cécidomyie de la lentille (Contarinia lentis) est un diptère (petite mouche) qui pond dans les bourgeons floraux. Ses larves se nourrissent des tissus des plantes, provoquant des « galles » puis l’avortement des boutons.

Les vols de cécidomyies s’observent 2-3 jours avant le début floraison, et jusqu’à pleine floraison. Il faut impérativement traiter l’adulte avant la ponte pour limiter les dégâts.

Puceron

Les pucerons, principalement le puceron vert (Acyrthosiphon pisum), envahissent les parcelles dès le retour des beaux jours, se nourrissant de la sève des plantes et provoquant l’affaiblissement des plantes et l’avortement des fleurs et des jeunes gousses.

Se multipliant très rapidement, l’évolution des populations doit être suivie de près.

Rester attentif à la présence d’auxiliaires (coccinelles, syrphes…) qui peuvent permettre de réguler les populations de pucerons.

Tordeuse du pois

La tordeuse du pois (Cydia nigricana) est un petit papillon brun dont les larves se développement dans les graines.

Les vols de tordeuses s’observent à partir de début formation des gousses jusqu’à la fin du remplissage des gousses.

Bruche

Sur lentille, on identifie principalement Bruchus lentis et Bruchus signaticornis qui sont différentes de la bruche du pois (Bruchus pisorum) et de la féverole (Bruchus rufimanus). La femelle pond sur les jeunes gousses ; les larves non baladeuses se développement dans les graines avant d’en ressortir au moment de la récolte ou en cours de stockage, laissant à leur place un « trou », fortement préjudiciable pour le débouché de l’alimentation humaine et semence.

Deux conditions doivent être réunies pour que la bruche soit préjudiciable à la culture :

  • La présence de fleurs, qui attirent l’adulte
  • La présence de gousses, lieu de ponte.

D’après les travaux menés par l’ANILS en 2018, les bruches arrivent sur les parcelles avant l’apparition des fleurs et des gousses, pour se reproduire et se nourrir.

Des températures supérieures à 20°C favorisent leur activité.

Aucun produit n’est homologué sur la bruche de la lentille.

La gestion de la bruche se fait à ce jour uniquement au stockage. Cette lutte doit être collective si on veut réduire significativement les populations présentes dans l’environnement.

Article co-rédigé avec    

- Document à télécharger :