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COLZA D'HIVER

Colza de printemps

Le colza de printemps est une tête de rotation à cycle court (environ 6 mois) qui permet un rapide retour sur investissement avec un faible niveau de charge. Dans les conditions pédoclimatiques européennes et françaises en particulier, il est délaissé au profit du colza d’hiver, nettement plus productif.

Colza de printemps

L’alimentation en eau est un facteur déterminant du rendement du colza de printemps : le potentiel génétique, supérieur à 30 q/ha, ne s’exprime que sur les sols à réserve hydrique suffisante ou dans les régions à pluviométrie printanière satisfaisante. Les terres séchantes sont donc à éviter.

Le colza de printemps est plutôt cultivé dans le nord de la France, en culture de remplacement après le retournement d’un colza d’hiver. Il présente en effet plusieurs avantages : il n’est pas sensible aux arrière-effets des herbicides appliqués sur colza d’hiver, à l’exception de Cent 7 ; il ne bouleverse pas les assolements et demeure un bon précédent à céréales ; les investissements en intrants restent modérés et la culture ne nécessite pas de matériel spécifique.

Malgré ces atouts, la rentabilité du colza de printemps n’est pas systématiquement assurée. Il faut, d’une part, tenir compte des investissements réalisés à l’automne sur le colza d’hiver ; d’autre part, le rendement de la culture est le plus souvent limité par les attaques d’insectes, notamment les méligèthes et les petites altises, voire les pucerons cendrés, difficiles à maîtriser.

Par ailleurs, rapiécer un champ de colza d’hiver en semant un colza de printemps est fortement déconseillé pour limiter les problèmes de transfert d’insectes mais aussi parce que le décalage de maturité entre les deux cultures est trop important (supérieur à 1 mois).

La conduite du colza de printemps

Voir le guide de culture "Colza de printemps" édité par Terres Inovia en 2013.