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Chassons les idées reçues sur le soja

Article rédigé par
  • Anne Schneider (a.schneider@terresinovia.fr)
Chassons les idées reçues sur le soja
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    Modifié le : 01 déc. 2023

    Le saviez-vous ?

    Le soja cultivé en France est en majorité de type « semi-indéterminé » !
    Au cours du temps et selon les pays, on a pu observer 3 types de croissance du soja : déterminé, indéterminé et semi-indéterminé. Avec ces derniers, on observe plusieurs stades de la culture en même temps (par exemple, floraison sur le haut de la plante et formation des gousses en bas) ce qui relève d’un comportement indéterminé. Cependant, quand la plante a cumulé suffisamment de chaleur, elle arrête de produire de nouveaux étages et entre en maturité (comportement déterminé).

    Un progrès génétique marqué par des variétés françaises
    Grâce au progrès génétique, les variétés du catalogue français ont progressé en rendement et en teneur en protéines (en moyenne : 0,24 q/ha/an et 0,08 % de protéines/an), les deux critères les plus travaillés. La hauteur de première gousse, la tenue à la verse, le PMG et la résistance au sclérotinia ont également été fortement améliorés aux cours des dernières décennies.

    Filière soja de France
    Sous l’impulsion de l’Interprofession des oléo-protéagineux, 40 000 t de soja certifiés Soja de France ont été récoltées en 2019, amorçant la mise en place d’une filière de production de soja français de qualité reconnue face aux imports concurrentiels et massifs venus des grands pays producteurs, en vue d’une utilisation privilégiée par les utilisateurs français.

     

    L’itinéraire technique en trois points

    L’implantation du soja se fera avec une variété dont la précocité est adaptée au territoire. Dans une parcelle bien alimentée en eau et pauvre en calcaire actif, la graine sera semée (monograine ou semoir à céréales) dans un sol réchauffé permettant une levée rapide. Au moment du semis, de l’inoculum à base de rhizobium sera apporté si nécessaire afin de permettre la nutrition azotée de la plante via la fixation d’azote de l’air.

    Le désherbage du soja est une étape clé à ne pas négliger. Plante peu couvrante, il convient d’intervenir rapidement, soit avec des stratégies chimique en pré + post levée, soit en combinant le passage d’outils (binage, herse étrille) avec un désherbage chimique. La maîtrise des adventices avec les spécialités disponibles relèvera beaucoup d’un passage ciblé dans les temps sur des adventices jeunes. 

    La récolte du soja s’anticipe dès le choix de la parcelle afin de permettre une récolte aisée des gousses les plus basses. Eviter les sols caillouteux et rouler au semis si possible. Le choix de variétés à gousses hautes et la maîtrise de l’enherbement faciliteront grandement la récolte qui doit s’effectuer sans attendre dès que les graines « sonnet » dans les gousses

     

    Testez vos connaissances sur le soja

    FAUX ! Il existe aujourd’hui plusieurs façons d’inoculer sa parcelle de soja. Les producteurs peuvent désormais trouver ce qui convient le plus à leur matériel et à leur disponibilité : produits liquides, sur tourbe ou en micro-granulés, produits qui peuvent s’appliquer sur les graines jusqu’à 45 jours avant semis ou semences certifiées pré-enrobées prêtes à semer.

    FAUX ! Autrefois cantonné au Sud de la France, le soja a vu son aire de culture s’étendre fortement au cours des années. Aujourd’hui, plus de 60% du soja est cultivé au Nord de la Loire ! Des variétés plus précoces et donc plus adaptées à la moitié Nord de la France ont été sélectionnées et leur productivité a fortement augmenté ces dernières décennies.

    FAUX ! Les besoins en eau du soja sont modérés à élevés. Sans irrigation, sa culture s’envisage dans des sols à bonne réserve utile. Dans des conditions plus limitantes en eau, le potentiel de la culture peut être dégradé sans forcément remettre en cause son intérêt économique et agronomique dans la rotation.

    FAUX ! L’agriculteur dispose de plusieurs leviers complémentaires à activer pour récolter facilement les gousses les plus basses du soja : choix variétal, préparation de la parcelle dès le semis, bonne alimentation hydrique de la parcelle, utilisation d’une coupe flexible…

    VRAI ! Comme le pois ou la féverole, le soja est une légumineuse. En symbiose avec une bactérie apportée au semis, elle capte l’azote contenu dans l’air. Un apport d’azote pourrait empêcher la mise en place puis le fonctionnement des nodosités racinaires qui permettent cette fixation de l’azote.
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