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Chassons les idées reçues sur le pois

Article rédigé par
  • Anne Schneider (a.schneider@terresinovia.fr)
Chassons les idées reçues sur le pois
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    Modifié le : 01 déc. 2023

    Le saviez-vous ?

    Il est inutile de semer trop dense du pois d’hiver en sol limoneux : cela n’améliore pas le rendement et cela nuit à la rentabilité économique.  De plus, la verse et l’intensité des maladies augmentent avec la densité de peuplement.

     

    L’itinéraire technique en trois points

    Date de semis

    • En pois d’hiver, l’objectif est d’avoir des plantes qui ne soient pas trop développées avant les fortes gelées. Des semis trop précoces (avant le 20 octobre) conduisent à des plantes trop développées lors des gels hivernaux (résistance au gel maximale jusqu’à 5-6 feuilles) et plus sensibles aux maladies aériennes (ascochytose). La période optimale de semis se situe du 1er novembre jusqu’à mi-décembre. 
    • En pois de printemps, à l’inverse, des semis trop tardifs exposent davantage les plantes à des stress hydriques et des températures élevées en fin de cycle. Il faut donc semer le plus tôt possible, dès le 15-20 février si les sols le permettent dans le Nord et le Centre de la France. Dans l’Ouest, des semis de janvier sont préférables aux semis de février. Enfin, dans le Sud, des semis mi-décembre s’avèrent généralement plus productifs que ceux réalisés en janvier.

    Implantation : Pour réussir l’implantation de la culture, le sol doit être bien aéré et sans obstacle au-delà de 10-15 cm de profondeur pour être favorable au développement des nodosités et à l’enracinement. Il faut éviter toute zone compacte et toute rupture de porosité pouvant entraîner un ennoiement superficiel ainsi que de l’asphyxie racinaire. La préparation du sol en limon battant ne doit pas être trop fine, pour limiter les risques de formation de croûte de battance. Il faut par ailleurs attendre que le sol soit bien ressuyé pour éviter les tassements, qui peuvent être occasionnés par le passage de tracteur.

    Irrigation : Le pois a des besoins en eau décalés dans le temps (entre avril et juin) par rapport aux cultures d’été (soja ou maïs) et moins élevés car son cycle est court. Sa consommation est de 300 mn sur la totalité du cycle. La période de formation des graines est la plus sensible au déficit hydrique. Elle peut nécessiter, en fonction des réserves en eau du sol et de la pluviométrie, un complément d’irrigation (1 à 2 apports de 30 mm en sol profond, 3 apports de 30 mm en sol superficiel pour le pois de printemps)

     

    Testez vos connaissances sur le pois

    FAUX ! Des progrès importants ont été apportés en sélection à la fois en pois de printemps et en pois d’hiver sur la tenue de tige. Les plantes des variétés récentes de pois sont maintenant plus hautes à la récolte et la récolte est facilitée. Ces nouvelles variétés peuvent permettre la culture du pois en sol caillouteux.

    FAUX ! Des progrès importants ont été apportés en sélection surtout en pois d’hiver mais également en pois de printemps sur le rendement.

    FAUX ! Il est nécessaire de vérifier la parcelle concernée car ce qui se passe sur chaque parcelle est différent. Il existe des outils pour savoir si les sols d’une parcelle sont contaminés ou non et s’il est possible de cultiver du pois. Une grille de risque a été mise au point : en relevant l’historique de la parcelle (notamment s’il y a eu du pois de cultivé et combien de fois en 15 ans), le type de sol et s’il y a eu de l’irrigation, il est possible de déterminer le niveau de risque (élevé, moyen ou faible). En fonction du résultat, il est conseillé ou non d’implanter du pois de printemps ou du pois d’hiver.

    FAUX ! Il existe des débouchés en alimentation humaine qui se développent actuellement (comme par exemple le burger végétal ou le pain à base de légumineuses). Il existe également une demande en alimentation animale, pour des filières de qualité, en recherche de matière première locale riche en protéines et non OGM.

    VRAI ! Du moins, pour l’instant. Cependant, la demande en protéines végétales est amenée à augmenter fortement dans les années à venir et les nouveaux débouchés en alimentation humaine devraient amener de la valeur et faire augmenter les prix.
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