TOURNESOL

Les atouts économiques du tournesol

Un retour rapide sur investissement avec des charges opérationnelles limitées

Plante à cycle court, le tournesol mobilise une trésorerie limitée grâce à des charges opérationnelles, le plus souvent comprises entre 300 et 450 €/ha, inférieures à d’autres grandes cultures (voir le graphe ci-dessous) et sur une courte durée de l’ordre de six mois (avril à septembre). Ainsi, dans le cas d’une commercialisation par [acompte + complément de prix], le paiement des acomptes intervient le plus souvent assez tôt après la récolte.

schéma évolution des charges opérationnelles tournesol

Des charges opérationnelles maîtrisées et peu volatiles

Parmi les charges opérationnelles, le poste fertilisation minérale est celui soumis à la plus grande volatilité interannuelle à cause notamment du prix d’achat des engrais. Les besoins relativement limités en engrais azotés du tournesol (entre 0 et 80 unités) par rapport à d’autres espèces ont pour conséquence une variabilité interannuelle plus faible des charges opérationnelles que d’autres grandes cultures (voir graphe ci-dessus). C’est un facteur de stabilité des marges et indirectement du revenu agricole.

Des débouchés variés et assurés

Matière première agricole faisant partie des principaux oléagineux cultivés dans le monde, le tournesol, source d’huile et de protéines, bénéficie de débouchés variés et assurés.

En conduite sèche, une culture robuste et compétitive

Le tournesol valorise des milieux variés allant des sols superficiels à profonds. Des essais de comparaison de cultures d’été en conduite sèche (pluviale) dans le Sud-Ouest ont montré que cette espèce amortit particulièrement bien les aléas du climat (années sèches) et du prix au niveau de la marge de la culture et permet de dégager des marges intéressantes. C’est un atout certain dans le contexte du changement climatique en cours.

schéma intérêt économique du tournesol

En conduite irriguée, une culture valorisant des apports d’eau limités

Par ailleurs cette culture valorise très bien des apports limités d’eau d’irrigation (≤ 100 mm) tout particulièrement dans les sols intermédiaires et superficiels.

Une culture avec de gros atouts pour allier performance économique et utilisation réduite d’intrants phytosanitaires

Le tournesol présente de nombreux atouts pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires tout en maintenant voire en améliorant sa performance économique :

  • La génétique permet de gérer une partie importante des maladies et parasites, la lutte fongicide arrivant en complément (phomopsis, phoma).
  • Le désherbage mixte montre de très bons résultats sur cette espèce en particulier : l’association herbisemis (désherbage localisé sur le rang lors du semis) puis binage : voir le tableau ci-dessous ; le désherbage en plein associé à un à deux passage(s) de herse étrille (1er dans les trois jours après le semis pouvant être complété par un second autour de 4 feuilles) qui permet de gagner 15 à 25 points d’efficacité par rapport à un désherbage en plein seul.
  Traitement herbicide de prélevée en plein (référence) Traitement de prélevée localisé (herbisemis) puis binage Traitement en plein à dose réduite puis binage Binage(s) seul(s)
Efficacité moyenne du désherbage (% de destruction des adventices) 79% 82% 83% 67%
Coût total (main d'oeuvre, mécanisation et herbicide) en €/ha 89 63 84 24
Temps passé (min/ha) 10 27 37 27

Source : essais de Terres Inovia sur désherbage mixte en tournesol (2010 à 2012)

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