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Abeilles et thiaméthoxame : des effets sur l’individu, mais la colonie s'adapte

Le dernier programme de recherche sur les abeilles, initié par Terres Inovia, révèle que la longévité des individus est affectée par l’exposition au colza, dont les semences ont été traitées au thiaméthoxame. Cependant, l’étude publiée le 18 novembre 2015 dans la revue Proceedings of the Royal Society B. (1), montre que les colonies sont capables de s’adapter en modifiant leur stratégie reproductive.

     
Pour répondre à une demande de l’Anses, un programme de recherche en conditions naturelles visant à observer le comportement des colonies d’abeilles, a été initié par Terres Inovia. Cela s’est fait dans le cadre d’un partenariat avec l’INRA, le CNRS, l’ITSAP-Institut de l’abeille et l’ACTA, et au sein du dispositif ECOBEE sur la Zone Atelier « Plaine & Val de Sèvre » (www.zaplainevaldesevre.fr).

  

Les performances des colonies ne sont pas affectées

Une étude innovante sur le plan méthodologique publiée en 2012 (Henry et al.) (2) , qui montrait un effet sur le retour à la ruche ou la désorientation des abeilles exposées au thiaméthoxame (un néonicotinoïde), avait conduit l’Anses à établir une double recommandation :
• vérifier ou infirmer en conditions d’exposition réelles, au champ, l’impact sur la mortalité des abeilles pollinisatrices, via la technologie innovante des capteurs RFID,
• préciser les effets sur les performances des colonies, données souvent absentes des évaluations précédentes.

Depuis 2012, les pouvoirs publics ont suspendu l’usage du thiaméthoxame en traitement de semences sur les cultures de colza, en application du principe de précaution.

L’approche spatiale utilisée dans cette étude permet de tirer plusieurs enseignements :

• la longévité des individus est affectée par l’exposition au colza traité pendant la période de floraison. La mortalité (appréciée dans l’étude par le taux de non-retour à la ruche) des abeilles augmente avec l’exposition des ruches mais aussi avec l’avancement de la floraison des colzas issus des semences traitées : le gradient d’exposition est une combinaison de la taille de la parcelle et de sa distance à la ruche ;

•  la colonie met en œuvre un mécanisme naturel de compensation démographique : les chercheurs n’ont pas détecté d’altération des performances des ruches exposées, les quantités de miel produites ne sont pas impactées par le gradient d’exposition aux cultures issues des semences traitées à l’insecticide.

Les hypothèses avancées portent sur la mise en place de mécanismes de régulation démographique au sein des colonies, qui permettent de compenser la surmortalité des individus. En effet, les colonies étudiées ont conservé des effectifs d’ouvrières et de butineuses suffisants pour maintenir la dynamique de production du miel. On avance l’hypothèse d’un rééquilibrage entre la taille du couvain mâle et celui des ouvrières.

Ce mécanisme de compensation est naturel. Il intervient, par exemple, en réaction à une dépopulation lors d'une infestation par des parasites comme le varroa.

  

Des résultats obtenus dans le cadre d’une co-exposition

Des traces d’imidaclopride − une autre substance néonicotinoïde restreinte au traitement des semences des cultures non butinées − ont été détectées dans des échantillons de nectar, prélevé dans des fleurs de colza, ainsi que dans celui collecté par les abeilles butineuses (nectar de jabot).

L’étude étant initialement élaborée pour déterminer les effets de la seule molécule de thiaméthoxame, cette co-exposition complique l’évaluation du risque en plein champ, car elle rend difficile la distinction de l’impact de l’une ou l’autre molécule sur les abeilles.

Les niveaux observés sont toutefois du même ordre de grandeur que ceux cités dans le dossier d’homologation de l’imidaclopride et conformes à des évaluations antérieures. Elles sont 20 fois inférieures à la norme fixée par les autorités publiques [niveau d'exposition rencontrée dans notre étude entre 0,4 et 0,8 ppb alors que la NOEC (no observed effect concentration) est de 20 ppb].

Les résultats obtenus dans cette étude utilisent une approche spatiale et portent sur les dynamiques des populations. Des données complémentaires (non présentées dans la publication) et leur traitement au travers d’un modèle statistique montrent que ces teneurs résiduelles de néonicotinoïdes (dans le nectar de jabot, contrôlées pour les 2 années et à 3 stades de floraison du colza) n’expliquent pas la mortalité des abeilles pollinisatrices.

Le contexte de l'expérimentation de l'étude publiée le 20/11/2015 maximise le butinage du colza (près de la moitié du pollen ramené aux ruches est ici issu des visites de parcelles de colza puisque l’environnement des cultures mellifères dans la zone est dominé par le colza).

La méthodologie déployée dans cette étude, publiée dans une revue scientifique, conduit à la création de nouveaux outils d'évaluation des impacts de produits phytosanitaire dans un contexte normal de production agricole. Elle montre également la difficulté d’évaluer le risque d’une matière active en condition de plein champs.

 

(1) Mickaël Henry, Nicolas Cerrutti, Pierrick Aupinel, Axel Decourtye, Mélanie Gayrard, Jean-François Odoux, Aurélien Pissard, Charlotte Rüger, Vincent Bretagnolle. Reconciling laboratory and field assessments of neonicotinoid toxicity to honeybees. Proceedings of the Royal Society B, 18 novembre 2015. DOI:10.1098/rspb.2015.2110

(2) Henry M, Béguin M, Requier F, Rollin O, Odoux J-F, Aupinel P, Aptel J, Tchamitchian S, Decourtye A. (2012). A common pesticide decreases foraging success and survival in honey bees. Science 336, 348–350. (doi:10.1126/science.1215039)

Une expérimentation à l'échelle du territoire

L’expérimentation s’est déroulée sur un territoire de 200 km2, où une partie des parcelles de colza ont été traitées par enrobage de semences au thiaméthoxame. Cette pratique étant proscrite en France depuis 2012 par principe de précaution, un accord du ministère de l’agriculture a été nécessaire. Au total pour les deux années 2013 et 2014, 280 ha (41 parcelles) de colza traité ont ainsi été cultivés. Dix-huit ruches expérimentales, ne présentant aucun symptôme imputable à des parasites ou maladies, ont été placées à travers ce territoire, en prenant soin de créer un gradient de niveaux d’exposition aux parcelles traitées.

Dans cet environnement expérimental grandeur nature, le destin de 7000 abeilles a été retracé grâce à des micropuces RFID collées sur leur dos. En plaçant des capteurs électroniques à l’entrée de leurs ruches, les chercheurs ont pu étudier leur espérance de vie en fonction de l’exposition au traitement des cultures.

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Juin 2017 : "Céréales et colza : choisir ses variétés pour 2017"

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