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Aphanomyces, pourriture racinaire

La pourriture racinaire du pois est une maladie due à un pathogène présent dans le sol : Aphanomyces euteiches.

    

L’observation des racines est un indicateur

Lors d’une attaque importante d’aphanomyces sur pois de printemps, on observe une réduction de la croissance des plantes et/ou un jaunissement des parties aériennes des pois avant floraison. Les racines sont totalement nécrosées (d’abord molles et marron clair, puis sèches et noires) et les nodosités ne sont plus fonctionnelles (du rose, elles virent au marron).

Ne pas confondre avec un excès d'eau qui provoque aussi un jaunissement des parties aériennes du pois. Dans ce cas, les racines sont saines mais finissent par noircir et pourrir si l’asphyxie se prolonge.

   

Des spores présentes dans le sol

Aphanomyces est fréquent dans les sols français. Les niveaux d’infestation sont variables et le pathogène est disséminé par foyers dans les parcelles. La culture d’un pois peut multiplier l’inoculum, y compris sur des surfaces très peu infestées avant le semis.

Dans les sols infestés, une pluviométrie importante (les spores se déplacent dans l’eau libre du sol) et des températures douces (> 16°C) favorisent l’expression de la maladie. Lorsque ces conditions sont réunies dans le mois suivant la levée, les attaques d’aphanomyces peuvent conduire à des pertes importantes, jusqu’à 50 q/ha sur pois de printemps en situation fortement contaminée.

Des mois d’avril et mai secs limitent, à l’inverse, le développement de la maladie.

  

Le pois d’hiver échappe en partie à la maladie

Sur pois d’hiver, la nuisibilité d’Aphanomyces est beaucoup moins importante que sur pois de printemps. Les températures fraîches étant défavorables à la maladie au début du cycle du pois d’hiver, les premières attaques sur le système racinaire ont lieu le plus souvent courant floraison. C’est pourquoi on n’observe pas de symptômes aériens sur pois d’hiver en parcelles infestées. Cependant, les racines peuvent multiplier l’inoculum.

Parcelle et rotations
Accidents climatiques / Excès d’eau

  

Un test prédictif à la base de la gestion du risque

Grâce au test aphanomyces, il est aujourd’hui possible de prévoir les risques liés à cette maladie. Ce test prédictif, simple et fiable, est indispensable pour bien gérer le choix de ses cultures de protéagineux en fonction de l’état sanitaire des parcelles. Il serait en effet dommage de se priver d’une tête d’assolement rentable dans les parcelles indemnes ou faiblement infestées, ou au contraire, de subir de fortes pertes en parcelles fortement infestées.

Déterminer le potentiel infectieux

Prévoir les risques liés à l’aphanomyces grâce au test prédictif de potentiel infectieux (PI).

Le champignon peut se conserver de 10 à 20 ans dans le sol, donc le test doit être réalisé dans toutes les parcelles où le pois a déjà été cultivé au moins une fois dans les 20 dernières années.

Gérer le risque de la parcelle

Réaliser ce test à tout moment de l’année à partir d'un échantillon de terre représentatif de la parcelle. Le PI de l'échantillon est mesuré au laboratoire et le résultat est exprimé selon une échelle de 0 (pathogène non détecté dans l’échantillon) à 5 (échantillon fortement infecté).

PI < 1. La parcelle est faiblement infestée. Il est possible de cultiver du pois (hiver ou printemps).

1 < PI <2,5. La parcelle est infestée. La culture du pois de printemps est fortement déconseillée. En revanche, il est possible de cultiver du pois d’hiver, car il échappe partiellement à la maladie.

PI > 2,5. La parcelle est fortement infestée. La culture du pois (hiver ou printemps) est fortement déconseillée. Lorsque cela est possible, remplacer le pois par une autre légumineuse (féverole, lupin ou soja) résistante et non multiplicatrice du pathogène.

Possibilité de cultiver du pois en fonction du résultat du test aphanomyces

Le PI d’une parcelle diminue au cours du temps, d’autant plus rapidement que la parcelle est faiblement infestée. Prendre des précautions pour préserver ou améliorer l’état sanitaire du sol :

• respecter les fréquences de retour du pois (5-6 ans minimum),

• alterner (quand cela est possible) pois et féverole ou lupin,

• choisir les légumineuses de la rotation (en culture principale ou intermédiaire) en tenant compte du PI du sol.

Les recherches se poursuivent pour améliorer la gestion du risque aphanomyces en combinant plusieurs méthodes de lutte. Ces dernières années ont notamment été marquées par des avancées significatives en génétique et sélection.

Fiche "Aphanomyces - Test prédictif de potentiel infectieux"

Cette fiche précise les modalités de prélèvement de l'échantillon de sol, les adresses des laboratoires compétents pour ce test, et apporte un guide d'interprétation des résultats.

Fiche "Aphanomyces - Test prédictif de potentiel infectieux"

Page rédigée par Terres Inovia à partir de son expertise et des publications d’ARVALIS ‐ Institut du végétal et de l’UNIP.

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