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Période hivernale

Ravageurs du pois : la bruche

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Bruche (Bruchus pisorum) Fréquence : forte dans le Sud, moyenne dans l’ouest et plus faible dans le Nord ; nuisibilité : faible mais perte de qualité

La bruche est un petit coléoptère de 4 mm de long ; le fémur des pattes antérieures est noir, une tâche blanche sur le prothorax, une ligne oblique blanche sur les élytres et des taches noires sur l’abdomen. Sa larve, apode, au corps blanc et à la tête brune, mesure 5-6 mm. La bruche présente une seule génération par an. L’adulte pond sur les gousses. Après éclosion, la larve pénètre directement, sans se « balader » contrairement à la tordeuse, dans la gousse puis dans la graine. Elle s’y développe pour donner un adulte qui sort de la graine en faisant un trou bien rond. Ce dernier gagne une zone d’hivernage (zone boisée) sans se reproduire dans les graines stockées. Ainsi, aucune nouvelle graine n’est attaquée pendant le stockage. Surveiller de début floraison à fin floraison. Sur les gousses, observer les œufs de forme allongée (0,6 x 1,5 mm) et de couleur blanc crème afin d’identifier la présence de l’insecte dans la parcelle. Les bruches provoquent une faible perte de rendement mais affectent la qualité des graines. Les orifices formés dans les graines sont préjudiciables en alimentation humaine (seuil de 1 à 3%) et pour la production de semences (pouvoir germinatif faible). En alimentation animale, les seuils de dégâts tolérés sont élevés (10 %).

Ne pas confondre la bruche du pois avec la bruche de la féverole.

Règle de décision

Aucun insecticide actuel n’est efficace contre les larves qui pénètrent directement dans les gousses après éclosion. Une seule application de lambda-cyhalothrine est réglementairement possible en floraison pour lutter contre la bruche. Pour une efficacité maximale, la positionner à partir du stade jeunes gousses 2 cm et lorsque les températures maximales journalières sont supérieures ou égales à 20°C pendant au moins 2 jours consécutifs (les bruches sont alors actives). Utiliser un volume d’eau de 150-200 l/ha pour assurer une bonne protection de la partie de la plante en fleurs. Si les températures sont élevées de nombreux jours pendant la floraison et favorables à l’activité des bruches, le seul traitement permis par la réglementation ne garantit pas d’atteindre le seuil requis en alimentation humaine. Afin de respecter la législation abeilles, traiter de préférence le soir en dehors des heures de butinage.

Une lutte collective est souhaitable au sein d’un bassin de production, car les bruches se déplacent beaucoup.

Stade sensible Comment les détecter Conditions favorables Seuil
Stade JG2 cm et fin floraison + 10 jours (commencer la surveillance à partir de début floraison) Observation visuelle sur la végétation Bruches actives lorsque Tmax>= 20°C pendant au moins 2 jours consécutifs

Absence de seuil.

Utiliser un volume d’eau de 150-200 l/ha.

Traiter de préférence le soir en dehors des heures de butinage.

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