Floraison

Préparation des sols argileux

Eviter le labour en interculture courte, responsable de la formation de mottes difficiles à gérer et rédhibitoires si la reprise de labour est retardée ou a lieu au mauvais moment.

Préférer un travail précoce (1 ou 2 passages selon les besoins, à la profondeur souhaitée) avec un outil à dents (chisel, canadien ou vibroflex).

Effectuer un roulage après chaque action pour limiter l’assèchement et l’évaporation.

​​​​​​​roulage en sols argileux

N’effectuer aucune action mécanique tardive sous peine d’assécher le sol en profondeur. Lors de phases sèches, les mottes sont déshydratées sur plusieurs faces. Si l’assèchement superficiel est difficile à éviter, si ce n’est en favorisant un mulch pailleux, l’assèchement en profondeur peut et doit l’être. Pour cela, il faut éviter des travaux profonds tardifs.

Améliorer la fertilité

La croissance dynamique et continue du colza à l’automne (pas d’arrêt de croissance / de rougissement) permet au colza de limiter fortement les dégâts de larves d’altises ou de charançons du bourgeon terminal. La disponibilité en azote et phosphore est alors essentielle. Dans les parcelles à faible disponibilité en azote et phosphore, plusieurs leviers sont possibles :

  • Apport de fertilisant organique avant le semis
  • Applications d’engrais composé NP ou NPK en localisé (maximum 10 u d’azote) ou en plein (maximum 30 u d’azote). Attention, dans les zones vulnérables liées à la directive nitrates, ce conseil doit être adapté à la réglementation qui fixe des périodes d’interdiction d’apport des fertilisants azotés (le plus souvent du 1er septembre au 30 janvier) et des conditions d’apports (localisation, dose). Se reporter impérativement à la réglementation en vigueur. Les effets bénéfiques de ces apports d’azote apparaissent à partir du stade 3-4 feuilles. Ils sont inutiles lorsque le colza est mal implanté : levée tardive et mauvaise structure de peuplement. Ils ne permettent pas dans ce cas d’améliorer une situation compromise.
  • Association de légumineuses gélives au colza : Sous réserve d’une levée précoce, les légumineuses associées au colza (féverole, lentille, trèfle d’Alexandrie, gesse, fénugrec, vesces, etc) améliorent la nutrition du colza à l’automne et augmente la biomasse aérienne et racinaire produite. Il est rare d’observer des phénomènes de faim d’azote dans les parcelles de colza associé.