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Préparation de campagne

Le choix variétal, la base de la gestion des maladies du tournesol

La protection du tournesol contre les maladies est avant tout basée sur la résistance génétique.

champ de tournesol

En effet, pour la plupart des maladies du tournesol - mildiou, sclérotinioses, phomopsis et verticilliose - à l’exception du phoma, il existe une solution variétale adaptée à la situation parasitaire dominante de la parcelle.

Face au sclérotinia, le tournesol ne dispose que de résistances partielles et chaque organe a son propre niveau de résistance. Ainsi, une même variété peut être sensible aux attaques au collet et peu sensible aux attaques sur capitule. Le choix variétal est donc à raisonner en fonction de la forme d’attaque la plus fréquente dans sa parcelle.

Face au phomopsis, dans les régions où de fortes attaques sont régulièrement observées, notamment dans le Sud-Ouest (Cf carte), privilégier des variétés résistantes ou très peu sensibles. Les variétés peu sensibles sont conseillées chez les producteurs prêts à traiter si besoin.

Face au verticillium, la tolérance variétale est le seul moyen de lutte efficace. Dans les zones de production touchées par la maladie (voir carte : le Sud-Ouest ou certains secteurs du Centre-Ouest et du Centre,) optez pour des variétés très peu sensibles, voire peu sensibles, dans toutes les parcelles où la maladie s’est déjà manifestée. Dans les zones de production où la maladie n'a pas encore été détectée, le choix variétal n’est pas contraint.

Selon leur profil de résistance, les variétés permettent de contrôler tout ou partie des races de mildiou présentes sur notre territoire. Le principe d’une lutte durable contre le mildiou repose sur une utilisation raisonnée de ces résistances, pour maintenir leur efficacité dans le temps et limiter le risque d’apparition de nouvelles races (voir article Gestion durable du mildiou).

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Cependant, comme aucune des variétés n’est résistante à l’ensemble des maladies, le choix de la variété est à raisonner en fonction de la fréquence des risques maladies encourus dans la parcelle. Par exemple dans le Sud-Ouest, si les maladies les plus fréquentes sont le mildiou, le phomopsis, le verticillium, le choix se portera dans la mesure du possible sur une variété avec un bon niveau de résistance vis-à-vis de ces trois bioagresseurs.

Pour une gestion durable, la lutte génétique n’est pas le seul levier à considérer et s’accompagne le plus souvent de bonnes pratiques agronomiques (rotation, implantation, irrigation…) et d’une protection fongicide seulement si besoin.