Floraison

En savoir plus sur l’orobanche rameuse

Connaitre l’orobanche rameuse 

Dépourvue de chlorophylle, l’orobanche rameuse parasite est capable de parasiter de nombreuses espèces végétales, aussi bien des cultures d’hiver que de printemps (colza, chanvre, tabac, melon, tournesol, tomate…) mais aussi des adventices que l’on peut retrouver dans les parcelles de colza (ammi majus, gaillet grateron, calépine…).  

orobanche rameuse

La plante parasite présente sous forme de graines dans les sols, se fixe dès l’automne, après stimulation de germination des graines d’orobanche par les exsudats racinaires des hôtes en présence. Une fois fixée, l’orobanche détourne nutriment, eau et sels minéraux pour croitre et se multiplier. Jusqu’à la reprise de végétation, son développement reste souterrain. Des tubercules se forment au milieu des racines. A partir de la montaison du colza, se forme une tige le plus souvent ramifiée à partir des tubercules, qui émerge hors du sol. Celle-ci développe une hampe florale dont les fleurs sont jaunes pâles ornées de bleu violet. Après fructification, chaque hampe va libérer des milliers de graines de la taille de grains de poussières.  

Différents travaux d’analyses génétique et d’infestations croisées ont mis en avant qu’il existe trois types d’orobanche rameuse. Dans l’ouest, seul le type 1 a été recensé alors que les 3 autres sont retrouvés en proportion variable dans les autres régions. Il semble que le spectre d’hôte varie selon le type. Ainsi bien que le type 1 parasite colza, tabac ou tournesol, il n’est pas présent sur chanvre. De plus, le type 1 se différencie des deux autres par une croissance moindre sur des espèces hôtes communes. Enfin, des différences phénotypiques apparaissent entre populations : degrés de ramification, taille des tiges, couleur des fleurs…

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Cycle de l’orobanche rameuse et symptômes sur colza 

 

Depuis plusieurs années, Terres Inovia assure un suivi de la zone d’extension du parasite, en collaboration avec plusieurs partenaires (dont les Chambres d’agriculture des Deux-Sèvres, de Vendée et de l’Aube), l’ANITTA (Association nationale interprofessionnelle et technique du tabac, devenue Arvalis-Institut du végétal). Ce travail de surveillance est réalisé depuis 2010 grâce à une enquête en ligne. 

L’orobanche rameuse est présente principalement dans l’Ouest de la France, en Poitou-Charentes et en Vendée. Elle est également détectée de plus en plus régulièrement dans le Nord-Est de la France (et notamment dans l’Aube, essentiellement sur chanvre et sur quelques parcelles de colza). Elle est trouvée de façon très localisée sur quelques parcelles, dans le Sud. 

Les pertes de qualité et de rendement peuvent atteindre 100% de la récolte pour les parcelles les plus infestées. 

Mieux la gérer 

Face au risque d'infestation croissante des parcelles par ce parasite, Terres Inovia et ses partenaires en région préconisent un plan de prophylaxie et de lutte pour limiter l'expansion du parasite, abaisser son stock grainier dans les sols, et limiter sa nuisibilité sur les cultures. Ces conseils sont distillés tout au long de la campagne dans votre suivi de parcelle. Des mesures agronomiques et prophylactiques sont à associer systématiquement à un choix variétal adapté avec ou sans chimie

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