POIS DE PRINTEMPS

Choix de la parcelle de pois

Opter pour une parcelle saine ou faiblement infestée par aphanomyces

Parcelle de pois contaminée par aphanomyces

Parcelle de pois contaminée par aphanomyces

  • Les pertes de rendement liées aux attaques d’aphanomyces peuvent atteindre 30-40 q/ha sur pois de printemps, dans les foyers infestés, en cas de printemps pluvieux et doux, ou sous-irrigation.
  • Le pois est très sensible à Aphanomyces euteiches (champignon responsable de la pourriture de ses racines) comme d’autres cultures multiplicatrices du pathogène (la lentille, la gesse, certaines variétés de vesce et de trèfle blanc). La luzerne, sensible en conditions contrôlées, ne l’est pas en plein champ. Le lupin, le pois chiche ou le fénugrec sont des espèces tolérantes ou « non hôtes ». La féverole et le soja sont hôtes mais très résistantes au pathogène. La majorité des variétés de trèfle sont très résistantes.
  • Réaliser un test de potentiel infectieux (PI) pour gérer le risque aphanomyces d’autant plus si des légumineuses sensibles ont été cultivées sur la parcelle. Prélever un échantillon de sol de la parcelle pour écarter celles fortement contaminées avant de prendre les décisions d’assolement.
  • Les sols de craie étant peu réceptifs, les cas de fort PI y sont très rares.

Choisir des sols légers et profonds

pois au stade 5 feuilles

Pois au stade 5 feuilles

  • Le sol doit être bien aéré et sans obstacles au-delà de 10-15cm de profondeur pour être favorable au développement des nodosités et à l’enracinement.
  • Limiter le risque de stress hydrique en évitant les sols séchants (sols très superficiels ou caillouteux non irrigués). Le pois est assez sensible à la sécheresse en raison de son enracinement peu profond (inférieur à 80 cm) et relativement peu ramifié.
  • Privilégier des sols assez profonds, si possible avec 150 mm de réserve utile, car le pois de printemps doit être bien alimenté en eau jusqu’à mi-juin, voire fin juin. Le pois d’hiver supporte d’être implanté dans es sols plus superficiels avec 70-80 mm de réserve utile.
  • Les sols argileux lourds et les limons battants hydromorphes sont peu adaptés à la culture du pois, car ils sont plus sensibles au tassement, qui limite la mise en place des racines. En cas de pluie abondante en hiver, ces sols se gorgent d’eau et la plante s’asphyxie.