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Poiseul la Ville (21) - Visite plate forme désherbage colza

28 février 2018

Visite plateforme d’essais désherbage colza La maîtrise des géranium, du gaillet, des ombellifères et des graminées est une problématique importante dans la conduite du colza. En complément des leviers agronomiques, de nouveaux herbicides font leur apparition Le mercredi 28 février 2018 à Poiseul la Ville (21)

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Bruche sur pois

Rendement peu affecté, qualité altérée

La bruche (Bruchus pisorum) est un petit coléoptère de 4 mm de long, dont l’abdomen possède deux taches noires reconnaissables. Sa larve, apode, au corps blanc et à la tête brune, mesure 5-6 mm. La bruche présente une seule génération par an.

L’adulte pond sur les gousses. Après éclosion, la larve pénètre directement, sans se « balader » contrairement à la tordeuse, dans la gousse puis dans la graine. Elle s’y développe pour donner un adulte qui sort de la graine en faisant un trou bien rond. Ce dernier gagne une zone d’hivernage (zone boisée) sans se reproduire dans les graines stockées. Ainsi, aucune nouvelle graine n’est attaquée pendant le stockage.

Surveiller de début floraison à fin floraison. Sur les gousses, observer les œufs de forme allongée (0,6 x 1,5 mm) et de couleur blanc crème afin d’identifier la présence de l’insecte dans la parcelle.

Les bruches provoquent une faible perte de rendement mais affectent la qualité des graines. Les orifices formés dans les graines sont préjudiciables en alimentation humaine (seuil de 1 à 3%) et pour la production de semences (pouvoir germinatif faible). En alimentation animale, les seuils de dégâts tolérés sont élevés (10%).

  

Gérer la lutte contre la bruche en culture

Aucun insecticide n’est efficace contre les larves qui pénètrent directement dans les gousses après éclosion. Une seule application est réglementairement possible en floraison pour lutter contre la bruche. Pour une efficacité maximale, la positionner à partir du stade jeunes gousses 2 cm et lorsque les températures maximales journalières sont supérieures ou égales à 20°C pendant au moins 2 jours consécutifs (les bruches sont alors actives). Utiliser un volume d’eau de 150-200 l/ha pour assurer une bonne protection de la partie de la plante en fleurs. Si les températures sont élevées de nombreux jours pendant la floraison et favorables à l’activité des bruches, le seul traitement permis par la réglementation ne garantit pas d’atteindre le seuil requis en alimentation humaine.


Afin de respecter la législation abeilles, traiter le soir en dehors des heures de butinage.

Une lutte collective est souhaitable au sein d’un bassin de production, car les bruches se déplacent beaucoup. Un traitement est d’autant plus efficace que la température maximale se maintient au-delà de 20°C pendant les 4 jours suivants l’intervention.

Afin de respecter la législation abeilles, traiter le soir en dehors des heures de butinage. Arrêter les traitements à fin floraison.

Le renouvellement d’autorisation du 30 avril 2013 pour la lambda-cyhalothrine précise de nouvelles conditions d’emploi : 2 applications maximum de la matière active par campagne dont 1 seule en phase de floraison.

Intervenir au stockage

A la récolte, il reste souvent des graines bruchées d’où sortiront des adultes au cours du stockage. Or, il ne doit pas y avoir d’insectes vivants pour commercialiser les graines. En tuant ces bruches au stockage, l’intervention contribue à réduire les populations l’année suivante.

Traiter les graines de pois au stockage

La fumigation phosphine (phosphure d’aluminium ou de magnésium) tue tous les insectes y compris les larves à l’intérieur des graines. Elle ne laisse aucun résidu, mais très peu d’OS français sont équipés (nécessité de silos étanches et d’un opérateur agréé). Cette technique est utilisée essentiellement dans les ports de chargement ;

L’insecticide de stockage K-OBIOL ULV 6 est le seul produit homologué sur pois (et féverole) en France. Le produit n’est pas cher et n’engendre pas de risque de dépassement de la LMR (limite maximale de résidus). Bien qu’efficace, il semble assez peu utilisé par les OS ;

Le chauffage est un traitement coûteux qui impose un compromis entre températures élevées pour tuer les bruches mais pas trop pour ne pas altérer la couleur des graines ;

Le tri mécanique en hiver consiste à éliminer les déchets après que les bruches adultes sont sorties des graines. C’est assez pratiqué, notamment en agriculture biologique, mais cela impose un délai avant la commercialisation. Il existe un risque de dispersion de bruches dans l’environnement.
Abaisser la température des graines ne permet pas de lutter contre les bruches, seulement d’assurer leur bonne conservation.

Page rédigée par Terres Inovia à partir de son expertise et des publications d’ARVALIS ‐ Institut du végétal et de l’UNIP.

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