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29 novembre 2017

Le 29 novembre 2017 - Dans un contexte agricole et territorial en pleine mutation, l’APCA et l’Acta-(...)


Communiqué de presse : "Le semis de colza associé à des légumineuses : une des clefs pour l'essor de cette filière bio dans le Sud-Ouest"

17 novembre 2017

Paris, le 16 novembre 2017 – Cultiver du colza en agriculture biologique c’est possible ! En plaçant(...)


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Pois : parcelle et rotations

Choisir des sols légers et profonds

Un horizon de surface bien aéré

• Le sol doit être bien aéré et sans obstacles au-delà de 10-15 cm de profondeur pour être favorable au développement des nodosités et à l’enracinement.

Limiter le risque de stress hydrique

• En évitant les sols séchants (sols très superficiels ou caillouteux non irrigués). Le pois est assez sensible à la sécheresse en raison de son enracinement peu profond (inférieur à 80 cm) et relativement peu ramifié.

Privilégiez des sols assez profond

• si possible avec 150 mm de réserve utile, car le pois de printemps doit être bien alimenté en eau jusqu’à mi-juin, voire fin juin. Le pois d’hiver supporte d’être implanté dans des sols plus superficiels avec 70-80 mm de réserve utile.

Ecarter les sols argileux lourds

• Les sols argileux lourds et les limons battants hydromorphes sont peu adaptés à la culture de pois, car ils sont plus sensibles au tassement, qui limite la mise en place des racines. En cas de pluie abondante en hiver, ces sols se gorgent d’eau et la plante s’asphyxie.

    

Opter pour une parcelle saine ou faiblement infestée par Aphanomyces

Les pertes de rendement liées aux attaques d’aphanomyces peuvent atteindre 30-40 q/ha sur pois de printemps, dans les foyers infestés, en cas de printemps pluvieux et doux, ou sous irrigation.

• Le pois est très sensible à Aphanomyces euteiches(champignon responsable de la pourriture de ses racines) comme d’autres cultures multiplicatrices du pathogène : la lentille, la gesse, certaines variétés de vesce et de trèfle blanc. La luzerne, sensible en conditions contrôlées ne l’est pas en plein champ.

Le lupin, le pois chiche ou le fénugrec sont des espèces tolérantes ou “non hôtes”. La féverole et le soja sont hôtes mais très résistants au pathogène. La majorité des variétés de trèfle sont très résistantes.
• Réalisez un test de potentiel infectieux (PI) pour gérer le risque aphanomyces d’autant plus si des légumineuses sensibles ont été cultivées sur la parcelle. Prélevez un échantillon de sol de la parcelle pour écarter celles fortement contaminées avant de prendre les décisions d’assolement.
• Les sols de craie étant peu réceptifs, les cas de fort PI y sont très rares.

Aphanomyces

  

Place du pois dans la rotation

Une fois le risque Aphanomyces écarté, des précautions complémentaires sont à prendre.

Alterner les têtes de rotation

C’est un élément clé de la compétitivité des oléo-protéagineux et un atout pour réduire les coûts de production sur l’ensemble des cultures de la rotation.

Alterner le pois, la féverole ou le colza en précédents du blé limite les risques parasitaires qui leur sont spécifiques (mildiou en pois, nématodes en féverole…). De plus, le pois étant peu sensible au sclérotinia, il peut être introduit dans des rotations avec du colza.

Respecter un délai de 5 à 6 ans entre 2 pois

Le pois, comme la plupart des autres têtes de rotation, ne doit pas revenir trop souvent dans la même parcelle. Une fréquence de retour de 5 à 6 ans constitue un rythme raisonnable. Cependant, l'Aphanomyces du pois a une durée de conservation bien supérieure à 6 ans. La gestion de ce risque nécessite une vigilance particulière et ne peut reposer uniquement sur la fréquence de retour.

      

Exemples de rotations

En conventionnel

• Insérer un pois entre 2 blés : (1/5)


• Insérer 1 pois avant 1 colza : (1/7)


• Remplacer 1 orge par 1 pois : (1/6)


Ces 3 exemples de rotations ont été analysés - en termes agronomiques, économiques et environnementaux - en Beauce, Bourgogne, dans le Thymerais (Eure-et-Loir) et sur le plateau lorrain.

Ils ont permis d’évaluer l’impact positif de l’introduction d’un pois dans la majorité des comparaisons avec la succession témoin de la région. On observe en effet une baisse significative des impacts environnementaux liés au poste azote (GES, consommation d'énergie non renouvelable, acidification) et une marge semi-directe équivalente ou meilleure.

En culture biologique

En agriculture biologique, le pois protéagineux est moins fréquemment cultivé seul. On trouve surtout du pois fourrager associé à du triticale, qui lui sert de tuteur. La répartition des ressources est optimisée, car la céréale utilise l’azote minéral du sol et la légumineuse privilégie d’autant plus sa capacité de fixation symbiotique pour utiliser l’azote de l’air. Au semis, la proportion est de 70% de pois fourrager et 30% de triticale.

Exemples de rotations :


Source : RotAB/ITAB

Page rédigée par Terres Inovia à partir de son expertise et des publications d’ARVALIS ‐ Institut du végétal et de l’UNIP.

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