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Communiqué de presse : "Récolte 2017 de céréales à paille, colza et pois : volumes et qualités au rendez-vous"

09 août 2017

Le 8 août 2017 - La récolte de colza et de pois protéagineux s’annonce très satisfaisante en volume (...)


Communiqué de presse : "Moisson 2017 : cultivons nos protéagineux !"

07 août 2017

Paris, le 7 août 2017 - La moisson 2017 va bientôt s'achever et les premiers résultats en pois, nota(...)


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Pois : parcelle et rotations

Choisir des sols légers et profonds

Le sol doit être poreux, non tassé, favorable au développement des nodosités et à l’enracinement. La réserve hydrique doit être suffisante.

Un horizon de surface bien aéré

Pour un bon enracinement et le fonctionnement des nodosités, rechercher un horizon de surface bien aéré, sans obstacles au-delà de 10-15 cm de profondeur.

Limiter le risque de stress hydrique en évitant les sols séchants

Le pois est une espèce assez sensible à la sécheresse en raison de son enracinement peu profond (inférieur à 80 cm) et relativement peu ramifié. Il convient donc d'éviter les sols très superficiels ou caillouteux non irrigués.
Privilégier des sols assez profonds, si possible avec 150 mm de réserve utile, car le pois de printemps doit être bien alimenté en eau jusqu’à mi-juin, voire fin juin. Le pois d’hiver supporte d’être implanté dans des sols des sols plus superficiels avec 100 mm de réserve utile.

Ecarter les sols argileux lourds

Les sols argileux lourds et les limons battants hydromorphes sont peu adaptés à la culture de pois, car :

- ils sont plus sensibles au tassement, qui limite la mise en place des racines ;

- en cas de pluie abondante en hiver, ils se gorgent d’eau et la plante s’asphyxie.

    

Opter pour une parcelle saine ou faiblement infestée par Aphanomyces

Les pertes de rendement liées aux attaques d’Aphanomyces peuvent atteindre 50 q/ha sur pois de printemps, dans les foyers infestés, en cas de printemps pluvieux et doux, ou d'irrigation.

Réaliser un test de Potentiel Infectieux (PI) pour gérer le risque Aphanomyces. Prélever un échantillon de sol de la parcelle pour écarter les parcelles fortement contaminées avant de prendre les décisions d’assolement.

L’absence de foyers observés sur le pois précédent n’est pas une garantie de risque faible.

Les sols de craie sont peu réceptifs ; les cas de fort PI y sont très rares.

Aphanomyces

  

Place du pois dans la rotation

Une fois le risque Aphanomyces écarté, des précautions complémentaires sont à prendre.

Alterner les têtes de rotation

C’est un élément clé de la compétitivité des oléo-protéagineux et un atout pour réduire les coûts de production sur l’ensemble des cultures de la rotation.

Alterner le pois, la féverole ou le colza en précédents du blé limite les risques parasitaires qui leur sont spécifiques (mildiou en pois, nématodes en féverole…). De plus, le pois étant peu sensible au sclérotinia, il peut être introduit dans des rotations avec du colza.

Respecter un délai de 5 à 6 ans entre 2 pois

Le pois, comme la plupart des autres têtes de rotation, ne doit pas revenir trop souvent dans la même parcelle. Une fréquence de retour de 5 à 6 ans constitue un rythme raisonnable. Cependant, l'Aphanomyces du pois a une durée de conservation bien supérieure à 6 ans. La gestion de ce risque nécessite une vigilance particulière et ne peut reposer uniquement sur la fréquence de retour.

      

Exemples de rotations

En conventionnel

• Insérer un pois entre 2 blés : (1/5)


• Insérer 1 pois avant 1 colza : (1/7)


• Remplacer 1 orge par 1 pois : (1/6)


Ces 3 exemples de rotations ont été analysés - en termes agronomiques, économiques et environnementaux - en Beauce, Bourgogne, dans le Thymerais (Eure-et-Loir) et sur le plateau lorrain.

Ils ont permis d’évaluer l’impact positif de l’introduction d’un pois dans la majorité des comparaisons avec la succession témoin de la région. On observe en effet une baisse significative des impacts environnementaux liés au poste azote (GES, consommation d'énergie non renouvelable, acidification) et une marge semi-directe équivalente ou meilleure.

En culture biologique

En agriculture biologique, le pois protéagineux est moins fréquemment cultivé seul. On trouve surtout du pois fourrager associé à du triticale, qui lui sert de tuteur. La répartition des ressources est optimisée, car la céréale utilise l’azote minéral du sol et la légumineuse privilégie d’autant plus sa capacité de fixation symbiotique pour utiliser l’azote de l’air. Au semis, la proportion est de 70% de pois fourrager et 30% de triticale.

Exemples de rotations :


Source : RotAB/ITAB

Page rédigée par Terres Inovia à partir de son expertise et des publications d’ARVALIS ‐ Institut du végétal et de l’UNIP.

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