Lupin d'hiver ou lupin de printemps ?
Les lupins d’hiver et de printemps
• sont très sensibles à l’excès d’eau et à la présence de calcaire : ils ont besoin de sols sains et sans calcaire actif (taux de CaCO3 total inférieur à 2,5 %) ;
• n’apprécient pas les sols limoneux, froids et battants qui ralentissent la levée et donc pénalisent leur implantation ;
• ont des potentiels de rendements voisins : 50 q/ha pour le type hiver, 40 q/ha pour le type printemps ;
• ont des cycles longs : 7 à 8 mois pour le type printemps, 11 mois pour le type hiver.
Dans certaines zones, et en cas d’été frais et humide, le cycle peut être allongé, rendant la récolte du lupin de printemps difficile. Évitez de choisir des variétés tardives dans ces situations.
Le lupin d’hiver
• nécessite une parcelle très propre, exempte de vivaces ;
• a une résistance au froid moyenne, ce qui limite sa zone de production à l’Ouest et au Sud ;
• permet un rendement plus régulier et supérieur au lupin de printemps (5 à 10 q/ha).
Le lupin de printemps
• est moins sensible à l’enherbement et n’est pas confronté aux risques de gel en hiver et aux potentielles pertes imputables à cette situation ;
• est plus sensible à l’anthracnose et sera plus soumis aux ravageurs (thrips et sitones en particulier) ;
• peut être cultivé dans toute la moitié ouest de la France ;
• est beaucoup plus exposé aux coups de chaleur à la floraison et au stress hydrique. Or, son rendement est lié à la pluviométrie de juin et juillet.
Il existe d’autres espèces de lupin doux
En plus du lupin blanc (Lupinus albus), le lupin bleu à feuilles étroites (Lupinus angustifolius) et le lupin jaune (Lupinus luteus) sont cultivés essentiellement en Australie et en Europe de l’Est. Les surfaces restent anecdotiques en France.



























