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19 septembre 2017

Avec des surfaces d’oléo-protéagineux cultivées en agriculture biologique qui progressent de manière(...)


Communiqué de presse "Plateforme Syppre vandalisée à Montesquieu-Lauragais"

22 août 2017

ARVALIS - Institut du végétal, l’Institut Technique de la Betterave et Terres Inovia portent plainte(...)


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Variétés

Caractéristiques des variétés de féverole

Résultats 2016 d'évaluation des variétés de féverole de printemps

18 novembre 2016

Synthèse variétale féverole de printemps 2016 (PDF 210 Ko)

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Résultats 2016 d'évaluation des variétés de féverole d'hiver

17 octobre 2016

Synthèse variétale féverole d'hiver 2016 (PDF 180 Ko)

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Nouvelles variétés 2016

02 février 2016

Nouvelles variétés - Inscriptions CTPS pour 2016 (PDF 95 Ko)

Semences de féverole

  

Une composition variable

En France, la majorité des féveroles actuellement cultivées est à fleurs colorées. Parmi celles-ci, certaines ont une faible teneur en vicine-convicine (composés anti-nutritionnels). Ce sont les plus intéressantes pour l’ensemble des débouchés.
Quelques variétés à fleurs blanches (absence de tanins) existent, mais représentent un faible pourcentage de la sole, car elles ont une productivité inférieure à celle des fleurs colorées.

  

Féverole d’hiver ou féverole de printemps ?

La féverole d’hiver est cultivée essentiellement dans la moitié ouest de la France. Il s’en cultive aussi un peu dans la région Centre, alors que les variétés de printemps sont davantage présentes dans un grand tiers nord. Le type hiver présente l’intérêt d’être récolté plus précocement que la féverole de printemps, juste après les blés. Cela limite les risques de stress hydrique et thermique en fin de cycle. Cependant, il existe plus de variétés disponibles en féverole de printemps qu'en féverole d'hiver.
Les conditions climatiques exceptionnelles de l’année 2016 n’ont pas été favorables aux féveroles d’hiver. L’excès de pluie, les gelées tardives et le manque de rayonnement ont été défavorables à la nouaison (absence de gousses) et au remplissage des graines. Les pollinisateurs étaient également peu nombreux. Cependant, le Sud et les bordures maritimes ont bénéficié de bonnes conditions permettant d’exprimer tout le potentiel de cette espèce.
Les féveroles de printemps se sont développées dans de meilleures conditions (floraison plus longue) et ont eu un niveau de rendement supérieur à celui de l’année 2015. La zone de prédilection pour ce type de féverole reste la zone bordure maritime.

Variétés de féverole d’hiver

Les variétés AXEL et IRENA, restent des valeurs sures. TUNDRA (2015) a confirmé un bon niveau de rendement, déjà observé en 2015. La nouveauté HONEY obtient un niveau de rendement satisfaisant, qui demande confirmation.  Les autres variétés testées DIVA, OLAN, ORGANDI et NEBRASKA (inscrite en 2015) sont en retrait dans les conditions de l’année 2016.

Pour réussir la culture de la féverole d’hiver, il est important de choisir une variété résistante au froid et impératif de semer à 7-8 cm de profondeur.
• Rendement. Moyenne nationale : 25 à 45 q/ha. Le rendement en féverole d’hiver est moins important qu’en féverole de printemps, dont la sélection est plus dynamique.
Résistance au gel. DIVA est actuellement la variété la plus résistante au froid (niveau :  12 °C). D’où l’importance de semer profond. Elle est suivie de près par DIVER et NORDICA. L’absence de gel en 2015 et 2016 n’a pas permis de classer les nouveautés.
Hauteur Il peut arriver que la tige casse ou verse lorsque les plantes sont très hautes.
Résistance à la sécheresse. La féverole d’hiver est moins sensible au stress hydrique estival que la féverole de printemps, du fait de son cycle plus précoce. En revanche, elle supporte mal les sols hydromorphes (excès d’eau).
Résistance aux maladies. Certaines variétés de féverole d’hiver semblent présenter des comportements différents face à l’ascochytose.
Pouvoir étouffant. Grâce à ses ramifications, la féverole d’hiver étouffe davantage les adventices que le type printemps.

Variétés de féverole de printemps

La quasi-totalité des féveroles de printemps cultivées en France sont à fleurs colorées. Elles conviennent à l’alimentation humaine, le principal débouché, et peuvent aussi être utilisées comme ingrédients pour la meunerie ou en alimentation animale.
• Rendement.  Moyenne nationale : 30 à 50 q/ha. Le rendement de la féverole de printemps est très variable entre années et entre régions. Il est très dépendant des conditions d’alimentation hydrique en été et des niveaux de température. Le niveau de rendement 2015 était particulièrement faible, en raison d’un temps très sec et de températures particulièrement élevées en juillet. En 2016, le rendement moyen est supérieur d’environ 6 q/ha par rapport à celui de 2015.
Résistance aux maladies. La féverole de printemps est moins attaquée par les  maladies (ascochytose, botrytis, rouille) que la féverole d’hiver.

  

Variétés et débouchés

Les teneurs en protéines et en facteurs anti-nutritionnels, comme la vicine-convicine ou les tanins, sont variables entre variétés. En pratique, toutes les variétés peuvent convenir pour tous les débouchés, en alimentation animale comme en alimentation humaine.
La variété de référence ESPRESSO est en retrait cette année comme la nouveauté NAKKA (2016).  Les autres nouveautés, TRUMPET et SCOOP, obtiennent de bons résultats, qui demandent confirmation. TIFFANY,  qui s’était déjà bien comportée en 2015, obtient d’excellents résultats avec la particularité d’être à faible teneur en vicine convicine. BOXER et FANFARE sont bien placées.  Les nouveautés AMIGO et FERNANDO,  variétés à fleurs blanches (absence de tanins) sont en net retrait en termes de rendement  mais possèdent une teneur très élevée en protéines, qui peut convenir  à certains marchés.

Pour le débouché alimentation humaine (export vers l'Egypte)

Les féveroles sont commercialisées sous forme de graines entières. Les lots doivent donc présenter une bonne qualité visuelle. Le taux de graines bruchées doit se situer entre 1 % et 3% maximum. Cependant, ces deux dernières années, les lots de féverole présentaient des taux beaucoup plus élevés en raison d’une lutte en végétation, limitée en nombre d’applications et avec des produits peu efficaces. La commercialisation sur ce marché est de ce fait devenue difficile.
A cause des tanins contenus dans les variétés à fleurs colorées, les graines foncent progressivement : éviter de mélanger des lots de 2 années de récolte différentes car ils n’auront pas la même couleur.
Les variétés à faible teneur en vicine-convicine évitent les risques de favisme (forme d’anémie assez grave) chez les hommes sensibles (2 à 10 % de la population méditerranéenne). Ce critère n’est ni demandé, ni valorisé par le marché.

En alimentation des volailles

Les variétés à teneur élevée en protéines sont appréciées. Cependant, les tanins et la vicine-convicine diminuent la digestibilité de l’énergie et des protéines pour les volailles. La vicine-convicine entraîne aussi une baisse du poids de l’œuf. En filières contractuelles types volailles de chair label ou pondeuses, les variétés de type FÉVITA® (comme MANDOLINE) qui combinent fleurs blanches et faible taux en vicine-convicine pourraient être valorisées (7 à 16 % de plus que les variétés classiques à faible teneur en protéines type ESPRESSO). Cependant elles ne sont pas cultivées car sont beaucoup moins productives que les variétés à fleurs colorées.

En alimentation des poissons

Le prix d’intérêt est fortement augmenté par des taux de protéines élevés. Cependant, cette valorisation n’est envisageable que dans le cadre de filières tracées. Pour cette utilisation, les féveroles sont décortiquées, ce qui permet d’augmenter la teneur en protéines.

Page rédigée par Terres Inovia à partir de son expertise et des publications d’ARVALIS ‐ Institut du végétal et de l’UNIP.

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