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La féverole : atouts économiques

Potentiel de rendement élevé

La féverole de printemps peut offrir des rendements très élevés (jusqu’à 80 q/ha) en conditions de sols profonds et lors d’étés tempérés et humides (Nord-Ouest de la France).

La féverole d’hiver présente des rendements inférieurs à ceux de la féverole de printemps, mais elle reste intéressante dans l’ouest de la France (40-45 q/ha).

  

Effet précédent

La féverole est une tête d’assolement qui assure des gains de rendement et des économies d’azote pour le blé suivant.

Introduire une féverole dans la rotation permet de diminuer la pression des maladies et des adventices.

  

Des charges opérationnelles limitées

Les charges spécifiques à la féverole, proches de celles du pois et donc inférieures à celles du blé ou du colza, dépendent beaucoup du coût des semences et du débouché visé :

• la féverole d’hiver est souvent cultivée en agriculture biologique ou dans des systèmes extensifs à destination de l’élevage (autoconsommation) dans l’ouest de la France : de ce fait les charges sont limitées ;

• la féverole de printemps, principalement cultivée dans le nord-ouest de la France pour le débouché alimentation humaine, présente souvent un poste insecticides élevé (lutte contre la bruche).

  

Un prix de vente supérieur à celui du blé meunier standard

Entre juillet 2012 et juillet 2013, le prix de la féverole (rendu Rouen) pour le débouché alimentation humaine (Egypte) avait atteint des summums : près de 430 €/t. Celui de la féverole pour l’alimentation des poissons d’élevage en Norvège tournait autour de 350 €/t.

Entre juillet 2013 et juillet 2014, ces deux prix ont baissé pour se rejoindre autour de 290-300 €/t.

  

Une prime couplée spécifique aux protéagineux

Les protéagineux bénéficient d’une aide couplée aux niveaux européen et français.

Europe : dans le cadre de la PAC et à partir de 2015, la France a prévu de coupler 2 % des aides du « premier pilier » pour soutenir la production de protéines végétales, ce qui permet de prolonger le soutien à ces cultures.

Répartition annuelle des aides couplées destinées aux protéines à partir de 2015 :

• 98 M€ : aide entre 100 et 150 € par ha destinée aux éleveurs comptant plus de 5 UGB (herbivores et monogastriques) qui implantent des surfaces en légumineuses fourragères, pures ou en mélange à au moins 50 %,

• 6 M€ : soja,

• 35 M€ : protéagineux,

• 8 M€ : luzerne déshydratée,

• 4 M€ : semences fourragères.

  

Des débouchés en alimentation animale et humaine

 

Répartition de la production de féverole sur les différents débouchés

(Source : UNIP)

 

 

La part de la féverole française en alimentation humaine est passée de 74 % sur la campagne 2008/2009 à 51 % en 2013.

L’alimentation humaine, majoritairement à l’export, est un débouché intéressant dans la mesure où il offre des prix attractifs : ± 300 €/t. La France est le premier exportateur vers l’Egypte depuis 2002/2003 devant le Royaume-Uni et l’Australie. Le Moyen-Orient importe aussi de la féverole française, mais dans une plus faible mesure.

La féverole est largement utilisée en alimentation animale (volailles, porcs, bovins, poissons) en France ou à l’export. La teneur moyenne en protéines des graines se situe en moyenne entre 28 % et 30 % MS.

Le marché limité en meunerie est stable et représente environ 10 000 t.

Page rédigée par Terres Inovia à partir de son expertise et des publications d’ARVALIS ‐ Institut du végétal et de l’UNIP.

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