TERRES INOVIA

Newsletter

Gratuitement dans votre boîte mail : infos et conseils régionaux, nouveautés...

Je m'inscris !

Suivez-nous !

Demande d'une prestation

Remplir le formulaire

Actualités / Presse

Communiqué de presse : "Développer les légumineuses : un enjeu mondial pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement"

17 octobre 2018

Toulouse, le 17 octobre 2018 - Rendez-vous incontournable pour l'ensemble des acteurs de la filière,(...)


Communiqué de presse : "Colza non levé ou irrégulier : ne pas se précipiter pour le remplacer !"

28 septembre 2018

Paris, le 27 septembre 2018 – Avec des conditions climatiques difficiles liées à une période de séch(...)


Toutes les actualités

Naviguer dans la rubrique : Espaces régionaux / Messages techniques / Régions Sud

Point - conseil colza : le manque d'eau pénalise l'implantation des colzas

Vos contacts en Régions Sud

C.Martin-Monjaret (Midi-Pyrénées, Aude-Ouest)

G.Beugniet (L.Roussillon, PACA)

A.Micheneau (Auvergne, Rhône-Alpes)

19/09/2018

De nombreuses parcelles non semées au 18 septembre

Le manque de pluie est un fait préoccupant qui se traduit par des difficultés d’implantation du colza sur l’ensemble des territoires : le point sur la situation.

Sud-Ouest : les semis réalisés en août qui ont bénéficié de pluies suffisantes démarrent bien, mais ces situations rencontrées notamment dans l'Ouest audois sont malheureusement minoritaires. Au 18 septembre on estime qu’environ 30-40 % de la sole Sud-Ouest n’est pas encore semée, soit environ 17300 à 23000 ha sur la base de la sole 2018 qui était de 57 600 ha. 

Sud-Est : très peu de semis ont été réalisés du fait de l'absence de précipitation, tout comme à l’automne 2017.  A noter toutefois la réussite des implantations en vallée de la Durance, essentiellement dans des situations irriguées. Dans les autres secteurs les semis sont en attente de pluie pour lever (Nord du Gard et Vaucluse) ou pour être réalisés. Sur cette région défavorisée par la pluviométrie depuis plusieurs campagnes, la baisse des surfaces déjà significative aux semis 2017 (50 % par rapport à 2016) qui avait réduit la sole colza à 1500 ha pourrait encore s’accentuer.     

En Rhône-Alpes-Auvergne, les semis souvent réalisés dans le sec ont des difficultés à lever et sont très en retard. Dans l’Allier, on compte environ 90% des intentions de semis concrétisées. Néanmoins, à peine un 1/3 de ces surfaces semées sont levées au 15 septembre. Les levées sont très hétérogènes. Les pluies, toujours localisées, devraient permettre d’augmenter dans les prochains jours le taux de parcelles levées. Sur le sud Allier ainsi que dans le Puy-de-Dôme que la situation semble encore plus critique.
En Rhône-Alpes les estimations de surfaces semées sur la moitié nord sont proches de 50 à 60% par rapport aux intentions de semis. Au 15 septembre, on estime à 50% les surfaces semées qui ont levé. Là encore des hétérogénéités intra-parcellaires sont à souligner. Sur une sole de 46630 ha en 2018 pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, 20 à 30 % des surfaces ne seraient pas encore semées à ce jour

Recrudescence des ravageurs : Sur l’ensemble des secteurs, on soulignera une recrudescence des ravageurs (petites altises et tenthrèdes), sur des colzas encore trop peu développés pour supporter leurs attaques.

Pour les producteurs concernés par des semis non réalisés alors que la date optimale est aujourd’hui passée et/ou des levées en difficulté, plusieurs questions se posent.

Que faire si les colzas sont semés mais pas encore levés ?

Saisissez l’opportunité d’irriguer votre parcelle pour la levée !

- Le recours à l’irrigation a été nécessaire dans de nombreuses situations pour permettre les levées.
- Dans les conditions actuellement très sèches, l’irrigation lorsqu’elle est possible permettra d’assurer la levée. Une irrigation de 15 mm suffira à faire lever le colza. On pourra augmenter la quantité d’eau à 25 ou 30 mm pour permettre une alimentation hydrique correcte de la plante si aucune pluie n’est annoncée les jours suivants et éviter ainsi un risque d'échaudage.

 

 

Vérifiez la faculté germinative de vos graines semées

Il s'agit de prendre en compte, le risque de graines inaptes à lever suite à une germination perturbée par les conditions chaudes et sèches.
En pratique : arroser généreusement plusieurs placettes d’1m² dans vos parcelles :
-  Si aucun colza ne lève : remplacement de la culture ou resemis.
-  Si les colzas lèvent avec une densité de 10-15 pieds/m² : tout n’est pas perdu. La survie de la parcelle dépendra du retour des pluies et de la date de levée (cf partie « date limite »)

Il est trop tôt pour décider de retourner sa parcelle

Dans la majorité des cas il est conseillé d’attendre la sortie de l’hiver pour évaluer le potentiel du colza. Retourner un colza est rarement rentable. Il est trop tôt pour prendre une décision. Une communication sera diffusée dans le courant de l’automne pour faire le point sur la situation.

Cas des parcelles en attente d'être semées au 18/09

Jusqu’à quand peut-on raisonnablement semer ?

Si la période optimale de semis est maintenant dépassée, il est envisageable de semer si toutefois des précipitations sont annoncées dans les jours prochains ou si la parcelle est irrigable. La dynamique de développement de la plante avant l’hiver et la gestion du risque lié aux insectes d'automne sont les deux contraintes à considérer. En effet, à partir d'aujourd'hui, la levée du colza puis le développement des jeunes plantes va se dérouler sur une période où les températures et la longueur du jour sont de moins en moins favorables à la croissance.

Période de semis optimale, possible, déconseillée  : conseil et recommandations

Sud-Ouest, Sud-Est, Rhône-Alpes

Auvergne

Recommandations

Période optimale
Du 20/08 au 5/09,
jusqu’au 10/09 pour Sud-Est

Période optimale
Du 10/08 au 1/09,

Un semis à la période optimale, c’est :  un colza vigoureux, plus tolérant vis-à-vis des ravageurs d’automne, bien développé à l’entrée de l’hiver et plus économe en intrants.

Possible jusqu'au

25/09

Possible jusqu'au

20/09

Si le lit de semence est prêt, les conditions météo permettront sans nul doute au colza d'avoir un développement suffisant avant les premiers froids à condition de respecter quelques règles pour limiter les dégâts de la grosse altise, puis du charançon du bourgeon terminal.
ATTENTION : Pour toutes les levées tardives, a fortiori celles qui auront lieu à partir du 20/09, il faut d’ores et déjà s’attendre à faire face à des attaques d’adultes de grosses altises dès la levée et potentiellement importantes, avec un risque de perte de la culture sur les secteurs historiquement les plus concernés.
-    Adapter les modalités de semis (voir encadré en pratique*)
-    Surveillance de la parcelle de rigueur 

Déconseillé après le 25/09

Déconseillé après le 20/09

A compter de cette date la levée du colza puis le développement des jeunes plantes va se dérouler sur une période où les températures et la longueur du jour sont de moins en moins favorables à la croissance et où les ravageurs d'automne seront très présents (Grosse altise et Charançon du bourgeon terminal). Ainsi, ces colzas auront peu de chance de réaliser un développement végétatif suffisant pour assurer un potentiel de rendement acceptable.


  

EN PRATIQUE - Conseil pour  les semis réalisés dès aujourd’hui et jusqu'au 20 ou 25 septembre, selon votre secteur

Objectif :  faire face aux pertes éventuelles de pieds à la levée, aux attaques d’altises adultes début octobre. Des modalités de semis adaptées pourront permettre de limiter les dégâts:

- Augmenter les densités de semis, de l’ordre de 30% par rapport à un semis à date optimale : soit 45 à 50 graines /m² avec un semoir monograine.

- Appliquer un engrais starter (à base de phosphore et d'azote) dans la ligne de semis pour améliorer la vigueur de départ de la culture et permettra aux jeunes plantes de mieux tolérer les attaques de grosses altises.  
Attention toutefois à respecter la réglementation dans les zones vulnérables : à partir du 1er septembre, l’apport d’azote devra être dans tous les cas, localisé dans la ligne de semis et inférieur à 10 unités

- Rouler autour du semis : le roulage, de préférence après le semis (hors terres battantes : boulbènes … ) provoque un effet de perturbation de l’habitat de la grosse altise et de ce fait en limite les attaques. Cette technique offre des résultats positifs exceptés en sols trop motteux.

- Semoir à céréales versus semoir monograine : Dans ce contexte, le positionnement de la graine est moins fondamental  que pour un semis de fin août et le choix du semoir à céréales peut être judicieux (densité de l’ordre de 50-55 graines/m²).
Dans des conditions peu poussantes et du fait d’un écartement entre rangs réduit on obtiendra avec un semoir à céréales, une meilleure répartition spatiale du peuplement et une meilleure couverture du sol qu’avec le semoir monograine.

- Protéger la levée des attaques de limaces dès le semis en cas de pluie significative.

Surveillance de la parcelle de rigueur.

Tout l'enjeu sera de limiter les attaques de la grosse altise entre la levée et le stade 4 feuilles du colza. En effet, ces jeunes colzas semés tardivement seront particulièrement sensibles aux attaques de grosses altises adultes, souvent très préjudiciables à la culture avant le stade 4 feuilles. Rappelons que dès 4 feuilles, le colza peut faire face à ces attaques sans perdre de vigueur et ne nécessite plus de protection insecticide vis-à-vis de cet insecte. Suivre le BSV de votre région

Quelles cultures de remplacement en cas de non semis ?

Remplacer le colza par une céréale d’hiver n’est pas sans conséquence sur les assolements et la gestion de l’enherbement et des maladies telluriques. Le maintien de cultures « têtes de rotation » est essentiel.  Le tableau ci-contre, à télécharger, vous donnera quelques indications sur les cultures envisageables en remplacement du colza.
 [ voir le tableau ]

Si un herbicide a déjà été appliqué sur la parcelle en prévision du semis, le choix de la culture sera dicté par le produit utilisé : voir le tableau Cultures de remplacement possibles après retournement d'un colza, en fonction du programme de désherbage

 

Que faire des semences certifiées non reprise pas les vendeurs

S’il n’est pas possible de faire reprendre des sacs de semences non utilisés, afin de les conserver pour les prochains semis, quelques précautions qui relèvent du bon sens sont à prendre. Il est préférable de les conserver à température fraiche dans une cave ou un bâtiment de type « vieux corp de ferme ». On évitera les lieux non isolés dans lesquels les températures peuvent remonter rapidement. En général 90% des lots de semences gardent au bout d’un an de bonnes facultés germinatives. 
Par contre, il est déconseillé de conserver des semences préenrobées avec un microorganisme. La survie des bactéries utilisées sera insuffisante pour en espérer les effets escomptés.
 

Publications

Qualité des graines tournesol - récolte 2017

Qualité des graines tournesol - récolte 2017

2017 : la qualité est au rendez-vous

Fiche orobanche cumana

Fiche orobanche cumana

Savoir l’identifier pour protéger la culture et limiter son extension

Toutes les publications

Outils et services

Expert (ex - proPlant Expert)

Expert (ex - proPlant Expert)

Alertes insectes du colza

Réglette azote colza® web + mobile

Réglette azote colza® web + mobile

Optimiser la fertilisation azotée

Régulateur colza

Régulateur colza

Quel risque d'élongation sur votre colza ?

N-Pilot® (Borealis L.A.T)

N-Pilot® (Borealis L.A.T)

Pour estimer rapidement et précisément la biomasse aérienne de votre colza

Tous les outils

Formations

Culture du colza

Les bases de la culture du colza


Fongicides-régulateurs

Adapter l'itinéraire technique du colza pour optimiser l'usage des fongicides


Toutes les formations

 

Terres Inovia est membre de l'Institut Carnot Plant2Pro

Présentation de l'institut