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Actualités / Presse

Communiqué de presse : "Semis pois chiche 2019 : Respecter les contraintes techniques pour assurer la durabilité de la culture "

26 octobre 2018

Paris, le 26 octobre 2018 - Face à la forte croissance du marché, la culture du pois chiche connait (...)


Communiqué de presse : "Développer les légumineuses : un enjeu mondial pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement"

17 octobre 2018

Toulouse, le 17 octobre 2018 - Rendez-vous incontournable pour l'ensemble des acteurs de la filière,(...)


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myPIC - Réussir l'implantation du colza

Régions Zone SUD

J. Raimbaut (Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées)

C. Martin-Monjaret (Midi-Pyrénées, Ouest audois)

G. Beugniet (Languedoc-Roussillon, PACA)

A. Micheneau (Auvergne, Rhône-Alpes)

20.07.2018

myPIC - Réussir l'implantation du colza

Le potentiel de la culture est étroitement lié à la réussite de son implantation

 

Objectif n°1: un colza poussant à l'automne, bien développé en entrée hiver avec un pivot de 15 cm.
Favoriser la levée, la croissance végétative et l’enracinement des colzas est une priorité pour mettre en place un colza robuste, capable d’exprimer son potentiel. En effet, les aléas climatiques (sècheresse, gel tardif) ou la pression des ravageurs sont surtout préjudiciables aux colzas mal installés, avec un défaut d’enracinement et une accumulation de biomasse faible.

Il s'agira dans un premier temps d'observer et repérer les zones de compaction éventuelles pour ensuite adapter le travail du sol, car n’oublions pas que le colza, plante pivotante, est très sensible à la compaction du sol.
Les interventions au lendemain de la récolte des céréales (déchaumage /enfouissement ...) contribueront, par temps sec, à préserver l'humidité du sol et à obtenir une structure favorable à l'enracinement du colza en profondeur.

 

Objectif n°2 : semer à date optimale pour viser le stade 4 feuilles du colza au moment du vol de l'altise d'hiver adulte (grosse altise)              
Pour cela, les travaux de préparation sont à démarrer  sans attendre après un diagnostic de la structure du sol.

 Voir aussi : Conseil colza - ravageurs d'automne : les leviers à activer dès aujourd'hui (12/07/2018)

Tassement des sols fréquents cette année : prenez le temps de faire un diagnostic de la structure des sols  

Des sols tassés sont fréquents suite aux pluies abondantes et régulières depuis le début de l'année. Avec le passage des moissonneuses sur des sols pas toujours bien ressuyés et les conditions pluvieuses/orageuses actuelles sur certains secteurs, notamment dans le Sud-Ouest, les tassements vont s'accentuer : il faudra en tenir compte et adapter la préparation du sol en conséquence, pour éviter des défauts d'enracinement particulièrement pénalisants pour le colza.

Ainsi, l'observation des zones de compactions superficielles ou profondes avec une bêche permettra de faire un diagnostic et choisir les interventions adaptées pour, s'il y a lieu, « réparer » la structure avec un travail de fissuration (voir détail onglet REAGIR) .

Voir la vidéo «Colza : Evaluer l'état du milieu pour orienter la prise de décision» sur la chaine YouTube Terres Inovia ou en cliquant directement sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=u4fE-4x6Ypw&list=PU2psktJPQ-pZaRoreuV4sAA&index=17

Préparation du sol en interculture : viser un sol structuré en profondeur permettant au pivot de se développer

Prenez le temps de faire un diagnostic de la structure du sol pour adapter la préparation

Il est encore temps de faire le diagnostic à la bêche  afin d'identifier les zones de compaction et d'adapter ainsi le travail du sol (type d'outil, profondeur ...).   (Méthode de diagnostic à la bêche : voir l'onglet Anticiper)

Dans le Sud-Ouest, des diagnostics de structure de sol réalisés en juin, en parcelles de céréales allant recevoir du colza, indiquent une qualité structurale hétérogène et parfois médiocre des 10 à 20 premiers centimètres, selon le type de sol; en grande partie lié aux excès climatiques rencontrés depuis le début de l’année.

Intervenir sur sols ressuyés dès la récolte du précédent

- Dans les secteurs concernés par des pluies orageuses abondantes (fréquents cette année), il est conseillé d'attendre et surtout d'évaluer l'humidité du sol avant d'intervenir sur les parcelles.

- Dans les autres situations, on cherchera à préserver l'humidité du sol en réalisant les interventions sur la parcelle au lendemain de la récolte du précédent (déchaumage, travail du sol...). Un roulage après chaque action pour limiter l’assèchement dû à l’évaporation est recommandé en particulier en sol argileux. L’objectif est de favoriser la réhumectation en cas de pluie, de limiter l’évaporation et d’avoir un sol rappuyé.

Terre fine en surface, sol structuré en profondeur

Les passages d’outils doivent se faire impérativement en bonnes conditions, sur des terres ressuyées. Ils doivent répondre à des objectifs précis et n’être effectués qu’en cas de besoin.

Si les pailles sont enfouies, elles doivent être finement broyées et bien réparties, comme les menues pailles. Les résidus pailleux sont à éviter car ils assèchent d’autant plus le lit de semences !

Déchaumer dans les deux jours qui suivent la récolte du précédent (1 ou 2 passages croisés) pour répartir et mélanger les pailles

En sol à tendance argileuse

En sol léger

(limons, sables de la façade atlantique)

Sols tassés

Sols bien structurés

 

Intervenir juste avant le semis avec un labour repris à la dent ou un travail profond. 

 

L'humidité remontée par le labour facilitera ainsi la germination du colza.

Intervenir juste après le déchaumage pour reconstituer la structure de sol

- Fissurer le sol avec un outil à dent sur 15-20 cm (sur sol ressuyé)
- Effectuer un roulage après chaque action (sauf conditions humides)
- Affinez sans attendre après la fissuration (herse plate ou rotative).

Un semis direct est envisageable

A éviter
- Les préparations de sol se limitant à un déchaumage à moins de 10 cm et passage(s) de herse rotative. Cette pratique est source de défaut d’enracinement de colza (pivot court de moins de 15 cm ou coudé) par rupture de structure à 8-10 cm entre la zone travaillée par la herse rotative et la zone non travaillée juste au-dessous.
- Des reprises trop profondes en sol très sec, qui génèrent une structure motteuse défavorable à une bonne implantation

Prendre des précautions pour limiter les risques de phytotoxicité sur les précédents blé

- Un travail profond (au moins 20 cm) et un semis de colza fin août sont recommandés après usage de iodosulfuron et/ou mésosulfuron.

- L’implantation d’un colza après un blé désherbé avec Attribut est à proscrire.

Voir la vidéo  «Comment raisonner le travail du sol en interculture ?» sur la chaine YouTube:https://youtu.be/fBUn2LGVWcw


Conseil travail du sol : sans labour - semis direct

Semer à la bonne date* même dans le sec

C'est le levier majeur pour réussir l’implantation en contournant les contraintes climatiques : sècheresse ou faible pluviométrie en septembre.
Attendre la pluie pour semer, c’est courir le risque de passer à côté de celle qui fera lever la culture au plut tôt. 7 mm en une seule pluie suffisent si le lit de semences a été préparé à l’avance (affiné, sans mulch de paille trop important).

(* pour votre région)

 

Objectif : atteindre le stade 4 feuilles avant l'arrivée de la grosse altise adulte (début octobre) afin d’esquiver les dégâts potentiels

- Sud-Ouest, Sud-Est : semer dès le 20 août pour viser une levée au 1er septembre (10 septembre dans le Sud-Est)

- Auvergne - Rhône Alpes (Ain et l'Allier), des semis plus précoces, dès le 15 août, sont recommandés dans les secteurs les plus au nord  sur les situations en terres argileuses.

Le roulage après semis permet d’assurer un meilleur contact sol/graine et de limiter l’évaporation. Cependant en limons à tendance battants, le roulage ne doit pas être systématique. En cas de pluies significatives annoncées après le semis en limons battant, le roulage peut s’avérer contre-productif.

Assurer une bonne alimentation dès le début du cycle

 Phosphore : un apport de 50 à 70 unités de P2O5 est généralement conseillé.

Dans le Sud, la teneur en phosphore des sols est souvent inférieure au seuil critique alors que le colza est particulièrement exigeant vis à vis de cet élément dès le stade plantule. Faire l’impasse sur la fumure de fond serait un mauvais calcul ! Une mauvaise alimentation phosphatée peut coûter 5 q/ha voire plus en situation de carence sévère. Un minimum de 30 à 50 unités de P2O5 est nécessaire dès l’automne dans les sols pauvres et les sols argilo-calcaires.

Azote au semis dans les situations à faible disponibilité en azote, pour éviter les faims d’azote

Afin de permettre une croissance régulière de la plante jusqu’en entrée hiver, il est préférable d’apporter de l’azote en même temps que le phosphore, au semis si possible en localisé (dans la ligne de semis ou juste à côté). En améliorant la vigueur de départ et l’enracinement des plantules cet apport permettra aux jeunes plantules de mieux tolérer les attaques de la grosse altise dans ces situations. Il peut s’envisager sous forme organique avec du fumier, des fientes ou encore du compost, ou sous forme minérale.

- Pour un semis au 20 août, et pour un écartement de semis supérieur ou égal à 40 cm, il est possible d’apporter 110 kg/ha d’engrais 18-46-0 en localisé au semis, soit 20 kg N/ha et 51 kg P2O5 / ha. 

- Respectez la réglementation dans les zones vulnérables : à partir du 1er septembre, l’apport d’azote devra être dans tous les cas localisé dans la ligne de semis et inférieur à 10 unités. Jusqu’au 31 août l’apport maximum d’azote autorisé (couplé au phosphore et si possible en localisé)  ne doit pas dépasser  30 U d’azote .

 A la sortie de l’hiver, la gestion de l’azote doit être raisonnée selon les règles classiques de fertilisation (utiliser la réglette azote de Terres Inovia).

 Voir aussi : Conseil colza - ravageurs d'automne : les leviers à activer dès aujourd'hui (12/07/2018)

Faux semis, en inter-culture pour réduire le stock semencier

Cette opération qui consiste à diminuer le stock de graines en simulant un semis de culture doit être raisonnée à l’échelle de la rotation.

En interculture blé-orge ou colza-blé, ou avant le travail profond d’une interculture blé-tournesol,  il permet de stimuler la levée des adventices et de diminuer le stock grainier au niveau du lit de semences.   

Le faux semis devra être mis en place suffisamment tôt (septembre-octobre) avant le semis de céréales. Il est efficace sur brome, raygrass, vulpin, mais également sur crucifères et géraniums si le travail du sol est plus profond  (10-20cm) et le faux semis réalisé début septembre.

Les conditions humides de ce début d'été sont particulièrement favorables à la réalisation d'un faux semis

Conseil désherbage : lutte agronomique

Les repousses de colzas bien gérées : un moyen de maîtriser les attaques de la grosse altise 

Gestion des repousses de colza dans l'environnement de la parcelle.
Les parcelles avec repousses de colza non déchaumées, sont un important réservoir pour les petites altises et non pas pour l’altise d’hiver. Les repousses trop développées ne sont pas très attractives pour la grosse altise adulte.

Par contre, si les repousses sont à un stade jeune au moment du vol, elles le seront et pourront servir partiellement de plante piège.

Pour favoriser cette situation, détruire les repousses quelques semaines avant le semis de colza afin d’initier de nouvelles germinations.
Attention à ne pas détruire ces jeunes repousses lorsque le colza semé à proximité est en cours de levée et jusqu'au stade 4-6 feuilles : cela favoriserait le déplacement des altises des repousses vers le colza en cours de levée.

Conseil travail du sol : sans labour -  semis direct

Limaces : diminuer le risque par une bonne structure

Avoir une bonne structure du sol (voir l'onglet REAGIR) permet d'éviter les sols creux et motteux favorables aux limaces. En période de semis-levée, les limaces utilisent ces interstices en abris et pour se déplacer dans les premiers centimètres du sol. Elles sont alors abritées de la lumière  et moins tributaires de l'humidité de surface.

En situations de non-labour, le mulch de paille de la céréale précédente peut créer des conditions favorables à ce ravageur. Une préparation du sol en conditions sèches favorise la destruction des oeufs et diminue le risque.

en savoir plus sur la lutte contre les limaces

Evaluation de la structure méthode bêche :

Afin de prendre la bonne décision pour implanter du colza, un diagnostic rapide de l’état structural du sol est nécessaire. A l’aide d’une bêche, lorsque le sol n’est pas trop sec, l’observation des mottes présentes dans les 20 premiers centimètres donnent des indications influentes pour la prise de décision. Selon la tenue de la terre sur la bêche (présence de blocs ne se désagrégeant pas ou mottes très désagrégées), on peut évaluer la compaction du sol. L’observation plus fine des mottes, avec la présence ou non de pores et de racines permet d’évaluer la porosité dominante et ainsi de faciliter la prise de décision.

Exemple :

un sol ouvert avec de la terre fine ne se tenant pas sur la bêche et constitué de mottes poreuses (racines, trous divers) peut recevoir du semis direct

un sol fermé avec des blocs restants sur la bêche et constitué de mottes tassées non fréquentées doit être fragmenté.

      Mottes poreuses (type gamma) et mottes tassées (type delta)

Mottes poreuses (type gamma) et mottes tassées (type delta) :

Associer son colza à des légumineuses gélives

Le principe est de semer des légumineuses gélives simultanément au semis du colza. La phase de croissance active des légumineuses est plus tardive que celle du colza, ce qui limite la concurrence entre les deux espèces. La culture et le couvert présentent une bonne complémentarité d’enracinement et de port aérien. Le gel des légumineuses (ou leur destruction chimique en l’absence de gel) permet d’éviter la concurrence au printemps sur le colza. Le couvert associé apporte différents bénéfices à la culture : meilleure aération du sol par augmentation de la densité racinaire, meilleure alimentation azotée, moindre nuisibilité des ravageurs d’automne et réduction de la concurrence adventice grâce à une meilleure couverture du sol.

Pour favoriser le développement du colza et des associations, la réussite de l’implantation est fondamentale : soigner le travail du sol en interculture juste après la récolte du précédent, avancer la date de semis surtout dans les sols argileux et les régions les plus fraîches.

Attention, cette stratégie peut être mise en défaut dans les parcelles à forte pression adventices dicotylédones. La mise en œuvre d’autres moyens de contrôle des adventices est alors nécessaire.

Développée depuis plusieurs années dans le Centre de la France, cette pratique fait aujourd’hui l’objet de plusieurs essais menés dans le Sud de la France par Terres Inovia et d’autres partenaires, pour optimiser sa mise en œuvre dans notre contexte pédo-climatique (les résultats seront communiqués prochainement).

 

Pour en savoir plus :

Un document : point technique « Colza associé à un couvert de légumineuses gélives »

A commander ou télécharger en format PDF dans la rubrique colza associé 
http://www.terresinovia.fr/colza/conduites-particulieres/colza-as

 

 

Voir la vidéo « Colza associé à des légumineuses gélives ou pérennes » sur la chaine YouTube Terres Inovia ou en cliquant directement sur le lien suivant

https://www.youtube.com/watch?v=OhzBtKN7vm

 

Implantation avec la technique "strip-till" : une solution possible dans une stratégie de travail simplifié

Dans un contexte où la raréfaction des pluies estivales oblige à préserver l’état hydrique du sol en limitant l’évaporation, le travail du sol sur la ligne de semis, ou strip-till, est un levier intéressant pour imiter les levées d’adventices dicotylédones, préserver les réserves hydriques tout en sécurisant l’implantation.

Le semis direct limite également les levées d’adventices, mais aussi le temps de travail ; par contre son utilisation est conditionnée par le diagnostic préalable d’un bon état structural et à réserver en argilo-calcaire ou limons sains.

 Pour en savoir plus : Colza - Implantation - techniques d'implantation

 

Publications

Qualité des graines tournesol - récolte 2017

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2017 : la qualité est au rendez-vous

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