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myPIC - Réussir l'implantation du colza

Régions Zone SUD

J. Raimbaut (Aquitaine, Gers, Hautes-Pyrénées)

C. Martin-Monjaret (Midi-Pyrénées, Ouest audois)

G. Beugniet (Languedoc-Roussillon, PACA)

A. Micheneau (Auvergne, Rhône-Alpes)

04.07.2017

myPIC - Réussir l'implantation du colza

Le potentiel de la culture est étroitement lié à la réussite de son implantation

Favoriser la levée, la croissance végétative et l’enracinement des colzas est une priorité pour mettre en place un colza robuste, capable d’exprimer son potentiel. En effet, les aléas climatiques (sècheresse, gel tardif) ou la pression des ravageurs sont surtout préjudiciables aux colzas mal installés, avec un défaut d’enracinement et une accumulation de biomasse faible.

 

Objectif : des colzas bien implantés, vigoureux ; et des pivots de 15 cm à l’entrée de l’hiver

Préparer le sol sans attendre

Il s'agit de préserver l'humidité du sol et d'obtenir une structure favorable à l'enracinement du colza en profondeur. Les pluies récentes offrent des conditions idéales pour réaliser cette étape.  

Semer tôt dès le 20 août  : 5 bonne raisons

- Augmenter la probabilité d’une pluie favorable à la levée

- Meilleur comportement face aux ravageurs

- Economie d’insecticide foliaire (altise) et d’azote au printemps

- Meilleur enracinement face aux stress hydrique de printemps

- Meilleur potentiel de la culture


La campagne colza 2017-2018 a déjà démarré

Suite aux pluies récentes, les sols vont vite redevenir portants, l’humidité accumulée offre une large palette de possibilité de préparations.

Dans le Sud-Ouest, des diagnostics sol et structure ont été réalisés fin mai, dans des parcelles en céréales programmées pour recevoir du colza cet été.
La qualité structurale était bonne sur 15 à 20 centimètres de profondeur, contrairement à ce que nous pouvions déplorer en 2016 à la même époque. Aussi, des préparations superficielles ne bouleversant pas la structure en place, peuvent être envisagées.

La rapidité des interventions, ainsi qu’un bon rappuyage, restent à privilégier en sols à comportement argileux (plus de 18 à 20% d’argile).
Attention toutefois à ne pas travailler le sol en conditions trop humides, ce qui aurait des conséquences négatives irréversibles sur l’état structural.

Certains sols, parce qu’ils sont hydromorphes ou naturellement mal structurés vont quoi qu’il arrive nécessiter un travail profond de fissuration. A l’inverse, un semis direct pourra être envisagé cette année sur des sols n’ayant pas de problème particulier de structure.

Travaux d'interculture : adapter les interventions à chaque situation

La gestion de l’interculture influence fortement la mise en place du potentiel de la culture de colza qui suit. Le travail du sol durant cette période doit donc être adapté aux conditions locales (contexte pédoclimatique, gestion des pailles) et il peut être nécessaire de modifier ses habitudes.
Il s'agit d'éviter l’assèchement du sol, l’encombrement pailleux du lit de semences, la création de mottes ou d’un sol soufflé et  réparer des compactions profondes ou superficielles,

Un diagnostic à la bêche pour piloter les interventions
Identifier les zones de compaction permet de déterminer si un travail du sol est nécessaire ou non et le cas échéant, de définir la profondeur de travail nécessaire. Privilégier les outils à dents.
(observer la structure à la bêche : voir la  méthode /  onglet Anticiper)

Le semis direct sera possible dans les sols bien structurés 

Préserver l'humidité
- Travailler le sol très tôt après la récolte du précédent et effectuer un roulage après chaque action pour limiter l’assèchement dû à l’évaporation, en particulier en sol argileux.

- N’effectuer aucun travail du sol tardif sous peine d’assécher le sol en profondeur. L’objectif est de favoriser la réhumectation en cas de pluie, de limiter l’évaporation et d’avoir un sol rappuyé.

- Si les levées d’adventices sont nombreuses avant le semis, détruisez-les par une intervention herbicide.

Voir la vidéo
« Comment raisonner le travail du sol en interculture ? »

sur la chaine YouTube Terres Inovia ou
en cliquant directement sur le lien suivant :
https://youtu.be/fBUn2LGVWcw


Terre fine en surface, sol structuré en profondeur

Les passages d’outils doivent se faire impérativement en bonnes conditions, sur des terres ressuyées. Ils doivent répondre à des objectifs précis et n’être effectués qu’en cas de besoin.


Gestion des pailles  

Si les pailles sont enfouies, elles doivent être finement broyées et bien réparties, comme les menues pailles. Les résidus pailleux dans le lit de semence sont à éviter car ils assèchent d’autant plus le lit de semence!

 

En pratique :

En sol à tendance argileuse :

Pour répartir les pailles et mélanger la paille à la terre :
- Déchaumer dans les deux jours qui suivent la récolte du précédent : 1 ou 2 passages croisés. 

Pour reconstituer une structure de sol, juste après le déchaumage :

- Fissurer le sol avec un outil à dent sur 15-20 cm,
- Effectuer un roulage après chaque action
- Affinez sans attendre après la fissuration (herse plate ou rotative).

En sol léger (limons, sables de la
façade atlantique)

Le travail du sol (labour repris à la dent) pourra
être réalisé plus tardivement, c’est à dire juste
avant le semis : l’humidité remontée par le labour devrait faciliter ainsi la germination du colza.

A éviter :

- Les préparations de sol se limitant à un déchaumage à moins de 10 cm et passage(s) de herse rotative. Cette pratique est source de défaut d’enracinement de colza (pivot court de moins de 15 cm ou coudé) par rupture de structure à 8-10 cm entre la zone travaillée par la herse rotative et la zone non travaillée juste au-dessous.
- Des reprises trop profondes en sol très sec, qui génèrent une structure motteuse défavorable à une bonne implantation

Prendre des précautions pour limiter les risque de phytotoxicité sur les précédents blé

Les conditions particulièrement sèches de ce printemps incitent à la plus grande vigilance quant au risque de phytotoxicité dû aux résidus de sulfonylurées, pour la prochaine campagne.

- Un travail profond (au moins 20 cm) et un semis de colza fin août sont recommandés après usage de iodosulfuron et/ou mésosulfuron.

- L’implantation d’un colza après un blé désherbé avec Attribut est à proscrire.

Conseil travail du sol : sans labour - semis direct

Semer dès le 20 août même dans le sec

Un levier majeur

- Semer au 20 août est un levier majeur pour réussir l’implantation en contournant les contraintes climatiques : sècheresse ou faible pluviométrie en septembre.
Attendre la pluie pour semer, c’est courir le risque de passer à côté de celle qui fera lever la culture au plut tôt. 7 mm en une seule pluie suffisent si le lit de semences a été préparé à l’avance (affiné, sans mulch de paille trop important).

- Semer au 20 août permet au colza d'atteindre le stade 4 feuilles avant l'arrivée de la grosse altise (début octobre dans le Sud) et d’esquiver ainsi les dégâts de ce ravageur. Un colza semé au 20 août est le plus souvent un colza vigoureux et bien développé, bénéficiant ainsi d’un meilleur comportement face aux autres insectes (charançon du bourgeon terminal à l’automne, méligèthes au printemps).

Des semis plus précoces, dès le 15 août, sont recommandés dans les secteurs les plus au nord en région Auvergne - Rhône Alpes (Ain et l'Allier), sur les situations en terres argileuses.

Le roulage après semis permet d’assurer un meilleur contact sol/graine et de limiter l’évaporation. Cependant en limons à tendance battants, le roulage ne doit pas être systématique. En cas de pluies significatives annoncées après le semis en limons battant, le roulage peut s’avérer contre-productif.

Assurer une bonne alimentation phosphatée dès le début du cycle

 Un apport de 50 à 70 unités de P2O5 est généralement conseillé.

Dans le Sud, la teneur en phosphore des sols est souvent inférieure au seuil critique alors que le colza est particulièrement exigeant vis à vis de cet élément dès le stade plantule (le phosphore stimule la croissance des racines). Ainsi des carences en phosphore plus ou moins marquées sont fréquentes et pénalisent donc le colza dès le début de la culture.

Faire l’impasse sur la fumure de fond serait un mauvais calcul ! Une mauvaise alimentation phosphatée peut coûter 5 q/ha voire plus en situation de carence sévère. Un minimum de 30 à 50 unités de P2O5 est nécessaire dès l’automne dans les sols pauvres et les sols argilo-calcaires.

Quid d’un apport d’azote ?

Dans les situations à faible disponibilité en azote, l’apport de phosphore peut être combiné avec  un apport modéré d’azote dès le semis, si possible en localisé (dans la ligne de semis ou juste à côté). En améliorant la vigueur de départ  et l’enracinement des plantules cet apport permettra   aux jeunes plantules de mieux tolérer les attaques de la grosse altise dans ces situations. 

- Pour un semis au 20 août, et pour un écartement de semis supérieur ou égal à 40 cm, il est possible d’apporter 110 kg/ha d’engrais 18-46-0 en localisé au semis, soit 20 kg N/ha et 51 kg P2O5 / ha. 

- Attention, toutefois à respecter la réglementation dans les zones vulnérables : à partir du 1er septembre, l’apport d’azote devra être dans tous les cas localisé dans la ligne de semis et inférieur à 10 unités. Jusqu’au 31 août l’apport maximum d’azote autorisé (couplé au phosphore et si possible en localisé)  ne doit pas dépasser  30 U d’azote .

Faux semis, en inter-culture pour réduire le stock semencier

Cette opération qui consiste à diminuer le stock de graines en simulant un semis de culture doit être raisonnée à l’échelle de la rotation.

En interculture blé-orge ou colza-blé, ou avant le travail profond d’une interculture blé-tournesol,  il permet de stimuler la levée des adventices et de diminuer le stock grainier au niveau du lit de semences.   

Le faux semis devra être mis en place suffisamment tôt (septembre-octobre) avant le semis de céréales. Il est efficace sur brome, raygrass, vulpin, mais également sur crucifères et géraniums si le travail du sol est plus profond  (10-20cm) et le faux semis réalisé début septembre.

Les conditions humides de ce début d'été sont particulièrement favorables à la réalisation d'un faux semis

Conseil désherbage : lutte agronomique

Les repousses de colzas bien gérées : un moyen de maîtriser les attaques de la grosse altise 

Gestion des repousses de colza dans l'environnement de la parcelle.
Les parcelles avec repousses de colza non déchaumées, sont un important réservoir pour les petites altises et non pas pour l’altise d’hiver. Les repousses trop développées ne sont pas très attractives pour la grosse altise adulte.

Par contre, si les repousses sont à un stade jeune au moment du vol, elles le seront et pourront servir partiellement de plante piège.

Pour favoriser cette situation, détruire les repousses quelques semaines avant le semis de colza afin d’initier de nouvelles germinations.
Attention à ne pas détruire ces jeunes repousses lorsque le colza semé à proximité est en cours de levée et jusqu'au stade 4-6 feuilles : cela favoriserait le déplacement des altises des repousses vers le colza en cours de levée.

Conseil travail du sol : sans labour -  semis direct

Limaces : diminuer le risque par une bonne structure

Avoir une bonne structure du sol (voir l'onglet REAGIR) permet d'éviter les sols creux et motteux favorables aux limaces. En période de semis-levée, les limaces utilisent ces interstices en abris et pour se déplacer dans les premiers centimètres du sol. Elles sont alors abritées de la lumière  et moins tributaires de l'humidité de surface.

En situations de non-labour, le mulch de paille de la céréale précédente peut créer des conditions favorables à ce ravageur. Une préparation du sol en conditions sèches favorise la destruction des oeufs et diminue le risque.

en savoir plus sur la lutte contre les limaces

Associer son colza à des légumineuses gélives

Le principe est de semer des légumineuses gélives simultanément au semis du colza. La phase de croissance active des légumineuses est plus tardive que celle du colza, ce qui limite la concurrence entre les deux espèces. La culture et le couvert présentent une bonne complémentarité d’enracinement et de port aérien. Le gel des légumineuses (ou leur destruction chimique en l’absence de gel) permet d’éviter la concurrence au printemps sur le colza. Le couvert associé apporte différents bénéfices à la culture : meilleure aération du sol par augmentation de la densité racinaire, meilleure alimentation azotée, moindre nuisibilité des ravageurs d’automne et réduction de la concurrence adventice grâce à une meilleure couverture du sol.

Pour favoriser le développement du colza et des associations, la réussite de l’implantation est fondamentale : soigner le travail du sol en interculture juste après la récolte du précédent, avancer la date de semis surtout dans les sols argileux et les régions les plus fraîches.

Attention, cette stratégie peut être mise en défaut dans les parcelles à forte pression adventices dicotylédones. La mise en œuvre d’autres moyens de contrôle des adventices est alors nécessaire.

Développée depuis plusieurs années dans le Centre de la France, cette pratique fait aujourd’hui l’objet de plusieurs essais menés dans le Sud de la France par Terres Inovia et d’autres partenaires, pour optimiser sa mise en œuvre dans notre contexte pédo-climatique (les résultats seront communiqués prochainement).

 

Pour en savoir plus :

Un document : point technique « Colza associé à un couvert de légumineuses gélives »

A commander ou télécharger en format PDF dans la rubrique colza associé 
http://www.terresinovia.fr/colza/conduites-particulieres/colza-as

 

 

Voir la vidéo « Colza associé à des légumineuses gélives ou pérennes » sur la chaine YouTube Terres Inovia ou en cliquant directement sur le lien suivant

https://www.youtube.com/watch?v=OhzBtKN7vm

 

Implantation avec la technique "strip-till" : une solution possible dans une stratégie de travail simplifié

Dans un contexte où la raréfaction des pluies estivales oblige à préserver l’état hydrique du sol en limitant l’évaporation, le travail du sol sur la ligne de semis, ou strip-till, est un levier intéressant pour imiter les levées d’adventices dicotylédones, préserver les réserves hydriques tout en sécurisant l’implantation.

Le semis direct limite également les levées d’adventices, mais aussi le temps de travail ; par contre son utilisation est conditionnée par le diagnostic préalable d’un bon état structural et à réserver en argilo-calcaire ou limons sains.

 Pour en savoir plus : Colza - Implantation - techniques d'implantation

 

Evaluation de la structure du sol : méthode bêche

Afin de prendre la bonne décision pour implanter du colza, un diagnostic rapide de l’état structural du sol est nécessaire.

A l’aide d’une bêche, lorsque le sol n’est pas trop sec, l’observation des mottes présentes dans les 20 premiers centimètres aident à la prise de décision.

Selon la tenue de la terre sur la bêche (présence de blocs ne se désagrégeant pas ou mottes très désagrégées), on peut évaluer la compaction du sol.

L’observation plus fine des mottes, avec la présence ou non de pores et de racines permet d’évaluer la porosité dominante et ainsi de faciliter la prise de décision.

Mottes poreuses (type gamma)

Mottes tassées (type delta)

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