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RTR Villers-les-Nancy - le 21 novembre 2018

21 novembre 2018

RTR Villers-les-Nancy - le 21 novembre 2018

Villers-les-Nancy - RTR Nord et Est Le 21 novembre 2018

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Communiqué de presse : "Semis pois chiche 2019 : Respecter les contraintes techniques pour assurer la durabilité de la culture "

26 octobre 2018

Paris, le 26 octobre 2018 - Face à la forte croissance du marché, la culture du pois chiche connait (...)


Communiqué de presse : "Développer les légumineuses : un enjeu mondial pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement"

17 octobre 2018

Toulouse, le 17 octobre 2018 - Rendez-vous incontournable pour l'ensemble des acteurs de la filière,(...)


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Naviguer dans la rubrique : Espaces régionaux / Messages techniques / Régions Ouest

Point colza - Situations très disparates en terme de développement et ravageurs

Julien Charbonnaud (Centre-Val de Loire)

Jean Lieven (Normandie, Ile de France Ouest)

Sébastien Poitevin (Bretagne, Pays de la Loire) 

Elodie Tourton (Poitou-Charentes, Vendée, Limousin)

    

Le 24 octobre 2018

% pluies par rapport à la normale du 1er sept au 20 oct. 2018

Pucerons vert sur feuille de colza (les pucerons de couleur rosée sont a priori parasités)

Pucerons cendrés au coeur d'une plante de colza (CA 28)

IMPORTANT : Ravageurs d'automne et pyrèthres

Les charançons du bourgeon terminal sont résistants aux pyrèthres (ex. Karaté Zéon) dans certaines régions notamment en région Centre-Val de Loire.

⇒ En cas d'intervention contre le charançon du bourgeon terminal, il faut donc utiliser des produits contenant des organophosphorés dans la lutte contre ce ravageur (par exemple Daskor440/Patton M).

Les pucerons verts sont résistants aux pyrèthres depuis plus de 20 ans (ex. Karaté Zéon) et au pyrimicarbe depuis quelques années (par exemple Karaté K). Il  n'y a donc aucune solution de lutte depuis l'interdiction de produits à base de néonicotinoïdes.

Cependant, les pucerons cendrés du chou sont eux encore sensibles aux pyrèthres ou pyrimicarbe. Préférer l’usage du Karaté K associant les deux familles chimiques en cas de forte pression pouvant mettre en péril le peuplement de la parcelle.

 

Régions Bretagne/Pays-de-la-Loire

En raison des précipitations faibles et éparses, les stades des colzas sont très hétérogènes à la fois  entre parcelles mais aussi au sein même des parcelles. Les colzas s’échelonnent du stade cotylédons, pour les parcelles semées tardivement et ayant profité des pluies de début octobre, au stade 9 feuilles et plus pour les parcelles semées tôt. En Bretagne, les colzas implantés avant le 25 août ont pu profiter de bonnes conditions et sont en moyenne à 7 feuilles. Les parcelles semées début septembre se retrouvent en difficulté avec des levées hétérogènes. En Pays-de-la-Loire, les parcelles qui tirent leurs épingles du jeu sont celles emblavées avant le 15 août.

Les colzas ayant levés tardivement, et n’ayant pas encore atteint le stade 4 feuilles, sont confrontés à la pression grosse altise. En Pays-de-la-Loire, les températures douces ont maintenu l’activité des grosses altises depuis leur apparition le 1er octobre. En Bretagne, le pic de vol est passé mais il faut rester vigilant aux morsures sur feuille pour les parcelles en retard (<4 feuilles). Le climat chaud est aussi propice à l’activité des pucerons. Dans le secteur Sarthe, Mayenne, Maine-et-Loire, où la pression pucerons vert est très forte, on a pu observer des nuisibilités directes sur colza avec des pieds qui sont affaiblis dû au grand nombre de pucerons verts sur feuille.

Dans toute la zone, des défoliations rapides de larves de tenthrèdes ont été signalées, des dégâts de mouche du chou également dans la partie Nord Pays-de-la-Loire. Les observations à venir vont maintenant concerner les larves de grosse altise dont les premières éclosions de larves devraient arriver fin octobre.
              

Régions Poitou-Charentes/Vendée/Limousin

Au regard de la mauvaise récolte 2018, les intentions de semis étaient déjà en forte baisse sur la région (achat de semences de -25 à -45 % selon les secteurs). Le contexte aride estival qui s’est poursuivi pendant la période optimale de semis a accentué la situation. La surface globale devrait accuser une chute d’environ 30 % (variables selon les zones de pluies)

Les levées se sont échelonnées au gré des orages et les stades des colzas sont très variables (cotylédons à 10 feuilles) et au sein d’une même parcelle. Les dernières levées doivent faire l’objet d’une attention minutieuse.

De nombreuses situations n’ont pas été désherbées vu les conditions sèches limitant l’efficacité. Les colzas et les adventices ont levé simultanément car le climat a empêché leur gestion en interculture. La concurrence est rude dans un contexte de ressource limité en eau.

Cet automne, les larves de tenthrèdes furent bien présentes localement. Les petites altises se sont manifestées de manière sporadique mais intense. De manière générale, les infestations de pucerons restent calmes et les populations sont limitées. Depuis 2 à 3 semaines, les grosses altises colonisent les colzas et sont présentes de manières significatives. Globalement les prélèvements foliaires restent supportables mais il faut continuer à surveiller les colzas de moins de 4 feuilles.
           

Région Centre-Val de Loire

Les conditions sèches durant la période de semis ont conduit à une perte des surfaces en colza aux environs de 30-40%. Certaines parcelles sont en cours de levée, d'autres atteignent les 10 feuilles.

Des dégâts sur feuilles de grosses altises sont encore signalés. Les parcelles n'ayant pas atteint le stade 4 feuilles sont les plus à risque (voir conseil gestion des grosses altises). Le vol de charançon du bourgeon terminal a fortement progressé selon le BSV. Il est important de suivre les maturations sexuelles réalisées dans le cadre du BSV Centre-Val de Loire car le nombre de femelles aptes à pondre est encore faible. Il est probable qu'une intervention soit à réaliser la semaine prochaine au moins dans le sud de la région. Il faudra analyser les conditions climatiques à venir pour caler les interventions. Les pucerons cendrés semblent être bien présents sur certains secteurs pouvant provoquer un affaiblissement des plantes du aux prélèvement de sève si les populations sont conséquentes pouvant aller jusqu'à une perte de pieds. Une intervention contre les pucerons cendrés ne doit s'envisager que si le peuplement de la parcelle est remis en cause. (Karaté K est efficace sur pucerons cendrés du chou). Le puceron vert est aussi signalé mais pas de lutte phytosanitaire efficace possible en raison de leur résistance aux produits de la famille des pyréthrinoïdes et au pyrimicarbe et suite à l'interdiction des néonicotinoïdes. Aucune dérogation n'a été autorisée.

Quelques larves d'altises d'hiver sont signalées. La mise en place du test Berlèse va pouvoir débuter.

         

Régions Normandie/Ile-de-France Ouest

En Normandie, les colzas sont relativement développés avec une pluviométrie suffisante contrairement aux régions plus au sud de la zone centre et ouest. Les semis réalisés avant le 25 août sont même trop développés avec parfois des débuts d'élongation dûs en grande partie à la douceur de ce début de campagne. Sur l'Ile-de-France, les conditions sèches ont conduit à des difficultés de levée, seulement 70-80 % des surfaces semées sont correctement levées.

Au niveau des ravageurs, les pucerons verts sont très présents avec une pression importante dans certaines parcelles. Seulement, aucune solution insecticide n'est efficace à ce jour puisque les pucerons verts sont résistants aux produits de la famille des pyréthrinoïdes et au pyrimicarbe, seuls produits autorisés. Il sera nécessaire de surveiller la présence de larves d'altises dans les prochains jours. En effet, les premières larves sont observées dans les pétioles.

Vigilance larves de grosses altises : le prochain ravageur à observer

Les premières larves sont signalées dans différents secteurs de la zone Centre et Ouest. Pour ne pas revivre le scénario de l'année passée, n'oubliez pas de réaliser les Berlèses !

- Principe de la méthode Berlese : pour plus de simplicité, cette méthode peut être utilisée de façon assez rapide et permet sans effort de détecter et dénombrer toutes les larves et repérer les stades larvaires (L1 pour les plus jeunes larves, puis L2 et L3 au fur et à mesure de leur croissance).

             

- Seuil d'intervention : si 2-3 larves en moyenne par plante.

Vidéo sur la méthode Berlese

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