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Conseil Lupin - L'implantation, étape clé de la culture

Julien Charbonnaud (Centre-Val de Loire)

Jean Lieven (Normandie, Ile de France Ouest)

Nina Rabourdin (Bretagne, Pays de la Loire) 

Elodie Tourton (Poitou-Charentes, Vendée, Limousin)

Agathe Penant - Référent Protéagineux Zone Ouest

    

Le 25 juillet 2018

Levée du lupin

Lupin sortie hiver

Lupin associé triticale

 

Le lupin d’hiver est la culture protéagineuse dont le semis est le plus précoce. Sensible aux ravageurs du sol de début de cycle et à l’enherbement, son implantation doit être préparée avec soin dès la récolte du précédent.

Choix de la parcelle

Le lupin est une plante sensible au calcaire actif et aux excès d’eau. Peu couvrante en début de cycle, et passant 10 à 11 mois dans la parcelle, le lupin est une culture qui peut se salir pendant l’hiver ou en fin de cycle. Il est donc important de choisir une parcelle propre, exempte de vivace, drainante et dont le taux de de CaCO3 total est inférieur à 2,5%. Eviter les parcelles hydromorphes et à fort risque d'enherbement automnal et estival.

Le lupin d'hiver peut s'adapter à des sols plus superficiels, à cailloux, à réserve utile plus faible car il est moins sensible aux coups de sec de début d'été que le pois et la féverole. Il est en revanche moins résistant au froid que ces derniers : si les conditions d’endurcissement sont bonnes, il peut résister à -10°C sur sol sain. Attention donc aux secteurs où des gelées plus fortes sont fréquentes.

Pour rappel, le retour du lupin sur une même parcelle doit être espacé d’au moins 5 ans pour limiter le risque maladies.

Mouche des semis

La mouche des semis est un des principaux ravageurs du lupin.
Attirée par les gaz émis par les pailles en décomposition, la femelle dépose plusieurs centaines d'œufs dans le sol, le plus souvent isolément. Les sols humides, riches en matières organiques et fraîchement travaillés sont des lieux de ponte très attractifs. Le développement de la larve dure 3 semaines. Elle s'alimente aux dépens des matières animales ou végétales en décomposition sur lesquelles elle peut effectuer la totalité de son développement.

Toutefois, très attirée par les graines en germination et les jeunes plants, elle y pénètre et creuse des galeries dans les cotylédons, les tigelles, les jeunes pousses avant leur sortie de terre, détruisant ainsi les germes des graines et provoquant la pourriture du végétal. Quand la plante est plus développée, ses tissus sont trop durs pour qu'elle soit attaquée et la période dangereuse n'excède pas 3 à 4 semaines. En cas de conditions favorables (sol fraîchement travaillé, richesse en matières organiques récemment enfouies), les dégâts peuvent être très importants pour la culture du lupin. De plus, tout ce qui ralentit la vitesse de la germination et la vigueur de la pousse aggrave les risques, en particulier, les températures basses et la profondeur excessive des semis.

Préparer votre semis dès la récolte du précédent, afin d’anticiper le risque

Dès la récolte du précédent, et en particulier s’il s’agit d’une céréale, retirer les pailles pour limiter les quantités de matières organiques fraiches. Réaliser un ou des faux semis afin de diminuer le stock semencier. Rappuyer le sol avec un rouleau afin de conserver l’humidité.

Un mois avant le semis au minimum, un labour est indispensable afin d’enfouir au maximum la matière organique restante. Ce travail du sol attirera les mouches qui pondront, mais si le délai d’un mois est respecté, il n’y aura plus de risque pour la future culture de lupin.

Refermer le labour et ne plus toucher le sol jusqu’au semis.
                

Semer votre lupin dans les meilleures conditions

Semer votre lupin d’hiver dans un sol encore chaud, bien ressuyé. Le semis doit avoir lieu entre le 10 et le 30 septembre, au plus tard le 5 octobre. Semer votre lupin à 25/30 graines/m² et 2–3 cm de profondeur.

Si vous disposez d’un semoir pneumatique, cela vous permettra d'optimiser la répartition et la profondeur des graines. Bien rappuyer le sol pour favoriser un bon contact sol/graine. L’objectif est de favoriser une levée rapide de la culture, afin de passer la plus vite possible le stade de sensibilité à la mouche (apparition des premières feuilles).
           

Choix variétal

4 variétés de lupin d’hiver sont inscrites au catalogue :
  - Orus, inscrite en 2011, la plus cultivée aujourd’hui, rendement à 104,4 % des témoins en 2016
  - Magnus, inscrite en 2014, teneur en protéines plus faible mais la plus productrice, rendement à 108 % des témoins en 2016
  - Ulysse, inscrite en 2017, teneur en protéines la plus élevée, gros PMG (365g) et bon potentiel, rendement à 110,3 % des témoins en moyenne sur 2016 et 2017.
            

Quels critères de choix ?

Selon la localisation de votre parcelle, différents critères sont à considérer :
  - la résistance au froid
  - la précocité à floraison
  - la verse à maturité
  - le rendement

               

Variétés de protéagineux proposées à l'inscription au catalogue en 2018 (section CTPS protéagineux du 8 Novembre 2017 - Résultats définitifs)

(cliquez sur le tableau pour l'agrandir)

          

Faut-il inoculer le lupin ?

Contrairement au pois ou à la féverole, Bradyrhizobium lupini, le rhizobium du lupin, n'est pas naturellement présent dans tous les sols français. Pour une parcelle portant du lupin pour la première fois, il est donc conseillé d'apporter de l'inoculum. Un seul produit existe sur le marché : Inoculum Lupin NPPL Tourbe. Ce produit peut être utilisé à sec ou avec de l'eau.
            

Fertilisation

Comme pour tous les protéagineux, il n'est pas nécessaire d'apporter de l'azote sur le lupin. De par sa capacité à noduler, il fixe l'azote atmosphérique assurant sa nutrition azotée.

En revanche, vous pouvez apporter 25 à 30 unités/ha de phosphore et 60 à 90 unités/ha de potasse pour un objectif de rendement de 30 à 40 q/ha. A raisonner selon votre analyse de sol.
          

Et les limaces ?

Les limaces peuvent être à l'origine d'une perte importante à la levée. Mettez en place des pièges à limaces 15 jours avant le semis afin d'identifier les espèces présentes, d'anticiper le risque et d'intervenir à temps avant qu'elles ne provoquent des dégâts trop importants.
              

Le lupin en association, c’est possible ?

Le principal atout de la conduite en association du lupin est la réduction de la pression d'adventices de l'entrée d'hiver à la récolte. On mesure dans nos essais des réductions de biomasse adventices de l'ordre de -65 à -90 % à floraison par rapport à une modalité conduite en pur. Ces effets restent visibles jusqu'à la récolte.

La meilleure plante associée pour remplir cet objectif est le triticale, que l'on peut mener à une récolte simultanée avec le lupin. Selon le développement de la plante compagne, on peut espérer de quelques quintaux à 20 q/ha de triticale en cas de récolte.

Attention tout de même, la conduite en association peut amener à une réduction significative du rendement du lupin. Par ailleurs, l'association complique le désherbage chimique de rattrapage notamment sur graminées. En effet, Kerb Flo, antigraminées racinaires, n'est pas sélectif de la céréale. En cas de forte pression de graminées, le choix de conserver la plante compagne pourra se poser.

Itinéraire technique de l'association lupin/triticale
Le lupin est semé à sa densité normale – 25/30 graines/m², 2 à 3 cm de profondeur, à la date de semis optimale. Le triticale est semé à 30 % de sa densité normale, soit 75 grains/m², en même temps que le lupin (en mélange dans la même trémie) ou en semis décalé environ 1 mois après le semis du lupin, au semis au RTK en rang intercalé ou à la volée avec un passage de herse pour un léger enfouissement des graines de triticale. En cas de semis simultané, préférer une variété à reprise tardive en triticale. Le semis décalé diminue la compétition exercée par le triticale sur le lupin en début de cycle, tout en garantissant un développement suffisant du triticale pour jouer son rôle concurrentiel sur les adventices et notamment au printemps et en fin de cycle.

En cas de double récolte, l'usage de produits phytosanitaires doit être couvert sur les 2 cultures en place : lupin et triticale. Un désherbage de prélevée avec du Prowl 400 (homologué sur les 2 cultures) peut être réalisé juste après l'implantation du lupin.           

Avant de vous lancer dans des associations, assurer vous d’avoir un débouché, soit en autoconsommation, soit triage à la ferme ou triage par votre organisme stockeur.

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