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Actualités / Presse

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29 novembre 2017

Le 29 novembre 2017 - Dans un contexte agricole et territorial en pleine mutation, l’APCA et l’Acta-(...)


Communiqué de presse : "Le semis de colza associé à des légumineuses : une des clefs pour l'essor de cette filière bio dans le Sud-Ouest"

17 novembre 2017

Paris, le 16 novembre 2017 – Cultiver du colza en agriculture biologique c’est possible ! En plaçant(...)


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Naviguer dans la rubrique : Espaces régionaux / Messages techniques / Régions Ouest

Point colza - Les altises maintiennent la pression mais les colzas se revigorent progressivement

Julien Charbonnaud (Centre)

Jean Lieven (Normandie, Ile de France Ouest)

Nicolas Peyran(Poitou-Charentes, Vendée, Limousin)

Nina Rabourdin (Bretagne, Pays de la Loire)

  

Le 06 octobre 2017

          

Accéder au point colza détaillé par région

    Bretagne/Pays de la Loire  -  Normandie/Ile de France Ouest

    Poitou-Charentes/Vendée/Limousin  -  Centre-Val de Loire

    Focus sur la gestion de la grosse altise

Régions Bretagne/Pays-de-la-Loire

Les stades des colzas sont très hétérogènes de cotylédons à 9 feuilles. En Pays de la Loire, la majeure partie des colzas a aujourd’hui dépassé le stade 4 feuilles. Pour les semis de septembre les situations sont plus difficiles, les colzas sont au stade cotylédons à 3 feuilles. En Bretagne, les semis tardifs sont plus nombreux, la majorité des colzas est en dessous de 4 feuilles.

Certaines parcelles sont en grande difficulté durant ce début de campagne. Une course de vitesse s’est engagée entre le développement du colza et l’activité des « brouteurs » du colza. Les ravageurs profitent des levées tardives et de mauvaises conditions d’implantation pour faire des dégâts importants, et parfois remettre en cause la viabilité de la culture.

Les piégeages de grosses altises, initié autour du 20 septembre sur les 2 régions, montrent un vol précoce avec un nombre important d’individus piégés dans les cuvettes. Les dégâts sur plantes ont été rapidement observés dans les parcelles. Au-delà de 4 feuilles de colza, les traitements contre les grosses altises deviennent inutiles. L’insecticide appliqué contre l’adulte n’a aucun impact sur les infestations larvaires ultérieures. En cas de dégâts non préjudiciable pour le colza, il est donc inutile de traiter par anticipation.

Les limaces sont toujours actives dans les parcelles. Il faut maintenir les semis les plus tardifs sous haute surveillance. Les pucerons verts sont signalés dans certaines parcelles, les larves de tenthrèdes également pour les colzas les plus développés. La vigilance doit être grande sur les larves de tenthrèdes qui peuvent avoir une consommation très rapide et importante, souvent par « surprise ».
Des dégâts de mouches du chou et de taupins sont également signalés en ce début de campagne.

Certaines situations montrent des effets importants de phytotoxicité des désherbages (métazachlore) de prélevée, rincé par les pluies de septembre parfois très abondante selon les secteurs (cf cartographie).

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Normandie / Ile de France

Stades : les colzas s’observent à des stades très contrastés, du stade cotylédons à 8-10 feuilles. Le stade moyen est proche de 5 feuilles. L’effet « date de semis » est net, contrairement à la campagne passée. Globalement, la croissance et le développement sont satisfaisants dans une majorité des cas cette année. Certaines situations (Orne, Sud Eure) ont pu voir des levées un peu décalées du fait du manque d’eau avant le retour des pluies de fin août. Les fortes précipitations de début septembre ont par ailleurs « plaqué » certains sols et freiné le développement de la culture dans de nombreuses situations. Des phénomènes de phytotoxicité (chloro-acétamides) se sont manifestés de façon plus ou moins marquée selon les contextes. Dans les lits de semences soufflés, les abats d’eau ont là aussi contrarié la phase «levée-3 feuilles». Les derniers semis en bordure maritime ont été réalisés à la mi-septembre, la culture est alors souvent à la merci des attaques d’altises et limaces.

Ravageurs : Les dégâts de limaces se sont surtout intensifiés à partir du 10-15 sept sur des colzas semés après le 30 août. Les jeunes colzas (< B3) sont à ce jour encore très exposés aux risques. Les déplacements d’altises d’hiver vers les champs de colzas ont débuté autour du 20 septembre dans la région. Depuis, les cuvettes enregistrent de nombreuses captures, à un niveau globalement équivalent à l’automne 2015. Les dégâts dus à l’accumulation de morsures sont allés crescendo ces 10 derniers jours, particulièrement en Normandie et Nord-Ouest de l’Ile de France. Globalement la majorité des situations est en train de se tirer d’affaire, la météo aidant, grâce à une fin septembre douce et des pluies «revigorantes». Pour les colzas actuellement en délicatesse, on observe régulièrement des effets agronomiques aggravants : levée > 10 sept, précédent blé, pailles abondantes dans le lit de semences, structure grossière, phyto herbicides, sols argileux….
Les pucerons ont fait leur apparition et les populations ont augmenté cette semaine à l’est de la diagonale Sées/Dieppe sur le territoire normand.

Consultez les BSV

Mauvaises herbes : les repousses de céréales sont nettement moins abondantes qu’en 2016. Dans les parcelles sans herbicide de prélevée, les pluies de début septembre ont en revanche fait lever précocement des tapis de vulpins et ray-grass qui nécessitent, dans de nombreuses situations, des interventions sans tarder afin de prédisposer au mieux les antigraminées racinaires ultérieurs. Les herbicides de présemis et prélevée ont cette année vu leur action largement avantagée par l’humidité des sols en septembre.

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Poitou-Charentes/Vendée/Limousin

Stades : La situation est très contrastée dans la région. Il y a d’une part les colzas semés dans le sec mi-août qui ont profité des pluies du 18 et 19 août pour lever dans la Vienne (86) et le nord de la Charente (16). Dans certaines de ces situations, quelques parcelles ont très largement subi les attaques des petites altises arrivées à partir du 29 et 30 août. Ce sont aujourd’hui des colzas très poussant qui ont entre 6 et 8 feuilles. D’autre part, dans le reste de la région, les colzas semés dans le sec fin août/début septembre ont dû attendre les pluies tombées à partir du 9 et 10 septembre pour lever. La croissance de ces derniers a très largement été perturbée voire ralentie par les attaques d’altises. Ce sont aujourd’hui des colzas qui se revigorent plutôt bien.
D’une manière générale, les pluies tombées en fin de semaine dernière ont été très bénéfiques à la culture et une grande majorité des colzas ont maintenant passé le stade 3 feuilles. Dans certaines parcelles, les stades observés sont très hétérogènes, des phénomènes de phytotoxicités se seraient manifestés suite à l’application d’herbicides appliqués avant de fortes précipitations alors que le colza était en pleine germination.

Ravageurs : Les dégâts de limaces observés cette année sont restés faibles. Cependant, une émergence massive des grosses altises a été observée à partir du mercredi 20 septembre, date correspondant à une forte remontée des températures. Les niveaux des captures ont parfois dépassé les 100 captures d’adultes par piège. Les seuils d’intervention ont bien souvent été rapidement dépassés et plusieurs interventions, efficaces ou non, ont dû être réalisées. Le risque face aux ravageurs reste encore préoccupant pour les parcelles aux stades les moins avancés (< 3 feuilles) qui sont à ce jour encore très exposés aux attaques de limaces et d’altises.
Quelques défoliations de larves de tenthrèdes ont récemment été signalées dans la Vienne. Les pucerons ont fait leur apparition dans la région. La surveillance quotidienne des cultures face aux ravageurs doit être maintenue. Les simulations de développement larvaire prédisent les premières éclosions de larves de grosses altises entre le 10 et le 15 octobre. Il est pour l’instant encore trop tôt pour intervenir.

Mauvaises herbes : Même si l’efficacité des herbicides de prélevée est plutôt bonne cette année, grâce à l’humidité des sols début septembre, de fortes levées de graminées sont parfois observées (repousses de céréales, vulpin, ray-grass…). Dans les situations de pression trop importante, il est nécessaire de réaliser au plus vite un premier antigraminée foliaire dans le but de compléter l’action des antigraminées racinaires qui seront appliqués d’ici 1 mois. Dans les parcelles envahies de ravenelles et/ou de sanves, un premier Callisto sur des colzas de 6 feuilles en bon état végétatif et légèrement endurcis après les premiers froids va pouvoir être appliqué avant la fin du mois d’octobre. Et enfin, des levées de datura sont observées dans certaines parcelles de colza. Il n’y a aucune solution de lutte chimique envisageable pour les détruire. Leur vitesse de croissance devrait diminuer avec l’arrivée de températures plus fraîches et les premières gelées devraient leur être fatales.

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Région Centre-Val de Loire

Stades : La majorité des colza a atteint les 6 feuilles avec environ 10 % des parcelles n'ayant pas dépassé le stade 3 feuilles (selon BSV). Ces dernières doivent être surveillées de près.

Ravageurs : Comme pour la plupart des secteurs sur la zone Centre & Ouest, le vol de grosses altises a été relativement précoce cette année, autour du 20 -25 septembre, déclenché par une augmentation de températures suite à une période plus froide. Les colzas dont le développement est suffisant (> 3 feuilles) ne doivent pas être inquiétés par ce ravageur. L'étape suivante sera de surveiller la présence de larves d'altises fin octobre/début novembre. Les pucerons verts sont également signalés mais ce ravageur est préjudiciable surtout pour les colzas n'ayant pas atteint le stade 6 feuilles. Regardez sous les feuilles pour observer leur présence éventuelle. Les premiers charançons sont détectés dans les cuvettes mais il semblerait pour le moment que ce sont des charançons gallicoles non préjudiciables pour le colza et non des charançons du bourgeon terminal. Consulter les BSV pour suivre l'évolution de ce ravageur.

Elongation : Il est important de ne prendre en compte que les situations à risque (forte densité, disponibilité en azote élevée, état de croissance du colza).

Voir les conseils vis-à-vis de l'élongation du colza

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Focus sur les grosses altises

De nombreux traitements ont déjà été réalisés la semaine passée, avec des résultats aléatoires en parcelles :

Conditions d’application : les altises sont actives la nuit – les traitements sont à positionner plutôt en début de soirée. Les altises ou petits colzas sont des petites cibles – traiter avec un volume d’eau d’au moins 150 litres et adapter les types de buses pour pulvérisation en fines gouttes. Les meilleures efficacités sont obtenues lorsque le ravageur est directement touché par l’insecticide. Si l’insecte n’est pas présent au moment du traitement, il devra piquer ou se « promener » sur le colza pour être au contact de l’insecticide. Si le colza est petit au moment du traitement, la rencontre ravageur insecticide par l’intermédiaire de la plante sera plus faible. Boravi WG 1.0 kg/ha avec acidifiant est aujourd’hui la solution la plus efficace pour lutter contre les altises adultes en terme d’efficacité et durée de protection. Ne pas réintervenir avant 5-7 jours (obligation réglementaire 7 jours pour Boravi WG et 2 applications max).

(cliquez sur la carte pour l'agrandir)

• Les résistances aux pyréthrinoïdes : les analyses réalisées entre 2015 et 2016 ont mis en évidence différents mécanismes de résistance dont la mutation de cible dite KDR est la plus répandue. La poursuite de l’utilisation exclusive de pyrethtrinoïdes en   début de cycle risque d’augmenter la proportion d’individus résistants (par mutation de cible ou par résistance métabolique).  Il est conseillé en particulier sur les altises adultes de substituer des traitements à base de pyréthrinoïdes à l’automne par des solutions à base de phosmet (Boravi WG)  préférentiellement ou à base de chlorpyriphos-méthyl (Daskor 440 par ex).

Les gros dégâts d’altises ne sont que le reflet de problématiques d’implantation couplées à des conditions climatiques défavorable au colza sur le mois de septembre : semis tardif, travail du sol en mauvaises conditions (lit de semence motteux, pailleux), pluviométrie exceptionnelle (battance, refroidissement des sols, phytotoxicité d’herbicides de prélevée) sont en défaveur des colzas donc en faveur des altises ou limaces.

Publications

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