TERRES INOVIA

Newsletter

Gratuitement dans votre boîte mail : infos et conseils régionaux, nouveautés...

Je m'inscris !

Actualités / Presse

Cultures oléo-protéagineuses : le gel aura un impact limité si la pluie revient

25 avril 2017

Communiqué de presse concernant l'impact du gel sur les cultures oléo-protéagineuses

 

CP - "Cultu(...)


Dossier de presse présentation des Culturales 2017

20 avril 2017

Dossier de presse proposé lors de la conférence de presse du 12 avril concernant le lancement des Cu(...)


Toutes les actualités

Naviguer dans la rubrique : Espaces régionaux / Messages techniques / Régions Nord et Est

Point colza - Quand les conditions climatiques s’acharnent sur la Lorraine…


 

     

 

A. Baillet (Lorraine, Alsace, Haute-Marne)

 

Le 11 mai 2017

Après avoir subi des conditions climatiques particulièrement défavorables à l’implantation des colzas, les difficultés s’accumulent au printemps. Le déficit hydrique marqué et les gelées matinales de forte intensité au mois d’avril pénalisent toutes les cultures présentes sur le territoire et n’épargnent pas les colzas les plus fragiles.

Les colzas bien implantés à l’automne résistent aux à-coups climatiques

Un constat s’impose rapidement : Les colzas bien implantés à l’automne (bon enracinement, croissance avant hiver satisfaisante) résistent relativement bien à ces à-coups climatiques, même si l’avancement des stades est ralenti et que des avortements de boutons ou de siliques sont observés. A contrario, les très petits colzas à l’entrée de l’hiver et/ou les colzas mal enracinés encaissent mal ces aléas climatiques : avortement de boutons floraux et de jeunes siliques, faim d’azote et de soufre. Certaines parcelles fleurissent depuis plusieurs semaines et ne forment pas de siliques.
On estime qu’environ 40% des colzas restant sur le territoire lorrain pâtissent des conditions d’implantation de l’automne 2016 (estimation Terres Inovia réalisée lors d’une tournée réalisée le 20/04/2017 sur un parcours d’environ 400 km sur le territoire).

Parcelle en fleur depuis plusieurs semaines qui ne fait pas de silique

Parcelle de colza en fleur produisant des siliques normalement

Les conditions extrêmes que nous connaissons mettent une fois de plus en avant l’importance de l’implantation et de la croissance à l’automne pour mettre en place un colza robuste.

La sècheresse couplée aux difficultés d’implantation est le premier facteur limitant du rendement

Le déficit hydrique sera sans aucun doute un facteur limitant du rendement. Si le colza affectionne les printemps secs, il a toutefois besoin de pluies efficaces pour valoriser pleinement les apports d’engrais et assurer le fonctionnement métabolique de la plante. La pluie a fait son retour – tant attendu - sur la plupart des régions fin avril- début mai. Malheureusement elle a oublié d’arroser généreusement le territoire lorrain. Les précipitations reçues le week-end du 8 mai varient entre 3 mm et 15 mm selon les secteurs. Une certaine similitude existe entre les cartes de cumul de pluie du 1er août au 30 septembre 2016 et du 1er janvier au 7 mai 2017. Dit autrement, les secteurs les plus touchés par les problèmes d’implantation sont les secteurs les plus touchés par les déficits de précipitation au printemps. Le sud de la région s’en sort globalement mieux.

Quelles sont les conséquences du gel ?

On observe aisément des symptômes de gel sur les bords de parcelle : plantes courbées, boutons avortés, feuilles brûlées. Les véritables conséquences du gel restent toutefois très difficiles à estimer compte tenu des composantes du rendement du colza (nombre de siliques / m², nombre de grains / silique) et des capacités de compensation de la culture. En effet, la destruction de boutons, de fleurs, de jeunes siliques et même de graines dans les siliques provoque la levée de dormance d’organe en latence, à condition bien entendu que les conditions d’alimentation en eau et minéraux soit assurée. Une observation minutieuse au terme de la floraison sera nécessaire pour élaborer une tendance.

Photo : Gel sur feuille (ne pas confondre avec des carences en soufre)

Des résidus de sulfonylurée

Les conditions défavorables à la croissance et au développement des colzas sont aussi défavorables à la détoxification des résidus de sulfonylurée qui ont pu être pulvérisés sur les colzas suite à des mauvais rinçages de cuve. On constate ponctuellement des accidents dans les parcelles de colza. C’est ici l’occasion de rappeler que des quintaux sont perdus de façon chronique à cause de résidus de sulfo et que la vigilance reste de mise. Si le printemps et l’été restent secs, il faudra également prendre en compte les risques de rémanences sulfo pour l’implantation des colzas 2017/2018 derrière des blés.

Photo : phytotoxicité de sulfo

Publications

Qualité des graines de colza récolte 2016

Qualité des graines de colza récolte 2016

Une teneur en huile préservée au Sud.

ARVALIS & Terres Inovia infos 2017

Janvier 2017 : "Interventions de printemps : renforcer la résistance aux aléas"

Toutes les publications

Outils et services

Expert (ex - proPlant Expert)

Expert (ex - proPlant Expert)

Alertes insectes du colza

Réglette azote colza® web + mobile

Réglette azote colza® web + mobile

Optimiser la fertilisation azotée

N-Pilot® (Borealis L.A.T)

N-Pilot® (Borealis L.A.T)

Pour estimer rapidement et précisément la biomasse aérienne de votre colza

Yara ImageIT

Yara ImageIT

Application mobile - Calcul de biomasse colza par prise de photo

Tous les outils

Formations

Orobanche colza et tournesol (Nouveauté)

Faire face à l'orobanche du colza et du tournesol


Fongicides-régulateurs

Adapter l'itinéraire technique du colza pour optimiser l'usage des fongicides


Toutes les formations