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myPIC - Réussir l'implantation du colza

Régions Terres Inovia Nord & Est

A. Van Boxsom (Hauts-de-France)

L. Ruck (Champagne-Ardenne, Seine-et-Marne, Aisne)

A. Baillet (Lorraine, Alsace, Haute-Marne)

D. de Fornel (Bourgogne - Franche-Comté)

B. Delhaye (Grand Est)

26.06.2017

myPIC - Réussir l'implantation du colza

Le potentiel de la culture est étroitement lié à la réussite de son implantation

La campagne 2016/2017 nous l’a une fois de plus démontré. Le manque d’eau et le gel tardif sont surtout préjudiciables pour des colzas mal installés, avec un défaut d'enracinement et une accumulation de biomasse faible. Pour un même contexte pédoclimatique les écarts de rendement seront une nouvelle fois très importants selon les qualités d'implantation et de levée.

Photo juin 2017 : à gauche levée à date normale, à droite levée très tardive suite au mauvais positionnement de la graine

Favoriser la levée, la croissance végétative et l’enracinement des colzas est une priorité pour mettre en place un colza robuste, capable d’exprimer son potentiel et de faire face aux aléas climatiques et aux pressions des ravageurs.

   

Réussir l’implantation repose sur :

- L’adaptation au contexte pour mettre en œuvre des pratiques adaptées au contexte pédoclimatique et sanitaire (limaces, adventices).

- L’anticipation des travaux en inter-culture, au plus près de la récolte du précédent, pour refaire de la structure et préserver l’humidité du sol.

- La réactivité pour semer tôt, juste avant un épisode de pluie favorable.

La réussite de l’implantation passe aussi par une bonne alimentation phosphatée dès le début du cycle

Le colza est une culture exigeante en phosphore et les jeunes plantes sont très sensibles aux carences. L’impasse dans les sols pauvres ou moyennement pourvu et en sol argilo-calcaire, où le phosphore peut être bloqué ou moins disponible, est une erreur qui ampute dès le départ le potentiel de la culture. Dans ces situations, l’apport au semis est conseillé.

 

Essai fertilisation phosphatée dans un sol argilo-calcaire moyennement pourvu en phosphore - Terres Inovia

Préparation de la campagne colza 2017 – 2018

Des diagnostics sol et structure, réalisés récemment en parcelles de céréales allant recevoir du colza, nous indiquent, contrairement aux observations réalisées en 2016 à la même époque, une bonne qualité structurale des 15 - 20 premiers centimètres de sol. Ce constat, s’il n’est pas modifié par des excès climatiques et leurs fâcheuses conséquences, pluies et tassement en particulier, permet de se faire une idée des interventions envisageables après la récolte. Le semis direct, contrairement à l’année dernière semble envisageable. En situation de travail du sol, l’horizon après 15 centimètres étant de bonne qualité, le choix devra porter sur des travaux non profonds de 8 à 12 centimètres, selon le type de sol. La précocité des interventions restent à privilégier en sols argileux (plus de 18 à 20 %).
Cet échantillonnage étant faible et peu diversifié, il est important d’aller dans les futures parcelles de colza pour évaluer l’état structural et biologique des sols. Cette observation facilitera la prise de décision.

 

Objectif : des colzas bien implantés, vigoureux ; et des pivots de 15 cm à l’entrée de l’hiver

Gérer l’interculture

La gestion de l’interculture influence la réussite de la mise en place du potentiel de la culture de colza qui suit. Afin d’éviter l’assèchement du sol, l’encombrement pailleux du lit de semences, la création de mottes ou d’un sol soufflé et pour réparer des compactions profondes ou superficielles, il est nécessaire de s’adapter aux conditions du milieu et de modifier ses habitudes si besoin est.

Identifier les zones de compaction (observez la structure à la bêche) permet de déterminer si un travail du sol est nécessaire ou non ; et le cas échéant, de définir la profondeur de travail du sol. Privilégier les outils à dents. 

Voir la vidéo « Comment raisonner le travail du sol en interculture ? » sur la chaine YouTube Terres Inovia ou en cliquant directement sur le lien suivant : https://youtu.be/fBUn2LGVWcw

En situation sèche, un déchaumage après récolte est nécessaire pour permettre, par la suite, un travail efficace de l’outil à dents. Le déchaumage peut également être nécessaire pour gérer les résidus de récolte et/ou pour enfouir les produits organiques.

Travailler le sol très tôt après la récolte du précédent et effectuer un roulage après chaque action pour limiter l’assèchement dû à l’évaporation, particulièrement en sol argileux.

N’effectuer aucun travail du sol tardif sous peine d’assécher le sol en profondeur. L’objectif est de favoriser la réhumectation en cas de pluie, de limiter l’évaporation et d’avoir un sol rappuyé. Si les levées d’adventices sont nombreuses avant le semis, détruisez-les par une intervention herbicide.

Pour les agriculteurs qui pratiquent le semi-direct, cette technique peut être intéressante pour préserver l’état hydrique du sol en limitant l’évaporation, dans un contexte où les pluies estivales se raréfient. Toutefois, cette pratique est conditionnée par le diagnostic préalable d’un bon état structural. 

 

En présence de fentes de retrait dans les sols argileux, effectuer un travail du sol au minimum de 10 à 15 cm de profondeur pour éviter une fuite rapide vers les eaux souterraine des produits phytosanitaires.

Semer tôt avant la pluie

La date de semis est raisonnée en fonction des pluies annoncées et avancée si besoin est, sans risque majeur, selon les contextes. Cet aspect prévisionnel est certes aléatoire mais engage l’agriculteur à être prêt à semer quand cela devient possible. Les actions de travail et roulage doivent être anticipées, en particulier en sols argileux. Eviter tout travail du sol durant la phase d’assèchement.

Semer dans un sol sec, avant la réhumectation du sol, lorsqu’une pluie significative est annoncée. Idéalement, positionner la graine sur la terre fraiche, jusqu’à 4 ou 5 centimètres de profondeur. La jeune racine doit rapidement trouver la zone fraîche.
Pour les agriculteurs pratiquant le semis direct avec un semoir à disque, l’intérêt est de limiter les flux de terre pour limiter les levées d’adventices dicotylédones. Pour ce faire la vitesse de semis ne doit pas excéder 6 km/h.
Privilégier un semis précoce (carte). En situations d’apports organiques ou dans les sols à forte disponibilité en azote, le semis est plus tardif pour limiter les risques d’élongation.

Penser au phosphore

S’il n’est pas possible d’apporter du phosphore à chaque culture de la rotation, concentrez l’apport de phosphore sur les cultures très exigeantes comme le colza. Ne faites pas d'impasse en sol pauvre ou moyennement pourvu et en sol argilo-calcaire où le phosphore peut être bloqué ou moins disponible.

Dans un contexte économique « très tendu », bon nombre de producteurs envisagent de faire l’impasse sur la fumure de fond : Ce serait un mauvais calcul ! Une mauvaise alimentation phosphatée peut coûter 5 q/ha voire plus en situation de carence sévère. Un minimum de 30 à 50 uP2O5 est nécessaire dès l’automne dans les sols pauvres et les sols argilo-calcaires.

 

•    En situation d’interculture courte (colza derrière orge de printemps), anticiper la fragmentation du sol à l’implantation du précédent. L’implantation d’un colza après une orge de printemps est possible en semis direct si l’état structural est satisfaisant. Idéalement, l’orge de printemps doit être implantée après un travail profond qui assure la fragmentation du sol, au profit de la céréale et du colza suivant. Si la structure est dégradée, réaliser la préparation du sol aussi tôt la récole du précédent.
 
•    Prendre les précautions nécessaires pour limiter les risques de phytotoxicité sur les colzas de blé. Les conditions particulièrement sèches de ce printemps incitent à la plus grande vigilance quant au risque de phytotoxicité dû aux résidus de sulfonylurées, pour la prochaine campagne. Un travail profond (au moins 20 cm) et un semis de colza fin août sont recommandés après usage de iodosulfuron et/ou mesosulfuron. L’implantation d’un colza après un blé désherbé avec Attribut est à proscrire.

 

•    Faire une analyse pour connaitre la fertilité du sol. La dose d’engrais de fond sera optimisée en fonction de la teneur du sol et du passé récent de fertilisation

En savoir plus sur la fumure de fond

•    Diagnostiquer l’état structural du sol afin de décider du type de travail du sol le plus adapté à la situation. Si des zones de compaction sont observées, un travail plus ou moins profond est nécessaire. (voir encadré méthode bêche)

•    Préparer les sols dès la récolte du précédent pour être prêt à semer dans de bonnes conditions.


Evaluation de la structure méthode bêche :

Afin de prendre la bonne décision pour implanter du colza, un diagnostic rapide de l’état structural du sol est nécessaire. A l’aide d’une bêche, lorsque le sol n’est pas trop sec, l’observation des mottes présentes dans les 20 premiers centimètres donnent des indications influentes pour la prise de décision. Selon la tenue de la terre sur la bêche (présence de blocs ne se désagrégeant pas ou mottes très désagrégées), on peut évaluer la compaction du sol. L’observation plus fine des mottes, avec la présence ou non de pores et de racines permet d’évaluer la porosité dominante et ainsi de faciliter la prise de décision.

Exemple :

un sol ouvert avec de la terre fine ne se tenant pas sur la bêche et constitué de mottes poreuses (racines, trous divers) peut recevoir du semis direct

un sol fermé avec des blocs restants sur la bêche et constitué de mottes tassées non fréquentés doit être fragmenté.

      Mottes poreuses (type gamma) et mottes tassées (type delta)

Mottes poreuses (type gamma) et mottes tassées (type delta) :

Couvert associé

Le principe est de semer des légumineuses gélives simultanément au semis du colza. La phase de croissance active des légumineuses est plus tardive que celle du colza, ce qui limite la concurrence entre les deux espèces. La culture et le couvert présentent une bonne complémentarité d’enracinement et de port aérien. Le gel des légumineuses (ou leur destruction chimique en l’absence de gel) permet d’éviter la concurrence au printemps sur le colza. Le couvert associé apporte différents bénéfices à la culture : meilleure aération du sol par augmentation de la densité racinaire, meilleure alimentation azotée, moindre nuisibilité des ravageurs d’automne et réduction de la concurrence adventice grâce à une meilleure couverture du sol.

 
Pour favoriser le développement du colza et des associations, la réussite de l’implantation est fondamentale : soigner le travail du sol en inter-culture juste après la récolte du précédent, avancer la date de semis surtout dans les sols argileux et les régions les plus fraîches.

 
Attention, cette stratégie peut être mise en défaut dans les parcelles à forte pression adventices dicotylédones. La mise en œuvre d’autres moyens de contrôle des adventices est alors nécessaire.

Commander ou télécharger en format PDF le point technique « Colza associé à un couvert de légumineuses gélives » dans la rubrique colza associé sur www.terresinovia.fr
http://www.terresinovia.fr/colza/conduites-particulieres/colza-associe/

 

 

 

 

Voir la vidéo « Colza associé à des légumineuses gélives ou pérennes » sur la chaine YouTube Terres Inovia ou en cliquant directement sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=OhzBtKN7vmQ

Semoir monograine

Le semoir monograine, aussi appelé semoir de précision, sécurise la levée particulièrement en conditions difficiles. Le positionnement précis de la graine en profondeur et l’optimisation du contact terre-graine favorise une levée rapide et régulière.


 
Comparaison de semoirs en conditions sèches : les colzas semés au semoir monograine sont au stade cotylédons – 1ère feuille lorsque les colzas semés au semoir à céréales sont en cours de levée. Le peuplement est plus régulier avec le semoir monograine.
(Essai Terres Inovia - Morville sur Seille (54) - automne 2012 - photos A. Baillet)



Voir la vidéo « Impact du type de semoir sur la vigueur du colza à l’automne » sur la chaine YouTube Terres Inovia ou en cliquant directement sur le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=A_feW2VzlPE

 

 

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