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Actualités / Presse

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Conseil colza - Pas d’impasse pour le soufre sur colza


 

     

 

A. Van Boxsom (Hauts de France)

L. Ruck (Champagne-Ardenne, Aisne, Seine-et-Marne)

A. Baillet (Lorraine, Alsace, Haute-Marne)

D. de Fornel (Bourgogne-Franche-Comté) 

 

 

Le 08 mars 2017

Les conditions économiques difficiles incitent certains producteurs à lever le pied en matière d’intrants. Encore faut-il faire les bons choix et actionner les bons leviers pour éviter les contre-performances. S’il peut être tentant de limiter les apports de soufre, voire de faire l’impasse, on peut rappeler que les pertes occasionnées par ces carences ont été chiffrées en moyenne entre 7 et 8 q/ha mais peuvent être beaucoup plus importantes en situation fortement carencée.


Des besoins 2 fois supérieurs au blé

Le colza a des besoins élevés en soufre, environ 2 fois supérieurs au blé, qui sont concentrés au printemps, du début de la montaison à la fin de la formation des siliques. Le but de la fertilisation soufrée est de satisfaire les besoins des plantes au moment où ils sont les plus intenses pour prévenir les déficiences soufrées. Il s’agit d’ajuster l’offre en soufre biodisponible par le sol et les besoins du colza : ces derniers sont souvent importants avant que les fournitures du sol soient suffisantes. 

Photo L.Jung - Carence sévère en soufre

Quand apporter le soufre sous forme sulfate ?

Les apports de soufre sont à réaliser au début du printemps, une quinzaine de jours après la reprise de végétation. Le soufre sous forme sulfate est sujet au lessivage et il ne faut donc pas l’apporter trop tôt avant les besoins du colza. Il ne faut pas non plus trop tarder pour faire les apports car les besoins sont importants à une époque où les fournitures du sol sont encore souvent faibles, surtout dans les sols se réchauffant lentement. Pratiquement, les apports doivent se faire de début février dans le Sud à courant mars dans le Nord. 

A quoi ressemble une carence en soufre

Carences en souffre avec des symptômes graves :
- décolorations inter-nervaires des limbes des feuilles,
- décoloration des pétales, floraison jaune pâle à blanche
- avortements importants : siliques vides
- réduction très forte de la croissance et du rendement
Attention aux confusions avec des symptômes de phytotoxicité.

Photos : T.Bennassac et L.Jung

Combien apporter ?

Un apport de 75 unités de soufre (SO3) est la quantité qui permet de prévenir les carences dans la plupart des situations. Ces 75 kg/ha ne compromettent pas la qualité des graines en matière de teneur en glucosinolates des graines.

Comment réaliser l’apport ?

Compte tenu de la forte exigence en soufre de la culture, Terres Inovia conseille un apport systématique. Attention de prendre en compte les apports de soufre « cachés » dans d’autres formes d’engrais (solution azotée, sulfate d’ammoniaque, engrais composés,…). Les amendements organiques ont des teneurs en soufre variables. Vérifier la teneur en sulfate des produits résiduaires organiques et en tenir compte pour les apports minéraux. En cas d'apport régulier de produit organique, le risque de carence en soufre est plus limité. Mais en année difficile, des carences peuvent s'exprimer. En cas d'apports de matières organiques réguliers, il est possible de réduire la dose à 50 unités.
 
Les formes de soufre minéral, contrairement à la forme sulfate, ne présentent pas une efficacité suffisante sur la nutrition soufrée.

 

Rattrapage en cas de carence repérée en végétation

Le rattrapage sur carence avérée est possible en pulvérisant en foliaire 100 kg/ha de sulfate d’ammoniaque dilué dans 500 l d’eau. Ce gros volume d’eau est nécessaire pour limiter les brûlures. Plus l’intervention intervient tôt avant floraison plus elle est efficace. Il est possible d’intervenir en début de floraison mais la compensation sera partielle.

 

En savoir plus sur le soufre sur colza

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